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Xylogravure chinoise

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BERJAYA
Billet de banque de la dynastie Yuan avec sa matrice d'impression en bois, 1287.
BERJAYA
Démonstration contemporaine de gravure sur blocs de bois.

La xylogravure chinoise est un art traditionnel chinois consistant à graver des blocs de bois pour s'en servir comme support de reproduction multiple d'une image sur un support plat, papier ou tissu, en utilisant la technique de la gravure sur bois, ou xylogravure, comme empreinte pouvant être reproduite par impression, à meilleur prix que le travail réalisé à la main par des copistes.

En 2009, l'UNESCO a reconnu la technique de la xylogravure chinoise comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité[1],[2].

La xylogravure chinoise traditionnelle repose sur le travail coordonné d'environ six artisans, tous experts en imprimerie, habiles de leurs mains et capables de collaborer étroitement. Les matrices, épaisses d'environ deux centimètres, sont façonnées dans des planche de bois de fil, aux fibres serrées comme le poirier ou le jujubier, puis soigneusement poncées avant d'être gravées[1].

Le motif est d'abord dessiné sur un papier très fin. Cette ébauche fait l'objet d’un contrôle attentif afin d'éliminer la moindre imperfection, avant d'être reportée sur la matrice. Les tracés à l'encre servent alors de repères au graveur, qui taille le bois pour laisser apparaître les caractères ou les motifs en relief destinés à recevoir l'encre et à marquer le papier[1].

Les blocs sont ensuite soumis à des essais d'impression, d'abord en rouge puis en bleu, ce qui permet d'apporter les ajustements nécessaires. Une fois ces retouches effectuées, la planche est encrée et pressée manuellement sur la feuille afin de produire l'estampe finale[1].

Utilisation

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La xylogravure chinoise permet aussi bien l'impression d'ouvrages dans des styles traditionnels que la réalisation de livres contemporains à reliure classique, ou encore la reproduction d'anciens ouvrages chinois[1].

Plusieurs ateliers maintiennent vivant cet art grâce à l'expérience et à la maîtrise technique d'artisans spécialisés[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 « La technique de la xylogravure chinoise », Patrimoine culturel immatériel, sur ich.unesco.org, UNESCO (consulté le ).
  2. Li 2024, p. 4.

Bibliographie

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Monographies

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  • (en) Cynthia Brokaw et Christopher A. Reed, From Woodblocks to the Internet : Chinese Publishing and Print Culture in Transition, circa 1800 to 2008, Leyde, Brill, (ISBN 9789004185272, DOI 10.1163/9789004216648).
    Anthologie d'essais qui examine l'histoire de l'imprimerie et de la culture imprimée en Chine, y compris la tradition xylographique.
  • (en) T. F. Carter, The Invention of Printing in China and Its Spread Westward, New York, Ronald Press, .
  • (en) Ying Li, Red Ink : A History of Printing and Politics in China, Royal Collins Press, (ISBN 9781487812737).
  • (en) Tsuen-hsuin Tsien et Joseph Needham (dir.), Paper and Printing, vol. 5, Part I, Cambridge, Cambridge University Press, .
  • (en) Zhang Xiumin et Han Qi, The History of Chinese Printing, Paramus (NJ), Homa & Sekey Books, Zhejiang Ancient Books Publishing House, , 494 p. (ISBN 978-1-931907-61-3).
    Ouvrage de référence majeur, il couvre plus d'un millénaire d'histoire de l'imprimerie en Chine. Le premier chapitre, de près de 300 p. (p. 1-299) est consacré à la xylogravure chinoise.

Le Meihua xishen pu 梅花喜神譜 est cité comme étant l'un des « ouvrages-phares de l'histoire de la xylogravure chinoise » par : Michèle Pirazzoli-t’Serstevens et Cédric Laurent, « Le fonds chinois de la bibliothèque d’art et d’archéologie Jacques Doucet à la bibliothèque de l’INHA », Études chinoises, vol. XXVI, , p. 121 (lire en ligne [PDF]).

  • (en) Nicholas Breyfogle, Gail Summerhill et Richard Ugland, « Chinese Publishing and Print Culture », Making History, Ohio State University, no 47, , p. 13–14 (lire en ligne [PDF]).
  • Michela Bussotti, « Histoire de la gravure chinoise », Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques, no 142, (DOI 10.4000/ashp.1213).
    Article académique qui retrace l’histoire et l’utilisation des éditions xylographiques, y compris pour les généalogies et documents familiaux.
  • (en) Chunhao Zhang, « Woodblock Printing and Cultural Dissemination », Communications in Humanities Research, no 23, , p. 117-120 (DOI 10.54254/2753-7064/23/20230853).
    Article contemporain sur l'importance de l'impression xylographique pour la transmission culturelle en Chine ancienne.
  • (en) Hejun Feng, Hejun Feng, Hejun Feng, Hejun Feng, Hejun Feng, Hejun Feng, Hejun Feng, Hejun Feng et Hejun Feng, « Woodblock printing, calligraphy, and seal carving », dans Xifan Li (dir.), A General History of Chinese Art, vol. 5 : Ming Dynasty, Boston, Walter de Gruyter, (DOI 10.1515/9783110790917-012), p. 253-292.
  • (en) Jing Li, Qianqian Dong, Shuxuan Shi et Yuhu Li, « Research and Analysis of Woodblock Printing Ink from the Qing Dynasty Used in the Shuyede Press of Shandong », Coatings, vol. 14, no 8, , p. 920 (DOI 10.3390/coatings14080920).
  • (en) Hang Lin, « Printing, Publishing, and Book Culture in Premodern China », Monumenta Serica, vol. 63, no 1, , p. 150–171 (JSTOR 26159120).
    Étude scientifique sur les encres utilisées dans l'impression xylographique au Qing, utile pour comprendre les matériaux et techniques.

Liens externes

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