Canicule

Une canicule ou vague de chaleur est un phénomène météorologique de températures de l'air anormalement élevées, diurnes et nocturnes, se prolongeant de quelques jours à quelques semaines, dans une zone relativement étendue[1],[2]. Elle survient avec un réchauffement très important de l'air, ou avec une invasion d'air très chaud (exemple en Europe : le sirocco en provenance du Sahara), qui provoque notamment une baisse significative de l'amplitude thermique entre le jour et la nuit, la chaleur s'accumulant plus vite qu'elle ne s'évacue par convection ou rayonnement.
Une vague de chaleur est qualifiée de canicule lorsqu'elle atteint ou dépasse des seuils d'intensité et de durée définis selon le contexte climatologique local, soit généralement au moins 2 à 3 jours et nuits consécutifs. En Europe de l'Ouest, cela correspond typiquement à des nuits ne descendant pas en dessous de 20 °C et des journées dépassant 30 à 35 °C, en Amérique du Nord les seuils sont souvent plus élevés avec des journées dépassant 38 à 40 °C, en Asie du Sud ils peuvent dépasser 45 °C le jour, et en Afrique subsaharienne les seuils sont plutôt définis en écart à la normale climatologique locale plutôt qu'en valeur absolue. Il n'existe pas de définition internationale standardisée, chaque service météorologique national calibrant ses seuils d'alerte sur les impacts sanitaires observés localement, bien que plusieurs organismes internationaux, dont l'Organisation météorologique mondiale et l'Organisation mondiale de la santé, travaillent à l'élaboration d'une terminologie et de critères standardisés[3],[4].
La canicule peut être accompagnée d'un niveau d'humidité élevé, ce qui accroît la sensation de chaleur. Elle favorise aussi la pollution de l'air en augmentant le taux de particules en suspension, le risque d'incendie de forêt et la présence d'ozone troposphérique et d'oxydes d'azote, sources de pollution photochimique secondaire, éventuellement exacerbée en ville à cause des îlots de chaleur urbains[5].

En raison du changement climatique, la fréquence, l'intensité et la durée des vagues de chaleur vont s'accroître. Le sixième rapport d'évaluation du GIEC, publié de 2021 à 2023, conclut que leur intensité et leur fréquence se sont déjà accrues, en raison des activités humaines, en particulier les émissions de gaz à effet de serre. La multiplication et l'aggravation des canicules sont l'un des marqueurs les plus visibles du changement climatique.

Étymologie
[modifier | modifier le code]Le substantif féminin[7],[8],[9],[10],[11] « canicule » (prononcé : [kanikyl][8]) est un emprunt[7],[8],[11] au latin canicula[7],[8],[10], substantif féminin[12], diminutif de canis (« chien »)[8] signifiant proprement[8] « petite chienne »[7],[10]. Ce terme est employé depuis le romain Varron[11], en traduisant le grec ancien κύων / kúôn, « chien », désignant la même étoile, Sirius ou le chien d'Orion, pour nommer Canicula l'étoile particulièrement brillante de cette constellation du Grand Chien. Déjà en Égypte antique, la déesse Sopdet, personnification de l'étoile Sirius, était accompagnée d'une chienne. Souvent Sirius était simplement représentée par cet animal. Le lever héliaque de Sirius, période où l'étoile Sirius se lève en même temps que le Soleil et est donc visible à l'aube, marquait le nouvel an égyptien et le début de la crue du Nil vers le , à la période la plus chaude de l'année[13]. Au niveau du 45e parallèle de l'hémisphère nord, en Europe donc, et lors de la période du au , cette étoile très lumineuse se lève en même temps que le Soleil[14] : ce constat avait laissé penser aux anciens qu'il existait un lien entre l'apparition de cette étoile et les grandes chaleurs météorologiques. Ainsi Pline l'Ancien écrivait : « Quant à la Canicule, qui ignore que, se levant, elle allume l'ardeur du soleil ? Les effets de cet astre sont les plus puissants sur la terre : les mers bouillonnent (XVIII, 68) à son lever, les vins fermentent dans les celliers, les eaux stagnantes s'agitent[15]. »
Éléments de définition
[modifier | modifier le code]En tant qu'« accident météorologique », les canicules résultent d'un blocage au sens météorologique du terme de la circulation atmosphérique d'altitude. Les météorologistes distinguent le blocage de type anticyclone de blocage et le « bloc Oméga ». Dans les deux cas un anticyclone stationnaire coupé du flux zonal d'ouest par une puissante advection d'air très chaud et très sec remontant du Sahara et du Maghreb est en cause. De telles conditions, si elles se produisent en plein été seront favorables à une canicule (et éventuellement à une sécheresse et alors des risques de feux).
La définition de la canicule est relative au climat de la région considérée (en Afrique ou en Scandinavie elle s'évaluera selon des critères différents), ce qui a empêché la création d'une définition universelle très précise : l'OMM la définit comme « réchauffement important de l’air, ou invasion d’air très chaud sur un vaste territoire » ; durant généralement « de quelques jours à quelques semaines »[1]. Lors des grandes canicules, la colonne atmosphérique est réchauffée jusqu'au sommet de la tropopause alors que la pollution reste plutôt confinée dans les basses couches de la troposphère. En 2003 un excès important d'ozone était cependant mesuré jusqu'à 6 km d'altitude en France[16].
La température de l'air n'est pas le seul critère, car modulé par l’hygrométrie et le déplacement d'air pour donner la température ressentie (de jour et de nuit)[note 1], de l'indice de chaleur, de l'indice humidex ou de l'indice de température au thermomètre-globe mouillé peut aider dans cette détermination.
Un indice universel a été mis au point dans les années 2010, prenant en compte à la fois la durée et l'amplitude des vagues de chaleur, qui a par exemple montré que la vague de chaleur de 1972 en Finlande a eu une étendue et une ampleur spatiales comparables à celle de 2003 en Europe (mais moins médiatisée car ayant touché des zones moins habitées)[17].
Dans certaines régions sahariennes par exemple, de fortes chaleurs, associées à des anticyclones persistants, peuvent durer de longues semaines, voire des mois.
Belgique
[modifier | modifier le code]En Belgique, on parle de vague de chaleur climatique lorsque la température maximale du jour est égale ou supérieure à 25,0 °C pendant au moins cinq jours consécutifs, dont trois jours supérieurs à 30,0 °C. Elle prend fin la première journée où la température maximale passe sous les 25,0 °C[18].
Canada
[modifier | modifier le code]Le Service météorologique du Canada considère qu'il y a canicule lorsqu'il fait 30 °C ou plus pendant au moins trois jours de suite et que la température diminue peu pendant la nuit[19]. Cependant, le mot canicule n'est pas utilisé dans ses alertes météorologiques[20]. Le Service émet plutôt un Avertissement de chaleur qui a une définition spécifique adaptée à chaque province du Canada[21].
France
[modifier | modifier le code]
Chaque région ayant ses caractéristiques propres, la définition de canicule n'est pas la même du Nord au Sud ni de l'Est à l'Ouest. Par exemple, pour la France métropolitaine :
- à Paris, la chaleur est dite caniculaire s'il fait au moins 31 °C le jour et 21 °C la nuit[22] ;
- à Lyon, la chaleur est dite caniculaire s'il fait au moins 34 °C le jour et 20 °C la nuit[23] ;
- à Marseille, la chaleur est dite caniculaire s'il fait au moins 36 °C le jour et 24 °C la nuit[22] ;
- à Brest, une chaleur est dite caniculaire s'il fait au moins 30 °C le jour et 18 °C la nuit ;
- à Lille, la chaleur est dite caniculaire s'il fait au moins 32 °C le jour et 15 °C la nuit ;
- à Toulouse, la chaleur est dite caniculaire s'il fait au moins 36 °C le jour et 21 °C la nuit[24].
Ces seuils sont réévalués presque annuellement par Météo-France en partenariat avec l'Institut de veille sanitaire (InVS). En 2019 en France, pour la première fois depuis que la météo existe, le seuil de 45 °C a été franchi lors de la canicule de fin juin-début juillet 2019 ; le record absolu a été enregistré à Vérargues dans l'Hérault avec 46 °C[25].
Enfin, l'ancienneté du bâti constitue un facteur de risque important. Une étude de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) identifie ainsi, à Paris, l'ancienneté du bâti comme le facteur morphologique le plus fortement associé à la mortalité liée à la chaleur, soulignant le rôle de la qualité thermique des logements dans la surmortalité caniculaire[26].
