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Nohèdes

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Nohèdes
Nohèdes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Intercommunalité Communauté de communes Conflent-Canigó
Maire
Mandat
Thierry Bégué
2020-2026
Code postal 66500
Code commune 66122
Démographie
Gentilé Nohédois
Population
municipale
61 hab. (2023 en évolution de −3,17 % par rapport à 2017)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 37′ 26″ nord, 2° 17′ 23″ est
Altitude Min. 758 m
Max. 2 459 m
Superficie 30,91 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Prades
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Pyrénées catalanes
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Nohèdes
Géolocalisation sur la carte : France
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Nohèdes
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Nohèdes
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Nohèdes
Liens
Site web www.nohedes.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Nohèdes [nɔɛd] Écouter, Noedes en catalan, est une commune française située dans le centre du département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays de Conflent, correspondant à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui « confluent » avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis et Rodès.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Caillan et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées catalanes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (le « massif du Madres-Coronat » et le « massif de Madres-Coronat »), un espace protégé (la réserve naturelle nationale de Nohèdes) et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Nohèdes est une commune rurale qui compte 61 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 414 habitants en 1821. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Prades. Ses habitants sont appelés les Nohèdois ou Nohèdoises.

Géographie

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Localisation

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Carte
Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Nohèdes se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 50 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département, et à 11 km de Prades[2], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Urbanya (2,2 km), Conat (5,7 km), Jujols (5,9 km), Serdinya (6,7 km), Mosset (7,0 km), Villefranche-de-Conflent (7,6 km), Oreilla (7,7 km), Olette (7,7 km).

Sur le plan historique et culturel, Nohèdes fait partie de la région de Conflent, héritière de l'ancien comté de Conflent et de la viguerie de Conflent. Ce pays correspond à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui « confluent » avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis, porte de la Cerdagne, et Rodès, aux abords de la plaine du Roussillon[4].

Communes limitrophes de Nohèdes[5]
Sansa Mosset
Olette Nohèdes Urbanya
Jujols Serdinya Conat
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Situation de Nohèdes.

Géologie et relief

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La commune, à l'instar de l'ensemble du secteur géologique du Conflent, se situe dans la zone axiale de la chaîne des Pyrénées. Ces montagnes se sont formées lors de l'orogenèse pyrénéenne, c'est-à-dire une période de compression tectonique où la plaque tectonique ibérique, au sud, est entrée en collision avec la plaque européenne, au nord, il y a environ 80 à 30 millions d'années. Toutefois, les formations de la commune sont principalement d'âge paléozoïque, c'est-à-dire âgées de 300 à 550 millions d'années environ. De plus, on trouve des moraines et d'autres dépôts résultant de la glaciation de la partie occidentale de la commune au cours du Pléistocène, pendant ces derniers million d'années environ.

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Conflent et Nohèdes - géologie

Les zones géologiques de la commune peuvent être résumées comme suit[6],[7] :

  • Dans le coin nord-ouest de la commune, au sud-est du Roc Negre (point culminant de la commune à 2 459 mètres) et autour de Gorg Estelat, se trouve une zone de granodiorite hercynienne (rouge et γ4 sur la carte géologique) et de gabbro-diorite (θη). Tout ça se trouve à la limite sud du pluton de Millas-Quérigut. On trouve également d'importants dépôts de moraines glaciaires autour et au-delà de Gorg Estelat et Estany del Clot.
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Gorg Blau et Gorg Estelat

Ensuite, dans le reste de la commune, de part et d'autre d'une ligne orientée approximativement ONO-ESE passant par le coll de Portus et le village de Nohèdes (ligne suivie par la faille majeure de Merens, vieille d'au moins 300 millions d'années) :

  • Au sud de cette ligne, s'élevant jusqu'au Mont Coronat, il y a principalement des formations calcaires siluro-dévoniennes (par exemple, s-d et d3-4) ; et
  • Au nord de cette ligne, en montant vers le Pic de Portepas, on trouve des schistes cambriens et d'autres métasédiments (par exemple, k et O1-2).

