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Office of Communications

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Office of Communications
BERJAYA
Logo de l'Ofcom.
BERJAYA
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Fondation
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Oftel (en), Independent Television Commission (en), Broadcasting Standards Commission (d), Radiocommunications Agency (d), Radio Authority (d), Phone-paid Services Authority (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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(en) OfcomVoir et modifier les données sur Wikidata
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Télécommunications, secteur postalVoir et modifier les données sur Wikidata
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L'Office of communications (Ofcom) est l'autorité régulatrice des télécommunications au Royaume-Uni, qui bénéficie d'un statut comparable aux autorités indépendantes françaises, mais est doté de la personnalité morale. Il a été défini en 2002 par l’Office of Communications Act 2002[1]. Il a été créé le et est entré en fonction le [2]. Il regroupe les fonctions de l’Oftel, la Independent Television Commission, la Broadcasting Standards Commission, la Radio Authority et la Radio Communications Agency. Elle est présidée depuis 2020 par Melanie Dawes.

L'Ofcom est régulièrement visé par des critiques remettant en cause son impartialité. Plusieurs de ses membres, dont son président Michael Grade, sont membres du Parti conservateur[3].

L'Oftel est le nom de l'organisme qui avait en charge la régulation des télécommunications au Royaume-Uni avant la création de l'Ofcom[4].

Plainte de Peter Humphrey

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En , le journaliste Peter Humphrey porte plainte contre la CGTN auprès de l’Ofcom.

En , l'Ofcom juge la plainte de Peter Humphrey « fondée », de « traitement injuste » et d’« atteinte à la vie privée » après la diffusion, en et en , de deux programmes d’information par la chaîne qui s’appelait alors CCTV News[5]. Durant cette émission, il est présenté notamment comme un « suspect » qui passe aux aveux. Peter Humphrey dénonce des confessions forcées alors qu’il était « assis, enfermé dans une cage, des menottes aux poignets, attaché à une chaise en métal »[6].

Retrait de licence de diffusion de la CGTN

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Durant des manifestations pro-démocratiques ayant eu lieu à Hong Kong en 2019-2020, l'Ofcom constate des infractions aux règles de diffusion du Royaume-Uni concernant la couverture : la chaîne a, de façon répétée, négligé de présenter le point de vue des manifestants opposés à Pékin[7].

Début , l'Ofcom retire la licence de diffusion de CGTN au Royaume-Uni. Son enquête conclu que la licence est détenue à tort par Star China Media Limited (SCML) dont le contenu éditorial est contrôlé par le Parti communiste chinois. Malgré un délai important pour se mettre en conformité avec les règles statutaires, l'Ofcom révoque la licence de diffusion de CGTN au Royaume-Uni compte tenu de l'ingérence importante dans le droit d'un radiodiffuseur à la liberté d'expression. Quelques jours après l’annonce, la Chine, en guise de réponse interdit la diffusion de la BBC sur le sol chinois affirmant que certains de ses reportages sur la Chine enfreignaient les principes de véracité et d’impartialité journalistiques[8],[6].

En , afin de contourner cette interdiction, le CGTN sollicite le CSA en France pour pouvoir continuer émettre en Europe qui autorise la diffusion de la chaîne et par conséquent prend le relais en tant qu’autorité compétente à la suite de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne[9]. Ainsi, la chaine CGTN est de nouveau autorisé au Royaume-Uni[10].

Condamnation

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Début , l'Ofcom prononce des condamnations dans quatre affaires différentes.

Durant les manifestations pro-démocratie de Hongkong en 2019, l'Ofcom réclame une amende de 125 000 livres sterling. Elle juge la chaine CGTN coupable d’avoir failli à son obligation d’impartialité en accordant que le point de vue du régime chinois dans cinq émissions diffusées en Grande-Bretagne. Elle réclame également une amende de 100 000 livres est émise contre CGTN pour avoir porté atteinte à la vie privée du journaliste Peter Humphrey. Concernant les deux autres condamnations, l’Ofcom considère un « traitement injuste et d’atteinte à la vie privée » envers Simon Cheng, ancien employé du consulat du Royaume-Uni à Hong Kong en 2019, et de Gui Minhai, un libraire de Hong Kong naturalisé suédois, qui avait été kidnappé en 2015 par la police chinoise en Thaïlande. Elle n'a pas encore statué sur les pénalités afférentes[11].

Notes et références

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  1. http://www.ofcom.org.uk/about/sdrp/ (en) Statut et principe de régulation de l'Ofcom
  2. http://www.wwww.radioauthority.org.uk/media/news/2004/09/20040916_nr (en) Présentation du rapport d'activité de l'Ofcom pour la période 2003-2004
  3. Marie Billon, « Le paysage médiatique britannique vire toujours plus à droite », sur Mediapart,
  4. http://www.oftel.gov.uk/ (en) Site de l'Oftel maintenant fermé.
  5. (en) « Complaint by Mr Peter Humphrey about China 24 and News Hour », Ofcom, (lire en ligne)
  6. 1 2 (en-GB) « Chinese TV channel breached rules with 'forced confession' », BBC News, (lire en ligne, consulté le ).
  7. (en) « Chinese state TV broke Ofcom rules with biased Hong Kong coverage », sur theguardian.com, (consulté le )
  8. (en) « Ofcom revokes CGTN's licence to broadcast in the UK », sur Ofcom, (consulté le )
  9. « La chaîne CGTN relève, pour sa diffusion en Europe, de la compétence de la France - CSA - Conseil supérieur de l’audiovisuel », sur csa.fr (consulté le )
  10. « Télévision. La France ouvre la porte de l’Europe à la chaîne chinoise CGTN », sur Courrier international, (consulté le )
  11. Laurence Defranoux, « La télé publique chinoise CGTN condamnée au Royaume-Uni », sur Libération (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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