Pointe-aux-Trembles
| Pointe-aux-Trembles | |
Le vieux Moulin Pointe-aux-Trembles, rue Notre-Dame est. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | |
| Statut | Quartier |
| Arrondissement | Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles |
| Date de fondation | 1674 |
| Constitution | 1982 |
| Démographie | |
| Gentilé | Pointelier, Pointelière |
| Langue(s) parlée(s) | Français |
| Géographie | |
| Divers | |
| Site(s) touristique(s) | Moulin à vent, Parc-nature de la Pointe-aux-Prairies |
| Localisation | |
![]() Quartiers de l'arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles |
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| Liens | |
| Site web | Site web de la Ville de Montréal |
| modifier |
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Pointe-aux-Trembles est un quartier de la ville de Montréal au Québec (Canada). La paroisse catholique, nommée « L'Enfant-Jésus-de-la-Pointe-aux-Trembles » a été fondée en 1674. La municipalité de paroisse de Pointe-aux-Trembles ou L'Enfant-Jésus-de-la-Pointe-aux-Trembles fut constituée en 1845 lors de la création des premières municipalités au Québec. En 1905, la municipalité de village de Saint-Jean-Baptiste-de-la-Pointe-aux-Trembles fut également constituée. En 1916, la municipalité de paroisse devint la ville de Laval-de-Montréal. En 1925, les deux municipalités furent fusionnées au sein de la ville de Pointe-aux-Trembles. En 1982, cette dernière fut annexée à Montréal.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de « Pointe-aux-Trembles » a été donné à cet endroit puisque des trembles y poussaient sur une point de terre s'avançant dans le fleuve Saint-Laurent[1].
La paroisse catholique se nomme « L'Enfant-Jésus-de-la-Pointe-aux-Trembles »[1]. De 1855 à 1916, la municipalité de paroisse porta également ce nom avant de devenir la ville de Laval-de-Montréal qui fut annexée dans la ville de Pointe-aux-Trembles en 1925[2].
De son côté, la municipalité de village constituée en 1905 fut nommée « Saint-Jean-Baptiste-de-la-Pointe-aux-Trembles » avant de devenir la ville de Pointe-aux-Trembles en 1912[1],[3].
Géographie
[modifier | modifier le code]Pointe-aux-Trembles est un quartier résidentiel de la ville de Montréal au Québec. Il se trouve à l'extrémité est de l'île de Montréal et fait partie de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.
Histoire
[modifier | modifier le code]Au début des années 1660, les Sulpiciens, seigneurs de l'île de Montréal, encouragèrent le peuplement de cette partie de l'île. Vers 1670, Jean Oury dit Lamarche reçut le fief de Pointe-aux-Trembles, ainsi que Philippe de Carion, Paul de Morel et Pierre Picoté.
En 1674, les registres paroissiaux de la paroisse de L'Enfant-Jésus-de-la-Pointe-aux-Trembles furent ouverts. Le , la paroisse fut érigée canoniquement. Elle était desservie par les Sulpiciens[1].
Vers 1690, face à la menace des Iroquois, le fort de Pointe-aux-Trembles fut construit afin de défendre la colonisation de l'île de Montréal et de protéger les berges du fleuve Saint-Laurent. D'autres forts, redoutes et fortifications furent édifiés le long des berges.
Dans la première moitié du XVIIIe siècle, Pointe-aux-Trembles prit son essor. En 1721, Nicola Lanouiller fut chargé d'établir un service de poste royale entre Montréal et Québec. En 1734, le chemin du Roy, reliant Montréal à Québec, fut construit et Pointe-aux-Trembles devint un relais pour les voyageurs. En 1774, un premier curé résidant fut nommé pour la paroisse de L'Enfant-Jésjs-de-la-Pointe-aux-Trembles qui cessa alors d'être desservie par les Sulpiciens[1]. En 1841, le chemin du Roy fut détruit par les crues printanières et remplacé par l'actuelle rue Notre-Dame.
Le , la municipalité de paroisse de Pointe-aux-Trembles fut constituée lors de la création des premières municipalités locales au Québec[1],[2]. Le , lors de l'abolition des municipalités locales au Québec, elle fut fusionnée dans la municipalité de comté de Montréal avant d'être recréée sous le nom de « L'Enfant-Jésus-de-la-Pointe-aux-Trembles » le [2]. En 1897, le tramway fut relié au secteur.