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[8].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[11] et est dans la région climatique Pyrénées orientales, caractérisée par une faible pluviométrie, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un air sec, particulièrement en hiver et peu de brouillards[12]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 864 mm, avec 7,7 jours de précipitations en janvier et 0,6 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Eus à 14 km à vol d'oiseau[15], est de 13,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 539,8 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −10,9 °C, atteinte le [Note 2].

Hydrographie

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Milieux naturels et biodiversité

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Espaces protégés

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La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[18],[19].

Deux espaces protégés sont présents sur la commune :

Réseau Natura 2000

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Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[25].

  • le « massif de Madres-Coronat », d'une superficie de 21 363 ha, offre une multitude de faciès de végétation avec aussi bien des garrigues supra-méditerranéennes, des pinèdes à Pin sylvestre ou à Pin à crochet, que des hêtraies pures ou des hêtraies-sapinières, des landes à Genêt purgatif ou à Rhododendron, ou encore des pelouses alpines[26] et au titre de la directive oiseaux[25]
  • le « massif du Madres-Coronat », d'une superficie de 21 396 ha, présente un fort intérêt écologique pour 17 espèces inscrites à l'annexe I de la directive oiseaux, dont le Gypaète barbu[27].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

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L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de type 1[Note 4] sont recensées sur la commune[28] :

  • les « Gorg Nègre » (568 ha), couvrant 2 communes du département[29] ;
  • la « Haute vallée de Nohèdes » (2 916 ha), couvrant 4 communes du département[30] ;
  • le « pic et bois de la Rouquette » (501 ha), couvrant 2 communes du département[31] ;
  • les « Pla des gourgs et Clos Rodon » (215 ha), couvrant 4 communes du département[32] ;

et deux ZNIEFF de type 2[Note 5],[28] :

  • le « massif du Madres » (8 031 ha), couvrant 10 communes dont quatre dans l'Aude et six dans les Pyrénées-Orientales[33] ;
  • le « versant sud du massif du Madres » (27 267 ha), couvrant 27 communes du département[34].

Au , Nohèdes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Prades, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (40,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (5,4 %)[35]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

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Risques majeurs

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Le territoire de la commune de Nohèdes est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon[36],[37].

Risques naturels

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Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin de la Têt[38].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains, soit des chutes de blocs, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[39]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[40]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[41].

Risque particulier

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Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Nohèdes est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[42].

En catalan, le nom de la commune est Noedes[43].

En , un fait divers met le village à la une de l'actualité. Le , le meunier dénonce l'abbé Joseph Auriol, jeune curé de 28 ans de la commune de Nohèdes, auprès du procureur de la République de Prades. Il accuse l'abbé d'avoir empoisonné les sœurs Marie et Rose Fonda pour empocher l'héritage[Note 7] et fuir avec sa maîtresse, l'institutrice communale Alexandrine Vernet. Arrêté le jour même pour outrage public à la pudeur, l'abbé Auriol est emprisonné. Pour échapper au déplacement à Nohèdes et à l'infamie d'être exposé aux regards de ses paroissiens, il passe aux aveux devant le juge puis se rétracte le . L'abbé Auriol est renvoyé devant la cour d'assises du département des Pyrénées-Orientales où il est jugé le pour le double meurtre de ses paroissiennes. Malgré l'absence de traces de poison dans le corps des victimes, le curé est reconnu coupable mais des circonstances atténuantes lui sont accordées. Il est condamné aux travaux forcés à perpétuité et envoyé au bagne de Nouvelle-Calédonie. Il meurt à Koé le , à l'âge de trente-cinq ans, comme le montre son dossier individuel de condamné au bagne, conservé par les archives nationales d'outre-mer.

Politique et administration

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À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Pyrénées catalanes.

Administration municipale

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Liste des maires

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BERJAYA
La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
avant 1981 ? Roger Bringe    
2001 2020 Vincent Mignon[44],[45],[46],[47]    
2020 en cours Thierry Bégué    

Population et société

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Démographie ancienne

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La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1378 1515 1709 1720 1767 1774 1789
4 f5 f54 f19 f301 H63 f59 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Note :

  • 1515 : Pour Nohèdes et Arletes.