L'année 2026 a rebattu toutes les cartes de la canicule en France. Dès le mois de mai 2026, une vague de chaleur précoce et intense a frappé le pays, suivie d'un épisode caniculaire historique débuté le 17 juin et achevé le 30 juin, la 52e vague de chaleur recensée en France depuis 1947[27]. Le 24 juin 2026 est ainsi devenu le jour le plus chaud jamais enregistré dans le pays, avec une température moyenne nationale de 29,9 °C (jour et nuit combinés), tandis que la nuit du 24 au 25 juin a été la plus chaude jamais mesurée depuis 1947, avec 22,0 °C de moyenne des minimales[28].Localement, la ville de Saumur (Maine-et-Loire) a atteint 44,1 °C, et jusqu'à 72 départements ont été placés simultanément en vigilance rouge canicule, un fait inédit depuis la création de ce dispositif en 2004. Avec une température moyenne de 22,7 °C sur le mois, soit 3,8 °C au-dessus des normales saisonnières, juin 2026 dépasse les précédents records de juin 2003 et juin 2025. Si cette canicule a été jugée plus intense que celle d'août 2003, elle a toutefois duré un peu moins longtemps (14 jours contre 16). Un premier bilan de Santé publique France a fait état de 1 000 morts de plus que la normale entre le 24 et le 28 juin. La France a ensuite connu une troisième vague de chaleur en juillet 2026, confirmant une tendance de récurrence des épisodes extrêmes, dans un contexte de sécheresse historique[29],[30]
Suisse
[modifier | modifier le code]En Suisse, on parle de canicule quand les températures ne descendent pas en dessous de 30 à 35 °C (selon les régions) en journée et de 20 à 25 °C (selon les régions) pendant la nuit. Cependant, l'avis de canicule n'est émis qu'en fonction de la température quotidienne moyenne, calculée comme la moyenne des températures mesurées entre minuit et minuit (jour civil). Un avis de degré 2 est ainsi émis si la température moyenne dépasse 25 °C pendant un ou deux jours. L'avis est de degré 3 si elle dépasse 25 °C pendant trois jours au minimum. Il est de degré 4 si elle dépasse 27 °C pendant au moins trois jours[31].
Histoire
[modifier | modifier le code]
Il y a trois millénaires, Sirius se levait avec le Soleil (lever héliaque de Sirius) au début de juillet. En Égypte antique, ce phénomène marquait le début de la saison de la crue du Nil et permettait de fixer le calendrier annuel. Dans la Rome antique, le début de la Canicule était célébré par la fête de Neptunalia (le ). La Canicule s'achevait par la fête de Volcanalia[32], le . Il arrive que des étés caniculaires aient lieu plusieurs années de suite. Certains épisodes remarqués correspondent à trois années consécutives 1383-1385, ou quatre comme en 1331-1334 et 1778-1781, ou sept comme en 1757-1763 et même vingt comme en 1718-1737[réf. nécessaire].
Effets du changement climatique
[modifier | modifier le code]Le changement climatique, provoqué par les activités humaines, essentiellement par les émissions de gaz à effet de serre dues à l'usage des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel), a pour effet, outre la hausse moyenne de la température du globe à l'année, de provoquer une hausse de la fréquence et de l'intensité de plusieurs types d'événements météorologiques extrêmes, dont les pics et vagues de chaleur[33],[34],[35].
État des lieux
[modifier | modifier le code]Le premier volet du sixième rapport d'évaluation du GIEC, publié en 2021, indique qu'il est « quasi-certain » (ce qui dans le langage calibré du GIEC indique une probabilité comprise entre 99 et 100 %) que la fréquence et l'intensité des vagues de chaleur ont augmenté depuis le milieu du XXe siècle, et que cette hausse est pour l'essentiel imputable avec un « degré de confiance élevé » aux activités humaines[36],[37].
Par exemple, en Europe, vingt-trois des trente vagues de chaleur les plus intenses entre 1950 et 2023 sont survenues après 2000[34],[38], et le nombre de jours de stress thermique élevé à extrême pour les humains (évalué avec l'Indice universel du climat thermique) et de nuits tropicales sont en hausse depuis 1980[39].
En France, il s'est produit autant de vagues de chaleur en quinze ans (entre 2010 et 2025) que durant les soixante-deux ans précédents (1947-2009), elles surviennent plus tôt et plus tard durant l'année[40],[41].
Par ailleurs, les progrès dans l'attribution des événements extrêmes permettent, depuis les années 2010, d'estimer si la survenue ou les caractéristiques (intensité, durée…) d'une vague de chaleur donnée sont imputables au réchauffement climatique d'origine anthropique[42]. La compilation des études d'attribution par le média spécialisé Carbon Brief indique en 2026 que sur 261 études recensées qui sont consacrées à des vagues de chaleur, 248 concluent à une influence du changement climatique[43].
Projections
[modifier | modifier le code]La poursuite du réchauffement climatique va provoquer, à mesure qu'il s'accroît, une hausse de la fréquence, de l'intensité et de la durée des vagues de chaleur, ainsi qu'un allongement de la période durant laquelle surviennent celles-ci, et ce dans l'ensemble des régions de la planète, bien que l'ampleur de ces effets puisse varier d'un lieu à l'autre[44],[45],[46].
Chaque fraction de degré de réchauffement supplémentaire accroît ces effets sur les vagues de chaleur (et d'autres événements météorologiques extrêmes), aussi seule l'atténuation du changement climatique par une réduction très forte les émissions de gaz à effet de serre jusqu'à la neutralité carbone permet d'y remédier[36],[44],[48]. Par exemple, un réchauffement de 2 °C (par rapport à 1850-1900) multiplierait « probablement » par 13,9 la fréquence des vagues de chaleur extrême continentales autrefois (c'est-à-dire dans un climat sans influence humaine) cinquantennales, et celles-ci seraient 2,7 °C plus chaudes[49],[47].
Le risque que surviennent des événements composites, c'est-à-dire que plusieurs phénomènes climatiques extrêmes surviennent en même temps, par exemple une canicule et une sécheresse avec des feux de forêt comme conséquence, va s'accroître et a déjà augmenté depuis les années 1950, indique également le GIEC avec une « confiance élevée »[36],[50],[51],[49],[52].
Conséquences
[modifier | modifier le code]Conséquences sur la santé
[modifier | modifier le code]Dans de nombreux pays, notamment en voie de développement, les canicules ont des effets collatéraux négatifs pour la santé (maladies, famines, naissances prématurées et nombreux morts). Elles peuvent en effet :
- exacerber les effets d'une pénurie d'eau potable et dégrader la qualité de l'eau ;
- limiter ou détruire l'agriculture vivrière, ce qui conduit à la sous-alimentation d'un nombre accru de personnes ;
- être liées à un ensoleillement intense et à une période plus sèche, et dégrader la qualité de l'air en dispersant les particules dans l'air et en exacerbant la pollution photochimique. Cette dernière est encore favorisée par une pollution par l'ozone et les particules fines, via le phénomène de smog. Or, l'aridification fréquemment causée par les canicules est propice aux envols de poussières et aux incendies de forêt, de brousse, de champs et de décharges voire urbains, autres sources de polluants de l'air (le Grand incendie de Londres en 1666, qui a ravagé la ville en quelques jours, a été favorisé par la sécheresse des matériaux inflammables et le manque d'eau disponible pour arrêter les flammes) ;
- nuire à la bonne régulation de la température corporelle humaine (qui se refroidit par l'évaporation de la sueur), particulièrement lorsque la chaleur importante est combinée à une forte humidité ambiante. Elle nuit aussi à la qualité du sommeil (notamment en cas de nuits dites « tropicales »). En effet, une humidité relative élevée limite l'évaporation de la sueur jusqu'à la rendre presque impossible au-dessus de 90 % d'humidité. La sueur colle alors à la peau et la température ressentie est plus importante encore que la température réelle, raison pour laquelle il est plus facile de supporter 40 °C avec 24 % d'humidité que 30 °C avec 79 % d'humidité.
Géographie des effets sanitaires de la canicule
[modifier | modifier le code]- Les zones littorales sont moins touchées (sauf sur le littoral méditerranéen en France).
- De manière générale, les îlots de chaleur urbains et la pollution de l'air qui leur est généralement liée exacerbent les effets locaux d'une canicule.
- Les villes sont globalement plus touchées, à proportion de leur taille, phénomène remarqué pour la première fois à la fin du XVIIIe siècle, selon W.B Meyer[53]. Ainsi « En 1987, Athènes a enregistré une surmortalité de 96,5 %, mais celle-ci n'a pas dépassé une moyenne de 32,5 % dans les autres villes de plus de 10 000 habitants, pour tomber à 26,8 % dans les plus petites villes et dans les campagnes[54] (...) En 1980, le nombre des morts en excès a surpassé la normale de 57 % à Saint-Louis et de 64 % à Kansas City, mais d'à peine 10 % dans le reste du Missouri, essentiellement rural[55]. De même, alors que la vague de chaleur de l'été 1995 a entraîné une surmortalité de 11,2 % sur l'ensemble de l'Angleterre et du pays de Galles, le taux a atteint 23,0 % dans le Grand Londres[56]. »
Personnes particulièrement vulnérables aux canicules
[modifier | modifier le code]- De manière générale les bébés et les personnes âgées sont plus sensibles à la déshydratation.