Le , la municipalité de village de Saint-Jean-Baptiste-de-la-Pointe-aux-Trembles fut constituée en se détachant de la municipalité de paroisse de L'Enfant-Jésus-de-la-Pointe-aux-Trembles[3]. Le , la municipalité de village de Saint-Jean-Baptiste-de-la-Pointe-aux-Trembles devint la ville de Pointe-aux-Trembles[3]. Le , une grande partie de Pointe-aux-Trembles fut détruite par un incendie. Le , la municipalité de paroisse de L'Enfant-Jésus-de-la-Pointe-aux-Trembles devint la ville de Laval-de-Montréal[2]. Le , la ville de Laval-de-Montréal fut annexée dans la ville de Pointe-aux-Trembles[2]. Le , la ville de Pointe-aux-Trembles devint une cité[3].
En 1974, le trois centième anniversaire de la ville fut commémoré en changeant le nom du boulevard Daniel-Johnson pour celui de boulevard du Tricentenaire. Celui-ci se situe perpendiculairement au fleuve à l'endroit même où se trouvait jadis la pointe de terre couverte de trembles qui s'avançait dans le fleuve et de laquelle subsiste encore aujourd'hui une bande de terre appelée « la batture ». La même année, Pointe-aux-Trembles et Neuville-sur-Vanne, un petit village en France où a été baptisé Paul de Chomedey de Maisonneuve, furent jumelés. Le , le maire et une délégation de Neuville-sur-Vanne furent reçus à Pointe-aux-Trembles. Le suivant, une délégation de Pointe-aux-Trembles fut reçue à Neuville-sur-Vanne. Un tremble fut planté dans chacun des deux bourgades afin de commémorer l'événement. De plus, une rue de Neuville-sur-Vanne porte le nom de « Pointe-aux-Trembles » tandis qu'un parc à Pointe-aux-Trembles porte le nom de « Neuville-sur-Vanne »[4].
Le , la cité de Pointe-aux-Trembles redevint une ville[3]. Le , à la suite de problèmes financiers, la ville de Pointe-aux-Trembles fut annexée à la ville de Montréal[3].
Depuis le et les réorgonisations municipales au Québec, Pointe-aux-Trembles fait partie de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.
Démographie
[modifier | modifier le code]Le tableau suivant fait état de l'évolution du nombre d'habitants de la ville de Pointe-aux-Trembles alors qu'elle constituait une municipalité.
Politique
[modifier | modifier le code]Élus municipaux
[modifier | modifier le code]Conjointement avec Rivière-des-Prairies au sein du même arrondissement, le quartier est représenté par un maire d'arrondissement, de deux conseillers (de Ville et d'arrondissement) pour le district électoral de Pointe-aux-Trembles et de deux conseillers (de Ville et d'arrondissement) pour le district électoral de Pointe-aux-Prairies. Ce dernier district inclut des territoires de Pointe-aux-Trembles et de Rivière-aux-Prairies.
Pour le mandat 2021-2025, les élus municipaux sont[8] :
- Mairesse de l'arrondissement : Caroline Bourgeois (Projet Montréal)
- Conseiller de Ville de Pointe-aux-Trembles : Virginie Journeau (Projet Montréal)
- Conseiller d'arrondissement de Pointe-aux-Trembles : Marie-Claude Baril (Projet Montréal)
- Conseiller de Ville de Pointe-aux-Prairies : Lisa Christensen (Projet Montréal)
- Conseiller d'arrondissement de Pointe-aux-Trembles : Daphney Colin (Projet Montréal)
Députés
[modifier | modifier le code]- Circonscription fédérale de La Pointe-de-l'Île : Mario Beaulieu (Bloc québécois)
- Circonscription provinciale de Pointe-aux-Trembles : Chantal Rouleau (Coalition avenir Québec)
Religion
[modifier | modifier le code]La paroisse catholique de L'Enfant-Jésus-de-la-Pointe-aux-Trembles, également appelée « Saint-Enfant-Jésus-la-Pointe-aux-Trembles », fait partie de l'archidiocèse de Montréal[1].