Démographie contemporaine

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[49].

En 2023, la commune comptait 61 habitants[Note 8], en évolution de −3,17 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Orientales : +4,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
295319326414359348323343326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
367317314290295297314277283
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
241227201144112115664933
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
282123265562707165
2017 2022 2023 - - - - - -
636061------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2006[51].)
Histogramme de l'évolution démographique
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Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[52] 1975[52] 1982[52] 1990[52] 1999[52] 2006[53] 2009[54] 2013[55]
Rang de la commune dans le département 220 209 208 192 202 193 194 195
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement

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Manifestations culturelles et festivités

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  • Fêtes patronale et communale : et [56].
Taux de chômage
200820132018
Commune[I 5]27 %12,5 %17,5 %
Département[I 6]10,3 %12,9 %13,3 %
France entière[I 7]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 39 personnes, parmi lesquelles on compte 82,5 % d'actifs (65 % ayant un emploi et 17,5 % de chômeurs) et 17,5 % d'inactifs[Note 9],[I 5]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Prades, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 8]. Elle compte 23 emplois en 2018, contre 26 en 2013 et 15 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 27, soit un indicateur de concentration d'emploi de 85,2 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 61,8 %[I 9].

Sur ces 27 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 22 travaillent dans la commune, soit 82 % des habitants[I 10]. Pour se rendre au travail, 59,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,7 % les transports en commun, 29,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 7,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 11].

Activités hors agriculture

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13 établissements[Note 10] sont implantés à Nohèdes au [I 12]. Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des activités de services administratifs et de soutien est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 30,8 % du nombre total d'établissements de la commune (4 sur les 13 entreprises implantées à Nohèdes), contre 13 % au niveau départemental[I 13].

Agriculture

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1988200020102020
Exploitations4364
SAU[Note 11] (ha)20516645409

La commune est dans le Conflent, une petite région agricole occupant le centre-ouest du département des Pyrénées-Orientales[57]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est l'élevage d'équidés et/ou d' autres herbivores[Carte 3]. Quatre exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 13] (quatre en 1988). La superficie agricole utilisée est de 409 ha[59],[Carte 4],[Carte 5].

Culture locale et patrimoine

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Monument et lieux touristiques

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L'entrée du village

Nohèdes a la particularité de ne pas posséder de monument aux morts sur son territoire[60].

Personnalités liées à la commune

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Joseph Auriol (né en 1853), curé de Nohèdes, condamné aux travaux forcés pour le meurtre de deux habitantes du village[61].

Bibliographie

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  • Claude Roux, Didier Masson, Olivier Bricaud, Clother Coste et Serge Poumarat, « Flore et végétation des lichens et champignons lichénicoles de quatre réserves naturelles des Pyrénées–Orientales (France) », Bull. Soc. linn. Provence, no spécial 14,
  • (en) Núria Roura-Pascual, Pere Pons, Michel Étienne et Bernard Lambert, « Transformation of a Rural Landscape in the Eastern Pyrenees Between 1953 and 2000 », Mountain Research and Development, t. 25, no 3, , p. 252-261 (DOI 10.1659/0276-4741(2005)025[0252:TOARLI]2.0.CO;2)
  • G. Guitard, B. Laumonier, A. Autran, Y. Bandet et G.M. Berger, Notice explicative, Carte géol. France (1/50 000), feuille Prades (1095), Orléans, BRGM Éditions, (lire en ligne [PDF]).

Articles connexes

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Liens externes

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Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[24].
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Les deux sœurs étaient les gouvernantes de l'abbé et en avaient fait leur légataire universel.
  8. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  9. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  10. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  11. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  12. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[58].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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  1. 1 2 3 Insee, « Métadonnées de la commune de Nohèdes ».
  2. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  3. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Prades », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  5. 1 2 « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Nohèdes » (consulté le ).
  6. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans les Pyrénées-Orientales » (consulté le ).
  7. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  9. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Nohèdes » (consulté le ).
  10. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  11. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  12. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Nohèdes » (consulté le ).
  13. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans les Pyrénées-Orientales » (consulté le ).

Autres sources

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