- Dans les villes, les femmes âgées seules et isolées et les communautés pauvres sont les plus touchées par la surmortalité. Lors d'une canicule d'une semaine survenue à Chicago ( – ), les personnes seules (qui sont souvent aussi pauvres et vivant dans un habitat précaire) ont vu leur risque de décès multiplié par plus de huit[57].
- Les malades mentaux ont environ 30 % et dans certains contextes jusqu'à 200 % de risque supplémentaire de décès lors d'une vague de chaleur[58], en partie à cause des médicaments, mais aussi (puisque cette vulnérabilité était déjà démontrée vers 1950, avant la généralisation des psychotropes) pour d'autres raisons : ces personnes ont aussi fréquemment moins conscience du danger ou y répondent par des comportements inappropriés. Ainsi dans le Wisconsin en 1995[59], puis à Chicago en 1999[60], près de 50% des moins de 65 ans déclarés morts des suites de la canicule souffraient de troubles mentaux (dépression compris).
- La prise de cocaïne en période de canicule semble aussi aggraver le risque de décès par overdose : + 33 % quand la température dépasse 31,1 °C, effet non constaté pour les opiacés[61].
- L'alcoolisme est aussi un facteur de risque ; il aurait par exemple multiplié le risque par quinze au Missouri en 1995 (notamment parce qu'il perturbe l'hormone antidiurétique ce qui aggrave le risque de déshydratation et parce qu'il induit des réponses inappropriées à la chaleur), mais une étude n'a pas montré de lien entre quantité d'alcool ingérée et incidence des coups de chaleur[62] ce qui plaide pour un rôle à élargir au statut social plus vulnérable associé à la prise excessive d'alcool.
Suicides
[modifier | modifier le code]Dans certains contextes (grandes villes et capitales notamment), les températures très supérieures à la température attendue (généralement associées à des pics de pollution de l'air)[63],[64] affectent négativement la santé mentale. On a montré au Japon que le nombre de blessures volontaires augmente ces jours là[65] ; et que dans les grandes villes américaines et du Mexique le taux de suicide augmente quand il fait très chaud[66]. Une étude publiée en 2022, basée sur les suicides survenus à Bruxelles du au confirme ce fait pour l'Europe : « le risque cumulé de mortalité par suicide était presque deux fois plus élevé » dans la capitale belge (climat tempéré) dans les 0 à 6 jours suivant une chaleur modérée et extrême (par rapport à la température médiane de la période). Les auteurs notent qu'aucune association statistiquement significative n'a été constatée pour les jours où les températures étaient au contraire anormalement froides[67]. C'est une donnée à prendre en compte dans les stratégies d'adaptation au changement climatique, soulignent les auteurs de l'étude[67].
Surmortalité
[modifier | modifier le code]L'été caniculaire de 2003 a surtout eu des effets urbains, entraînant une surmortalité de 15 000 personnes en France, soit un accroissement de la mortalité de plus de 30 % (la mortalité moyenne en France étant de 1 400 décès par jour[68]). L'impréparation du pays et la désorganisation du mois d'août ont transformé cet événement climatique exceptionnel en catastrophe sanitaire majeure[69]. La canicule de 2003 en France a montré comment les conséquences d'une vague de chaleur résultent de l'imbrication de causes naturelles et de facteurs sociopolitiques. Alors que les conséquences sanitaires d'une vague de chaleur étaient connues et décrites dans la littérature scientifique avant 2003, peu de mesures préventives étaient prévues, et l'impact des épisodes précédents sur la mortalité (par exemple 1976) était passé inaperçu. Jusqu'en 2003, les vagues de chaleur constituaient un risque sanitaire faisant l'objet d'une atténuation sociale dans le contexte français, ce qui explique en partie le nombre élevé de victimes [70]. Au total, on estime en 2003 à 70 000 le nombre de décès supplémentaires dus à cet événement en Europe[71].
Il existe des causes iatrogènes (induites par la prise de certains médicaments, tels que les neuroleptiques qui inhibent la fonction thermorégulatrice ou les anticholinergique dont plusieurs antiparkinsoniens et divers anxiolytiques majeurs tels que l'atropine, la belladone, les antidépresseurs tricycliques et les antihistaminiques). Les patients prenant ces médicaments voient leur risque de mourir tripler, d'un coup de chaleur ou de leur pathologie déstabilisée par la chaleur[72],[73].
À cause du réchauffement climatique, les prospectivistes et les récents rapports du GIEC considèrent que le phénomène risque d'empirer. En France, la surmortalité causé par les vagues de chaleur est entièrement compensée par la sous-mortalité lors des vagues de froid, même avec le pire scénario climatique possible[74].
Conséquences sur l'environnement
[modifier | modifier le code]
Les situations caniculaires, anticycloniques avec fort ensoleillement et irradiation UV associée sont sources de pollution photochimique[75] qui affecte aussi les animaux et les écosystèmes. Un vent horizontal faible, voire inexistant, et une stabilité de l'air exceptionnelle limitent les échanges verticaux avec l'extérieur et la dispersion des polluants. Des polluants tel que l'ozone et les NOx augmentent et stagnent alors, ainsi que les particules et les composés chimiques secondaires, ensemble responsables de pics de pollution[16].
Les sécheresses qui accompagnent souvent la canicule peuvent être catastrophiques car l'air présent en altitude y reste longtemps chaud et sec et elles favorisent les incendies de forêt, de brousse et même urbains. Les feux de biomasse aggravent ainsi considérablement la pollution de l'air durant plusieurs jours parfois plus que les grands feux d'artifice. Le stress thermique et hydrique tue de nombreuses plantes et affaiblit les arbres.
La ressource en eau est souvent déjà au plus bas, et encore sur-sollicitée par l'agriculture, l'arrosage, des besoins d'eau de refroidissement industriel (pour les centrales nucléaires notamment, qui ont durant cette période plus de difficulté à refroidir leur réacteurs ou certaines piscines de stockage) ou pour les besoins vitaux. Les polluants se concentrent alors dans les eaux de surface et de nappes superficielles dont la qualité se dégrade. Les eaux plus chaudes et plus stagnantes, où les poissons meurent, sont favorables aux pullulation rapides de microbes pathogènes (et de moustiques vecteurs de maladie) à certains blooms algaux et à la production de méthane. Divers cours d'eau et zones humides peuvent s'assécher, privant la faune d'eau. Les pluies d'orages, qui marquent souvent la fin d'une canicule, tombent sur une terre déshydratée qui les absorbe mal et est rendue plus vulnérable à la régression et dégradation des sols. Matières organiques, et le cas échéants engrais et résidus de pesticides sont alors facilement emportés dans les cours d'eau et vers les mers et océans.
Conséquences sur les animaux domestiques
[modifier | modifier le code]Pour le chien, une respiration accélérée (qui halète), le poil humide, la langue qui pend ou même des vomissement pour certains sont des signes qu'il y a une trop forte exposition à la chaleur. Pour réguler sa température corporelle, le chien utilise principalement sa langue afin d'évacuer la chaleur tout en inspirant de l'air frais, mais aussi les coussinets où se trouvent ses glandes sudoripares, mais cependant, cette surface des coussinets est trop petite pour être suffisante en cas de forte chaleur, et la truffe qui est aussi une zone dénuée de fourrure. Il est recommandé de le placer dans la pièce la plus fraîche de l'habitation, avec de l'eau, et de le promener le matin avant 9 h, et le soir après 18 h. En période de forte chaleur, le bitume devient très chaud et le chien risque de se brûler les coussinets. Il faut également limiter les efforts du chien et éviter les transports en voiture et ne jamais le laisser seul dans l'habitacle de la voiture. Si vous découvrez un chien enfermé dans l'habitacle d'une voiture et qu'il est évident que sa survie est menacée à cause de la chaleur, vous êtes autorisés par la loi à briser la vitre pour le sauver. Le chat tolère mieux la chaleur que le chien, et se rafraîchit instinctivement. Toutefois le chat doit disposer d'un coin d'ombre et d'eau à proximité s'il se trouve à l'extérieur[76],[77],[78].
Conséquences énergétiques et économiques
[modifier | modifier le code]
La canicule induit dans les pays riches une surconsommation d'électricité aux heures de pointe et parfois la nuit en raison de l'usage croissant et intensif des climatiseurs. Ceci déséquilibre l'offre et la demande en énergie, au moment où la production hydro-électrique et nucléaire estivales sont faibles ; quand les centrales nucléaires situées en bordure de fleuve ont des difficultés à se refroidir[79],[80] et posent des problèmes de réchauffement des cours d'eau[81].