Attraits et patrimoine
[modifier | modifier le code]Un important parc régional, le parc-nature de la Pointe-aux-Prairies, est situé dans ce quartier. De plus, on y retrouve le Moulin à vent de Pointe-aux-Trembles situé à l'angle de la rue Notre-Dame et de la 3e Avenue. Érigé en 1719, il fut classé comme bien archéologique en 1982 par le ministère des Affaires culturelles du Québec. Construit pour les sulpiciens, il est l'un des plus anciens et le plus haut moulin à vent encore debout au Québec. Il fut rouvert au public en 2009 après d'importantes rénovations. Il est aussi possible de visiter plusieurs maisons datant du 18e siècle à Pointe-aux-Trembles, comme la maison Beaudry qui est l'une des plus anciennes du quartier. Action patrimoine a d'ailleurs décerné le prix « Projet remarquable - Sensibilisation » à l'arrondissement de Rivières-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles/Ville de Montréal pour l'originalité de leurs nombreuses activités estivales mettant en valeur le site historique lors de la commémoration du 300e anniversaire[9].
Le Sanctuaire de la Réparation au Sacré-Cœur et de Padre Pio, s'y trouve également. Il était le plus important lieu de pèlerinage au Québec avant la construction de l'Oratoire Saint-Joseph.
La plage de l'Est est inaugurée en 2021 mais reste fermé aux baigneurs, soit que le site serait possiblement une zone d'habitat pour le chevalier cuivré, un poisson menacé d’extinction au Québec[10],[11].
À l'extrémité est du territoire, près du boulevard Gouin et de la rue Bureau, une plaque de bronze rappelle la bataille de la Coulée Grou où les colons français et les Iroquois se sont affrontés. Une quinzaine de colons y trouvèrent la mort. Le long de la rue Notre-Dame, une série de lieux historiques ou d'intérêt sont identifiés et rappellent que Pointe-aux-Trembles fut à une autre époque au carrefour de l'histoire de la Nouvelle-France. Une autre plaque, située aux abords du parc Clémentine-De La Rousselière, indique que c'est à cet endroit précis que le général Murray[12] toucha terre à partir de l'île Sainte-Thérèse en traversant le fleuve, pour ensuite marcher sur Montréal.
Olivier Berthelet fait don de sa propriété aux frères de la Charité qui érigeront en 1883 la maison Saint-Benoit-Joseph-Labre où le poète Émile Nelligan sera interné de 1899 à 1925.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 7 Hormidas Magnan, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec par Hormidas Magnan, Arthabaska (Québec), L'Imprimerie d'Arthabaska, Inc., , PDF (lire en ligne), p. 76-77.
- 1 2 3 4 5 « Laval de Montréal », sur padreg quebec (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 « Pointe-aux-Trembles », sur padreg quebec (consulté le ).
- ↑ « Parc », sur Ville de Montréal.
- ↑ « Statistique Canada - Recensement du Canada 1971 - Population - Divisions et subdivisions de recensement (Québec) » (consulté le )
- ↑ « Statistique Canada - Recensement du Canada de 1976 - Population: Répartition géographique - Divisions et subdivisions de recensement Québec » (consulté le )
- ↑ « Statistique Canada - Tableaux de données, Recensement de 1981 - Profil du recensement pour le Canada, provinces et territoires, divisions de recensement et subdivisions de recensement, Recensement de 1981 - Partie A - Index géographique » (consulté le )
- ↑ Ville de Montréal, « Conseil d'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles », sur montreal.ca, (consulté le )
- ↑ Emilie Laperrière, « PRIX ACTION PATRIMOINE 2021: SAUVER LE PATRIMOINE BÂTI »
, sur Avenues.ca, (consulté le ) - ↑ Mathieu-Robert Sauvé, « Pas de baigneurs à la plage de l’Est avant longtemps », sur Le Journal de Montréal, (consulté le )
- ↑ « À quand la baignade à la plage de l’Est, dans Pointe-aux-Trembles? », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
- ↑ Atelier d'histoire de la Pointe-aux-Trembles. Parcours historique de la Pointe-aux-Trembles. Panneaux sur lutrin. 2001.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Michèle Benoît et Roger Gratton, Pignon sur rue, les quartiers de Montréal, Montréal, Montréal, Éditions Guérin, , 395 p. (ISBN 2-7601-2494-0), p. 330-341.
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressource relative à la géographie :