Après trois jours de forte chaleur, les températures nocturnes montent. La masse thermique des bâtiments augmente alors aussi, de même que la température de l'air urbain (qui est en outre aussi réchauffé par les climatiseurs). Ces derniers fonctionnent plus longtemps et consomment plus d'électricité. Ceci perturbe les schémas d'approvisionnements en électricité. Un tel appel d'électricité a lors de la canicule de 2006 touché l'Amérique du Nord, surchargé le réseau et ses transformateurs, privant ainsi des milliers de foyers et d'entreprises d'électricité (et de climatisation), en Californie principalement. À Los Angeles, des milliers de gens sont restés sans électricité cinq jours durant[82]. Dans le sud-est australien en 2009, plus d'un demi-million de personnes n'avaient plus d'électricité (en pleine canicule).
La surmorbidité et la surmortalité induites par la chaleur ont aussi un coût humain et financier, pour le système de santé et la société.
Enfin, la productivité au travail diminue aussi avec la chaleur (démontré par une étude dans 43 pays[83]) et la santé des salariés en pâtit. Les capacités des entreprises sont affectées par des supply chains limitée, les infrastructures énergétiques et de transport dégradées (par ex. fonte d'enrobé sur les routes et tarmacs, élongation des rails impliquant de faire ralentir les trains…), le manque d'eau, etc.). En France, l'État dédommage ensuite régulièrement les acteurs économiques, notamment pour une partie des préjudices subis en raison de températures trop élevées, en classifiant la situation comme « catastrophe naturelle ». À titre d'exemple la canicule de (bien moindre que celle de 2003), étendue sur 67 départements (placés en vigilance orange-canicule) a eu un coût évalué à plus de 10 milliards d' €[84].
Une exception correspond aux millésimes viticoles exceptionnels qui coïncident souvent avec une canicule, la vigne supportant bien les très fortes chaleurs grâce à son enracinement très profond.
Modélisation et prospective
[modifier | modifier le code]

La modélisation atmosphérique et climatique évolue, des échelles continentales à locales : elle simule de mieux en mieux la genèse, la dynamique et l'intensité des futures vagues de chaleur (incluant les vagues de chaleur océaniques). Des modélisations plus précises et rapides sont nécessaire pour anticiper les canicules, pour « pouvoir appliquer des politiques de limitations des émissions anthropiques au bon moment et au bon endroit »[16] et aussi pour anticiper des effets sanitaires, économiques, et en termes de baisse de disponibilité du réseau de transports et électriques (y compris des centrales nucléaires), afin notamment de renforcer la rusticité et la résilience des systèmes face aux vagues et pics de chaleur[85].
À cette fin, les modèles sont régulièrement ajustés pour intégrer les nouvelles projections du GIEC, ainsi que d'autres données sur l'évolution du forçage radiatif anthropique, l'augmentation marquée des températures nocturnes, ainsi que les modifications des régimes photochimiques de la troposphère. Ils intègrent plus finement les rétroactions physico-chimiques globales, notamment liées à d'éventuels nouveaux polluants ou catalyseurs photochimiques introduits dans l'air, et aux émissions de précurseurs de l'ozone (oxydes d'azote et composés organiques volatils)[86]. L'intégration des données issues de programmes d'observation aéroportés (tels que le dispositif IAGOS, successeur de MOZAIC) permet par exemple d'atténuer les biais historiques de sous-estimation de l'ozone en altitude lors des épisodes anticycloniques stables[87].
A l'occasion de l'analyse la vague de chaleur record de mars 2022 en Inde, on a montré qu'intégrer les données sur les aérosols conjointement aux données météorologiques dans le modèle WRF‑Chem améliorait nettement la prévision dve variables clés (température, humidité, hauteur de couche limite, rayonnement) importante pour la précision du rendu des modèles[88].
L'amélioration des couplages terre-mer-atmosphère permet aussi de mieux prévoir l'amplification de l'intensité et/ou des durées des canicules et de phénomènes comme El Niño ou La Niña. Par exemple, on a montré que certaines vagues de chaleur estivales (comme celles de 2003 en Europe) ne pourraient avoir lieu sans avoir été d'abord préparées par des anomalies importantes en termes de sécheresse des sols (sécheresse qui limite les possibilités d'évapotranspiration)[89],[90],[91],[92],[93]. Ces sécheresses transfèrent l'énergie solaire sous forme de chaleur sensible plutôt que de chaleur latente, accentuant l'élévation thermique de la masse d'air stationnaire[94]. Ce mécanisme de rétroaction hydroclimatologique a été documenté en Europe continentale dans les vagues de chaleur extrêmes de années 2010 et 2020.
Les interactions avec les aérosols, notamment les rétroactions directes et semi-directes des poussières désertiques ou des panaches de feux de biomasse, modifient aussi, localement, le bilan radiatif régional et la stabilité de la couche de mélange[95], comme cela fut par exemple observé en 2006[96].
Les projections régionales du climat pour la période 2021-2040 concluent aussi à une probabilité accrue de vagues de chaleur (plus fréquentes et/ou plus étendues en Europe que celle de 2010 en Russie)[17], en raison d'une influence anthropique qui tend à encore augmenter[97],[98],[99],[100],[101],[102].
La situation pourrait ensuite encore nettement empirer, dont en France[103],[104] avec des étés très chauds associés à de fortes vagues de chaleur et à des records de températures : pour les années 2070, une modélisation prévoit des méga-canicules[104]. Les fins de printemps très chauds et secs pourront amplifier le caractère extrême de canicules[104]. En 2100, l'augmentation des maxima de température estivale pourrait varier entre + 6,6 °C et près de 10 °C dans les cinq régions étudiées en France (par rapport aux maxima historiques)[104]. Ces projections (jusqu'à plus de 50 °C en France en été) sont comparables aux estimations fournies par un grand nombre de modèles climatiques mondiaux[104]. Les simulations de canicules futures montrent que, si leur apparition dépend d’abord de la circulation atmosphérique, leur intensité est fortement amplifiée par l’état d’humidité des sols avant l’événement.
En France
[modifier | modifier le code]Les modélisations faites dans les années 2010[105],[106] par Météo-France , notamment pour Paris, indiquent que le nombre et l'intensité des canicules devraient fortement augmenter d'ici 2100.
Pour un scénario tendanciel (dit « moyennement pessimiste » des émissions mondiales de gaz à effet de serre), les températures estivales augmenteraient de 2 à 4 °C en moyenne d'ici la fin du siècle par rapport à 1971‑2006, et de 3,5 à 5 °C en juillet‑août. Le nombre annuel de jours de canicule serait alors multiplié par environ 12[107].
Les travaux EURO‑CORDEX — qui produisent des projections climatiques régionales pour l’Europe — montrent pour la France une augmentation marquée des extrêmes de chaleur au XXIe siècle, cohérente avec les conclusions du GIEC. Les simulations du projet CMIP6, utilisées comme conditions aux limites pour EURO‑CORDEX, indiquent également une intensification des vagues de chaleur futures, avec une hausse des extrêmes et une extension géographique accrue dans toute l'Europe (qui se réchauffe plus vite que la moyenne du monde).
Selon les différents scénarios d'émissions de gaz à effet de serre, le scénario intermédiaire SSP2‑4.5[note 3] — associé à un forçage radiatif d'environ +4,5 W/m² en 2100 — conduirait à un réchauffement global d'environ +2,7 °C à cet horizon (par rapport à l'ère préindustrielle)[108].
À l'inverse, le scénario à fortes émissions SSP5‑8.5 entraînerait un réchauffement de +2 à +6 °C d'ici 2100, avec 5 à 10 fois plus de jours caniculaires par an[109]. Dans ce scénario, des « méga‑canicules » pourraient faire dépasser localement les 50 °C en France en fin de siècle, sous l'effet combiné du réchauffement global et de la dessiccation sévère des sols[104].
Modélisation microclimatique
[modifier | modifier le code]À l'échelle micro-urbaine, les modèles commencent à prendre en compte la morphologie (architectonique) et l'albédo des agglomérations, qui génère des hétérogénéités spatiales thermiques marquées.
L'intensité du phénomène d'îlot de chaleur urbain (ICU) varie selon la géométrie des rues (facteur de forme ou sky view factor), l'albédo des matériaux de construction, la densité du bâti et le déficit de surfaces en eau ou arborées. Ainsi, les arrondissements centraux de Paris (du IIe au XIe arrondissement) manifestent les anomalies nocturnes les plus élevées, atteignant régulièrement des écarts de 4 à 7 °C par rapport aux zones périurbaines ou rurales limitrophes. Les modélisations microclimatiques démontrent que la mise en œuvre de stratégies d'adaptation (végétalisation, utilisation de matériaux réfléchissants, désimperméabilisation) peut réduire la température locale de l'air de plusieurs degrés, atténuant ainsi l'impact sanitaire. Les analyses épidémiologiques de la canicule de 2003 ont établi un bilan de près de 15 000 décès en excès en France et environ 70 000 en Europe. Les travaux ultérieurs basés sur les données de mortalité de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale ont infirmé l'hypothèse d'un simple effet de devancement à court terme (« effet de moisson »), démontrant que la majorité des décès représentait une perte significative d'espérance de vie, sans compensation notable dans les mois qui ont suivi l'épisode[110].
Géoprospective et modélisation des impacts sanitaires des canicules
[modifier | modifier le code]Un nombre croissant d’études, en France et à l’étranger, cherchent à mieux comprendre les effets sanitaires des vagues de chaleur pour améliorer l'adaptation au changement climatique[111] ainsi que la planification et l’adaptation des services de santé (Sheridan et al., 2024 ; Kalkstein, 2022) ou pour les besoins des assureurs[112].
Toutefois, en 2025, les prévisions très localisées sont difficiles à produire, notamment concernant l’occurrence du risque dans des territoires hétérogènes, comme les zones socialement défavorisées ou les déserts médicaux. Les modèles existants révèlent des inégalités parfois complexes à interpréter. Le croisement de données de santé (par exemple les entrées aux urgences) avec des données climatiques issues de modélisations régionales (comme le modèle WRF du NCAR) permet néanmoins de mettre en évidence certaines inégalités territoriales compréhensibles[113].
Limites
[modifier | modifier le code]Au milieu des années 2020, malgré des décennies de recherche, le comportement de certains polluants résiste encore à la modélisation de moyen et long terme : c'est le cas de l'ozone, un polluant-clé dont on sait que les fortes concentrations présentent une relation quadratique avec la mortalité quotidienne, notamment pour les décès respiratoires, mais aussi sur les mortalités naturelles et circulatoires (une relation quadratique est une relation qui n'augmente pas de façon linéaire mais en s’accélérant : plus le taux d'ozone augmente dans l'air, plus l’impact sur la mortalité croît de manière forte)[114] ; et outre cet effet sanitaire à court terme, ce polluant a aussi des effets à long-terme et de graves effets agroécologiques sur les végétaux. Issu de « précurseurs de l'ozone » abondants dans les émissions de moteurs, chaudières, incinérateurs et feux de biomasse, ce polluant est en hausse régulière depuis des décennies, et au début des années 2000, pour des raisons encore mal comprises, les modèles sous-estimaient la présence d'ozone en altitude (mesurée par des avions de ligne équipés de capteurs, pour la base de données MOZAIC)[16]. Pour ces raisons, les corrélations entre précurseurs de l'ozone urbain et périurbain et les conditions météorologiques et santé sont très étudiées[115],[116],[117].
Intégration de l'IA
[modifier | modifier le code]L'intégration de l'apprentissage automatique et de l'IA dans les modélisations de vagues de chaleur, devrait améliorer la prédiction des canicules et de leurs conséquences (ex : morbidité, risque d'incendie, séquelles agroforestières, ou dégradation des infrastructures liée à la chaleur). Elle devrait aider à mieux identifier les seuils d'alerte précoce et à informer et sensibiliser aux risques, pour la la santé publique notamment[118].
Préventions et gestion des effets
[modifier | modifier le code]Organisations nationales de la prévision canicule
[modifier | modifier le code]Depuis la fin du XXe siècle, la prévision des canicules progresse, associée dans un nombre croissant de pays à des efforts de protection civile dédiés et à des alertes indiquant continuellement le niveau de vigilance (selon les secteurs géographiques), avec par exemple :
- en Belgique, l'avertissement fortes chaleurs et canicules, avec un code de 4 couleurs, porté par avec Météo-Belgique[119] ;
- au Canada, les alertes diffusées par les centres de prévision des différentes provinces[120] ;
- en France, les vigilances Météo-France[121] ;
- en Suisse, 5 niveaux de danger, mis à jour par l'office fédéral de l'environnement (OFEV)[122].
Précautions, planification de réponses publiques
[modifier | modifier le code]La canicule étant par définition exceptionnelle, les populations y sont mal préparées (contrairement aux chaleurs « habituelles »). Diverses autorités planifient des réponses sanitaires, et plus larges (ex. : en France, en complément du second plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC-2), un plan national de gestion des vagues de chaleur (qui modifie les plans ORSEC départementaux)[123] relatif aux transports, énergie, agriculture, éducation, sports… a été publié le [124], et mis à jour[125],[126] en 2024, pour :
- Limiter les impacts sur la vie quotidienne des Français ;
- Assurer la continuité des services publics essentiels ;
- Assurer la continuité de la vie économique ;
- Protéger les milieux et ressources naturels.
Deux risques sanitaires directs et principaux pour les personnes sont : la déshydratation, et le « coup de chaleur » (si, sous l'effet de l'environnement, la température corporelle s'élève au-delà de 40,5 °C, le fonctionnement des cellules est altéré).
Cinq catégories de personnes y sont particulièrement exposées :
- les jeunes enfants, dépendants, qui - s'ils réclament spontanément à boire, en pleurant - ne savent parfois pas boire sans aide, ni de se protéger de la chaleur ;
- les personnes faisant des efforts physiques (par exemple, ouvriers (agricoles, du bâtiment...), sportifs et randonneurs[127],[128]) car le travail musculaire est source de thermogenèse ; les salariés bénéficient de précautions particulières, notamment pour ceux travaillant en extérieur[129], ou les participants à des manifestations sportives ou culturelles de grandes importances se déroulant en plein air lors de canicules[126] ;
- les personnes souffrant de troubles cardio-vasculaires : la transpiration ou l'hydratation excessive vont modifier la pression artérielle ;
- les personnes âgées : plus vulnérables, et souvent dépendantes, elles perdent la notion de soif et doivent donc boire avant d'en avoir envie. Ayant fréquemment une hypertension artérielle (HTA) ou une insuffisance cardiaque, elles prennent souvent des diurétiques et/ou un régime sans sel (qui peut conduire à une hyponatrémie, c'est-à-dire à une baisse du taux sanguin de sodium). Certains médecins considèrent que le risque de déshydratation et d'hyponatrémie prime sur le risque d'œdème (gonflement des membres et œdème pulmonaire), car l'œdème pulmonaire est facile à détecter et à traiter (dont par un médecin généraliste à domicile), alors que la déshydratation et l'hyponatrémie sont difficiles à détecter et plus mortelles. La suspension de régimes sans sel et de diurétiques ne fait cependant pas consensus, et doit dans tous les cas se faire en accord avec le médecin traitant, seul compétent en la matière ;
- les sans domicile fixe, ou personnes vivant « en habitat précaire (squats, bidonvilles, campements, aires d’accueil de gens du voyage) sont surexposées à la chaleur et aux risques sanitaires d’autant qu’elles cumulent souvent des facteurs de risques aggravants : pathologies cardiovasculaires ou respiratoires, prise de traitement pour des maladies notamment psychiatriques, âge, isolement, errance, consommation de substance psychoactives dont l’alcool, déficit cognitif, difficultés d’accès à l’aide alimentaire, etc. »[126] ; ayant moins d'accès à l'eau potable et ne pouvant pas facilement se protéger de la chaleur, notamment car exclus des lieux frais (exemples : hall de supermarché, cinémas climatisés…).
Recommandations
[modifier | modifier le code]Elles sont de se soucier des personnes vulnérables proches (en particulier, ne jamais laisser un enfant seul dans une voiture ou une caravane, même pour une courte durée), de se protéger du soleil de périodiquement se rafraîchir en se mouillant la peau (brumisation, bains, douches, gilet réfrigérant…) et se ventiler (éventail, ventilateur, voire profiter de lieux frais (églises…) ou climatisés), et de boire suffisamment (avant d'avoir la sensation de soif intense), selon l'activité physique et selon la chaleur. Se couper les cheveux en cas d'une abondante chevelure ou se dégager la nuque avec une queue-de-cheval ont aussi un effet bénéfique, car le cerveau étant un organe vital, l'organisme cherchera à réguler sa température pour éviter l'hyperthermie. Le port d'une casquette ou d'un chapeau permettent d'éviter les coups de soleil sur la tête. « Depuis la canicule mortelle de 2003, les maires doivent tenir un registre des personnes vulnérables dans leur commune, notamment les personnes de plus 65 ans et les personnes handicapées, pour pouvoir les appeler et prendre de leurs nouvelles en cas de fortes chaleurs. L’inscription sur ce registre est volontaire et [mi-2024] peu de personnes à risque sont effectivement inscrites (entre 3 et 5% selon les communes) »[126].
Protection de l'habitation, des moyens de travail et des infrastructures
[modifier | modifier le code]Dans la journée, il est recommandé de garder les fenêtres fermées pour éviter que la chaleur ne rentre, et de baisser les stores ou fermer les volets, de préférence à l'extérieur des fenêtres pour éviter que les rayons du soleil chauffent les vitres et l'habitation. La nuit, quand les températures sont en dessous du lieu d'habitation, il est recommandé d'ouvrir les fenêtres pour faire circuler l'air et baisser la température. Il est également conseillé d'avoir une bonne isolation thermique du bâtiment : plafonds, murs, baies vitrées[130].
Recherche
[modifier | modifier le code]Selon une étude de 2007 réalisée par le CEA et le CNRS, un déficit de pluie en Europe du Sud (Italie, sud de la France, Espagne et Portugal) en hiver serait annonciateur de canicule à 70 % sur l'Europe centrale et du nord[131].
Principales canicules par continents
[modifier | modifier le code]Afrique
[modifier | modifier le code]Amérique
[modifier | modifier le code]Antarctique
[modifier | modifier le code]Asie
[modifier | modifier le code]Europe
[modifier | modifier le code]En Suisse, selon l'Office fédéral de la santé publique, les canicules de 2003, 2015 et 2018 ont causé respectivement 1 000, 800 et 200 décès supplémentaires[132].
Océanie
[modifier | modifier le code]Dans la culture
[modifier | modifier le code]Dans la fiction
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Un air sec est plus facile à supporter qu'un air humide du fait de la plus faible dissipation thermique entre le corps et l'air ambiant.
- ↑ C'est-à-dire les événements durant lesquels la température maximale quotidienne sur les terres émergées n'a été dépassée en moyenne qu'une seule fois sur les dix (événement décennal) ou cinquante dernière années (événement cinquantennal) de la période de référence 1850-1900[47].
- ↑ SSP2 (Shared Socioeconomic Pathway n°2) correspond à une trajectoire socio‑économique médiane caractérisée par la poursuite des tendances actuelles : développement modéré, coopération internationale limitée et pressions environnementales persistantes. Voir DRIAS, Les futurs du climat : (https://www.drias-climat.fr/accompagnement/sections/339)
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Définition OMM : réchauffement important de l’air, ou invasion d’air très chaud sur un vaste territoire ; généralement elle dure de quelques jours à quelques semaines (vocabulaire météorologique international, OMM-N°182.
- ↑ Lebel, Germain., Dubé, Marjolaine. et Institut national de santé publique du Québec. Direction de la santé environnementale et de la toxicologie., Analyse des impacts des vagues régionales de chaleur extrême sur la santé au Québec de 2010 à 2015 : changements climatiques, Institut national de santé publique du Québec, (ISBN 978-2-550-77656-7 et 2-550-77656-9, OCLC 1017011949, lire en ligne), p. 2.
- ↑ (en) « Heatwaves show importance of health early warnings and action plans », sur World Meteorological Organization, (consulté le ).
- ↑ (en) « Heatwave (MH0501) | UNDRR », sur www.undrr.org, (consulté le ).
- ↑ Greuillet C et Galsomiès L (2013) « L’îlot de chaleur urbain et le lien avec la qualité de l’air Urban heat island and linkage with air quality »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?). Pollution atmosphérique, 163.
- ↑ (en) Tong S, Ren C & Becker N () Excess deaths during the 2004 heatwave in Brisbane, Australia. Int J Biometeorol. 2010;54(4):393–400. .
- 1 2 3 4 « Canicule », dans le Dictionnaire de l'Académie française, Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le 30 août 2017].
- 1 2 3 4 5 6 Informations lexicographiques et étymologiques de « canicule » (sens B) dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le 30 août 2017].
- ↑ Entrée « canicule », dans Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, t. 1 : A – C, Paris, L. Hachette, , 1 vol., LIX-944, gr. in-4o (32 cm) (OCLC 457498685, BNF 30824717, SUDOC 005830079, lire en ligne [fac-similé]), p. 470, col. droite (lire en ligne [fac-similé]) [consulté le 30 août 2017].
- 1 2 3 Entrée « canicule » des Dictionnaires de français [en ligne], sur le site des éditions Larousse [consulté le 30 août 2017].
- 1 2 3 Entrée « canicule », dans Alain Rey (dir.), Marianne Tomi, Tristan Hordé et Chantal Tanet, Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Dictionnaires Le Robert, (réimpr. janvier 2011), 4e éd. (1re éd. février 1993), 1 vol., XIX-2614, 29 cm (ISBN 978-2-84902-646-5 et 978-2-84902-997-8, OCLC 757427895, BNF 42302246, SUDOC 147764122, lire en ligne).
- ↑ Entrée « cǎnīcŭla », dans Félix Gaffiot, Dictionnaire illustré latin-français, Paris, Hachette, 1934 (paru le ), 1re éd., 1 vol., 1702-XVIII, in-8o (26 cm) (OCLC 798807606, BNF 32138560, SUDOC 006209599, lire en ligne [fac-similé]), p. 253, col. 2 [consultés le 30 août 2016].
- ↑ Christine Desroches Noblecourt, Le fabuleux héritage de l'Égypte, Paris, éditions Télémaque, , 325 p. (ISBN 2-7533-0020-8), p. 14-39.
- ↑ Employé en ce sens par Molière dans Sganarelle (I,2) (1660).
- ↑ Pline l'Ancien, L'Histoire naturelle, livre II, Chapitre 40-42-43.
- 1 2 3 4 Tressol M (2008) Étude de la canicule européenne de 2003 avec les données aéroportées MOZAIC: pollution et transport (Doctoral dissertation, Université de Toulouse, Université Toulouse III-Paul Sabatier).
- 1 2 (en) Simone Russo, Jana Sillmann and Erich M Fischer (2015) Top ten European heatwaves since 1950 and their occurrence in the coming decades | Published 27 November 2015 | IOP Publishing Ltd | Environmental Research Letters | Volume 10, no 12.
- ↑ Dico Météo de l'IRM : Vague de chaleur sur www.meteo.be, consulté le .
- ↑ Maxime Deland, « Météo: voici la différence entre une vague de chaleur et une canicule », sur Le Journal de Montréal, (consulté le ).
- ↑ « Vagues de chaleur : comment se rafraîchir? », sur Milieux de vie en santé (consulté le ).
- ↑ « Critères d’alertes météorologiques », sur Canada.ca, (consulté le ).
- 1 2 Canicule : à partir de quelle température court-on un risque ?, medisite.fr du , consulté le 27 juillet 2019
- ↑ Mathilde Damgé et Léa Prati, « Canicule : quel est le seuil d’alerte de votre département ? », sur www.lemonde.fr, .
- ↑ Occitanie : deux pics de chaleur annoncés cette semaine, dont un proche d'un épisode de canicule, sur le site ladepeche.fr
- ↑ « C'est officiel : on a atteint les 46 °C en France en juin », sur Météo-France, .
- ↑ « Îlot de chaleur, changement climatique et santé publique », sur Le LAB Cercle Promodul / INEF4 (consulté le ).
- ↑ « Reporterre 2026 »
- ↑ « canicule juin metéo France »
- ↑ « La montagne - Canicule »
- ↑ « Figaro - Canicule »
- ↑ « Canicule - MétéoSuisse », sur www.meteosuisse.admin.ch (consulté le ).
- ↑ Georges Dumézil, Fêtes romaines d'été et d'automne. Suivi de dix questions romaines, Paris, Gallimard, , 2e éd., 298 p. (ISBN 978-2-07-029253-0), p. 64.
- ↑ (en-US) Rasmus Benestad, « Are the heatwaves caused by climate change? », sur RealClimate, (consulté le ).
- 1 2 (en) « ESOTC 2023 : Heatwaves – a brief introduction », sur Copernicus, (consulté le ).
- ↑ (en) GIEC, chap. 11 « Weather and Climate Extreme Events in a Changing Climate », dans Climate Change 2021 – The Physical Science Basis : Working Group I Contribution to the Sixth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change, Cambridge University Press, (ISBN 978-1-009-15789-6, DOI 10.1017/9781009157896.013, lire en ligne).
- 1 2 3 (en) Robert McSweeney, « Explainer: What the new IPCC report says about extreme weather and climate change », sur carbonbrief.org, Carbon Brief, .
- ↑ AR6 WGI SPM, A.3.1, p. 8.
- ↑ (en) « ESOTC 2023 : Extreme weather and human health », sur Copernicus, (consulté le ).
- ↑ (en) « ESOTC 2025 : Thermal stress », sur Copernicus, (consulté le ).
- ↑ « Changement climatique : quel impact sur les vagues de chaleur ? », sur Météo-France (consulté le ).
- ↑ Gary Dagorn, « La « saison » des vagues de chaleur s’allonge et s’intensifie sous l’effet du réchauffement climatique », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Sebastián Escalón, « Comment savoir si un épisode extrême est dû au dérèglement climatique ? », sur CNRS Le journal, (consulté le ).
- ↑ (en) Robert McSweeney Prater Ayesha Tandon, Kerry Cleaver, Tom Pearson, Tom, « Mapped: How climate change affects extreme weather around the world », sur Carbon Brief, (consulté le ).
- 1 2 Marie-Neige Cordonnier, « Climat : « On peut encore freiner l’intensification des événements extrêmes » », Pour la science, no 528, , p. 14-15 (lire en ligne).
- ↑ Philippe Simard, « « Alerte rouge pour l’humanité » : ce qu’il faut retenir du plus récent rapport du GIEC », Le Climatoscope, université de Sherbrooke, no 3, (lire en ligne).
- ↑ AR6 WGI SPM, B.3, p. 21-22.
- 1 2 3 AR6 WGI SPM, figure RID.6, p. 20-21.
- ↑ Christophe Cassou, « Rapport du GIEC : ce qui est irréversible, ce que l’on peut corriger, avec Christophe Cassou », France Culture, (consulté le ).
- 1 2 Sylvestre Huet, Le GIEC, urgence climat : Le rapport incontestable expliqué à tous, Éditions Tallandier, (ISBN 979-10-210-5467-7), p. 73-76, 90-93.
- ↑ (en) Bob Berwyn, « Global Climate Panel’s Report: No Part of the Planet Will be Spared », sur insideclimatenews.org, InsideClimate News, (consulté le ).
- ↑ (en) Bob Henson, « Key takeaways from the new IPCC report », sur yaleclimateconnections.org, Yale Program on Climate Change Communication, (consulté le ).
- ↑ AR6 WGI SPM, C.2.7, p. 28.
- ↑ (en) Meyer W.B ,Urban heat island and urban health : early American perspectives, Prof. Geogr., no 43, 1991 p. 38-48.
- ↑ J.P. Besancenot, Vague de chaleur, pollution atmosphérique et surmortalité urbaine : l'exemple d'Athènes en juillet 1987, J.P. Besancenot, éd. Climat, pollution atmosphérique, santé, Dijon, Groupe de recherche Climat et Santé, 1995, p. 47-70.
- ↑ (en) Jones TS, Liang AP, Kilbourne EM, et al., Morbidity and mortality associated with the July 1980 heat wave in St. Louis and Kansas City, Mo., JAMA, 247, 1982, p. 3327-31.
- ↑ (en) Rooney C, McMichael AJ, Kovats RS, Coleman MP, « Excess mortality in England and Wales, and in Greater London, during the 1995 heatwave », J Epidemiol Community Health, n°52, 1998, p.482-6.
- ↑ Naughton MP, Henderson A, Mirabelli MC & al. (2002) Heat-related mortality during a 1999 heat wave in Chicago. Am J Prev Med ; 22 : 221-7
- ↑ Bark N (1998) Deaths of psychiatric patients during heat waves. Psychiatr Serv 1998 ; 49 : 1088-90.
- ↑ Kaiser R, Rubin CH, Henderson AK, et al. (2001) Heat-related death and mental illness during the 1999 Cincinatti heat wave. Am J Forensic Med Pathol ; 22 : 303-7
- ↑ Naughton MP, Henderson A, Mirabelli MC, et al. (2002) Heat-related mortality during a 1999 heat wave in Chicago. Am J Prev Med ; 22 : 221-7.
- ↑ Marzuk PM, Tardiff K, Leon AC et al. (1998) Ambient temperature and mortality from unintentional cocaine overdose. JAMA ; 279 : 1795-800.
- ↑ Kilbourne EM, Choi K, Jones S, Thacker SB (1982) Risk factors for heatstroke. JAMA ; 247 : 3332-6.
- ↑ A. Aguglia et al. (2021) Meteorological variables and suicidal behavior: air pollution and apparent temperature are associated with high-lethality suicide attempts and male gender Front. Psychiatr.
- ↑ Lidia Casas, Bianca Cox, Mariska Bauwelinck et Benoit Nemery, « Does air pollution trigger suicide? A case-crossover analysis of suicide deaths over the life span », European Journal of Epidemiology, vol. 32, no 11, , p. 973–981 (ISSN 0393-2990 et 1573-7284, DOI 10.1007/s10654-017-0273-8, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Ryusei Kubo, Kayo Ueda, Xerxes Seposo et Akiko Honda, « Association between ambient temperature and intentional injuries: A case-crossover analysis using ambulance transport records in Japan », Science of The Total Environment, vol. 774, , p. 145511 (ISSN 0048-9697, DOI 10.1016/j.scitotenv.2021.145511, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ M. Burke et al.(2018) Higher temperatures increase suicide rates in the United States and Mexico ; Nat. Clim. Change
- 1 2 (en) Lidia Casas, Bianca Cox, Benoit Nemery et Patrick Deboosere, « High temperatures trigger suicide mortality in Brussels, Belgium: A case-crossover study (2002–2011) », Environmental Research, vol. 207, , p. 112159 (DOI 10.1016/j.envres.2021.112159, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Démographie - Nombre de décès - France métropolitaine, sur insee.fr, consulté le 27 mai 2017.
- ↑ Thierry Michelon, « Editorial », Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, nos 30-31 « Numéro thématique Plan national canicule », , p. 133 (lire en ligne).
- ↑ (en) Marc Poumadère, Claire Mays, Sophie Le Mer et Russell Blong, « The 2003 Heat Wave in France: Dangerous Climate Change Here and Now », Risk Analysis, vol. 25, no 6, , p. 1483–1494 (ISSN 0272-4332 et 1539-6924, DOI 10.1111/j.1539-6924.2005.00694.x, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Rapport sur la surmortalité en Europe durant l'été 2003 », sur webgate.ec.europa.eu (consulté le ).
- ↑ Kilbourne E.M (1997). Heat waves and hot environments. In : Noji EJ, ed. The public health consequences of disasters. Oxford : Oxford University Press, : 245-69
- ↑ Jones T.S, Liang A.P, Kilbourne E & al. (1982) Morbidity and mortality associated with the July 1980 heat wave in St. Louis and Kansas City, Mo. JAMA ; 247 : 3327-31
- ↑ Èrica Martínez-Solanas, Marcos Quijal-Zamorano, Hicham Achebak et Desislava Petrova, « Projections of temperature-attributable mortality in Europe: a time series analysis of 147 contiguous regions in 16 countries », The Lancet Planetary Health, vol. 5, no 7, , e446–e454 (ISSN 2542-5196, DOI 10.1016/s2542-5196(21)00150-9, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Chaleur et pollution : dégradation de la qualité de l'air, sur lachainemeteo.com du 22 juillet 2013, consulté le 16 novembre 2016.
- ↑ Canicule : comment protéger ses animaux de compagnie de la chaleur ?, Le Figaro, 9 juin 2021
- ↑ Pourquoi le chien tire la langue ?
- ↑ Chien qui tire la langue : qu’est-ce que ça signifie ?.
- ↑ Evrard, R., & Bourgue, L. (2008). Protection des réacteurs contre les situations de canicule/sècheresse. Revue Générale Nucléaire, (5), 37-40.
- ↑ Vicaud, A., & Jouen, É. (2015). Adapter les centrales nucléaires au changement climatique: le retour d’expérience des canicules de 2003 et 2006. Revue Générale Nucléaire, (3), 39-44.
- ↑ Travade, F., & Carry, L. (2008). Effet de la canicule de 2003 sur les poissons migrateurs en Garonne et Dordogne-Réflexions sur l'effet des rejets thermiques de la centrale nucléaire de Golfech sur la Garonne. Hydroécologie Appliquée, 16, 169-189.
- ↑ Doan, Lynn; Covarrubias, Amanda (27 July 2006). "Heat Eases, but Thousands of Southern Californians Still Lack Power". Los Angeles Times. consulté le 16 juin 2014.
- ↑ https://e-rse.net/changement-climatique-rechauffement-productivite-salaries-21322/
- ↑ « L’épisode caniculaire de juin pourrait coûter jusqu’à 12 milliards d’euros », sur The Conversation (consulté le ).
- ↑ Fernando Bereta dos Reis, Li He, Nader Samaan et Kevin Harris, « A Production Cost Modeling Approach to Analyze Nuclear Power Plant Availability during Normal and Extreme Weather Events », IEEE General Meeting Power& Energy Society, , p. 1–5 (DOI 10.1109/PESGM52009.2025.11225012).
- ↑ (en) Gaddes, G. et al., « Tropospheric Ozone Assessment Report: Present-day distribution and trends of ozone at the surface », sur International Global Atmospheric Chemistry, (consulté le ).
- ↑ (en) Valérie Thouret, « IAGOS: European Research Infrastructure for global observations of atmospheric composition from commercial aircraft », Atmospheric Measurement Techniques, vol. 15, no 4, , p. 1025-1044 (DOI 10.5194/amt-15-1025-2022).
- ↑ (en) Paushali Deb, S.K. Panda, Unashish Mondal et Sushil K. Dash, « 3DVAR meteorological data assimilation and aerosol impact on the simulation of heat wave 2022 over Haryana using WRF-Chem », Atmospheric Pollution Research, vol. 16, no 4, , p. 102440 (DOI 10.1016/j.apr.2025.102440, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Black E, Blackburn M, Hoskins B and Methven J 2004 Factors contributing to the summer 2003 European heatwave Weather 59 217–23
- ↑ (en) Fischer E M, Sonia Seneviratne, Vidale P L, Lüthi D and Schär C 2007 Soil moisture—atmosphere interactions during the 2003 European summer heatwave J. Clim. 20 5081–99
- ↑ (en) Garcia-Herrera R, Diaz J, Trigo R M, Luterbacher J and Fischer E M 2010 A review of the European summer heatwave of 2003 Crit. Rev. Environ. Sci. Technol. 40 267–306
- ↑ (en) Stéfanon M, Drobinski P, D'Andrea F and De Noblet-Ducoudré N 2012 Effects of interactive vegetation phenology on the 2003 summer heatwaves J. Geophys. Res.: Atmospheres 117 1–15
- ↑ (en) Miralles D G, Teuling A J and van Heerwaarden C C (2014) Mega-heatwave temperatures due to combined soil desiccation and atmospheric heat accumulation Nat. Geosci. Lett. 7 345–9
- ↑ (en) Sonia I. Seneviratne et Tobias Wilhelm, « Land–atmosphere feedbacks during Western European heatwaves », Nature Geoscience, vol. 14, , p. 890-898 (DOI 10.1038/s41561-021-00845-4).
- ↑ (en) P. Nabat, « Direct and semi-direct aerosol radiative effect on the Mediterranean climate variability using a coupled regional climate system model », Climate Dynamics, vol. 44, , p. 1127-1155 (DOI 10.1007/s00382-014-2220-3).
- ↑ (en) Nabat P, Somot S, Mallet M, Sevault F, Chiacchio M and Wild M (2015) Direct and semi-direct aerosol radiative effect on the Mediterranean climate variability using a coupled regional climate system model ; Clim. Dyn. 44 1127–55
- ↑ (en) Meehl G A and Tebaldi C (2004), More intense, more frequent, and longer lasting heatwaves in the 21st | century Science 305 994–7
- ↑ (en) Stott P A, Stone D A and Allen M R (2004), Human contribution to the European heatwave of 2003 Nature 432 610–4
- ↑ (en) Fischer E M and Schär C (2010), Consistent geographical patterns of changes in high-impact European heatwaves Nat. Geosci. 3 398–403
- ↑ (en) Christensen J H et al. (2013), Climate Change 2013: The Physical Science Basis. Contribution of Working Group I to the Fifth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change ed T F Stocker et al. (Cambridge: Cambridge University Press) Climate phenomena and their relevance for future regional climate change ch 14
- ↑ (en) Christidis N, Jones G S and Stott P A (2015), Dramatically increasing chance of extremely hot summers since the 2003 European heatwave | Nat. Clim. Change 5 46–50
- ↑ (en) Ouzeau G, Soubeyroux J M, Schneider M, Vautard R and Planton S (2016) Heat waves analysis over France in present and future climate: application of a new method on the EURO-CORDEX ensemble | Clim. Serv. 4 1–12
- ↑ Lett, E.R. (2017). Future summer mega-heatwave and record-breaking temperatures in a warmer France climate.
- 1 2 3 4 5 6 Margot Bador, Laurent Terray, Julien Boé et Samuel Somot, « Future summer mega-heatwave and record-breaking temperatures in a warmer France climate », Environmental Research Letters, vol. 12, no 7, , p. 074025 (ISSN 1748-9326, DOI 10.1088/1748-9326/aa751c).
- ↑ Étude financée par la Ville de Paris (projet EPICEA), publiée le 24 octobre 2012.
- ↑ Laura Pinson, Anne Ruas, Valéry Masson et Katia Chancibault, « Reconstruction de l'objet canicule : modélisation et représentation graphique », SAGEO 2015, 11ème Conférence internationale Spatial Analysis and GEOmatics (conférence), , p. 13p (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Les étés seront de plus en plus caniculaires à Paris, Le Monde, 26 octobre 2012.
- ↑ Commissariat général au développement durable, « Scénarios et projections climatiques », sur Chiffres clés du climat - Édition 2025 (consulté le ).
- ↑ Météo-France, « Nouvelles projections climatiques de référence pour la France : l'ensemble DRIAS‑2020 », sur Drias les futurs du climat, (consulté le ).
- ↑ G. Rey et E. Jougla, « Mortalité attribuable aux vagues de chaleur : estimations et perspectives épidémiologiques en France », Bulletin épidémiologique hebdomadaire, no 28, , p. 245-249.
- ↑ Poupelin M (2025). Géoprospective et modélisation climatique de la végétation urbaine dans une perspective d’adaptation aux fortes chaleurs: Article de synthèse publié dans le cadre de l’obtention du Prix de thèse Gérard Beltrando 2025. Climatologie, 23, 2 | url=https://climatology.edpsciences.org/articles/climat/full_html/2025/01/climat20252302/climat20252302.html.
- ↑ Vigneron R (2025) Modélisation, surveillance et projections de la mortalité dans l’assurance vie et santé (Doctoral dissertation, Université Claude Bernard-Lyon I) |url=https://theses.hal.science/tel-05457980/
- ↑ Anne Griffond-Boitier et Manon Kohler, « Canicules, territoires et santé des populations », Dix-septièmes Rencontres de Théo Quant (conférence), Laboratoire ThéMA - Théoriser et Modéliser pour Aménager (UMR 6049), (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Julio Díaz, Cristina Ortiz, Isabel Falcón et Coral Salvador, « Short-term effect of tropospheric ozone on daily mortality in Spain », Atmospheric Environment, vol. 187, , p. 107–116 (DOI 10.1016/j.atmosenv.2018.05.059, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Cox W.M & Chu S (1993) Meteorologically adjusted ozone trends in urban areas : a probabilistic approach. Atmospheric Environment, 27B :425–434.
- ↑ (en) P. Bloomfiel, J. Andrew Royle, L. J. Steinberg, and Q. Yang. (1997) Accounting for meteoro- logical effects in measuring ozone urban levels and trends. Atmospheric Environment, 30(17) :3067–3077
- ↑ (en) L. Camalier, W. Cox, and P. Dolwick (2007). The effects of meteorology on ozone in urban areas and their use in assessing ozone trends. Atmospheric Environment, 41 :7127– 7137
- ↑ Md Shahidul Islam, Pabel Shahrear, Ummey Habiba et Farzana Hussain, Tracking the Rhythm of Heat: Seasonal SEIR Modelling and Machine Learning for Heat Wave Forecasting., (DOI 10.21203/rs.3.rs-7735328/v1, lire en ligne).
- ↑ « Avertissement forte chaleur », sur Meteo-Belgique (consulté le ).
- ↑ « L’information d’urgence au bout de vos doigts! - Canicules », sur urgencequebec.gouv (consulté le ).
- ↑ « Météo et Santé - Vagues de chaleur et canicules », sur Météo-France (consulté le ).
- ↑ « Dangers de canicule actuels - Bulletin des dangers naturels », sur Portail suisse des dangers naturels, Confédération suisse (officiel) (consulté le ).
- ↑ « Vagues de chaleur : un plan national pour anticiper - Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires », sur ecologie.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Le gouvernement présente son plan pour affronter les vagues de chaleur de l'été », sur banquedesterritoires.fr, (consulté le ).
- ↑ « Le plan national de gestion des vagues de chaleur mis à jour », sur banquedesterritoires.fr, (consulté le ).
- 1 2 3 4 Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires / Direction générale de l’énergie et du climat (2024) Instruction interministérielle du 18 juin 2024 relative à la préparation et au plan de gestion des vagues de chaleur ; 15 p. |url= https://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/documents/Bulletinofficiel-0033548/TRER2417051J.pdf
- ↑ (en) Armstrong, L. E., Casa, D. J., Millard-Stafford, M., Moran, D. S., Pyne, S. W., & Roberts, W. O. (2007). American College of Sports Medicine position stand. Exertional heat illness during training and competition. Medicine and science in sports and exercise, 39(3), 556-572 (ref).
- ↑ (en) Coris, E. E., Ramirez, A. M., & Van Durme, D. J. (2004) Heat illness in athletes. Sports Medicine, 34(1), 9-16.
- ↑ « Travail par fortes chaleurs : quelles précautions pour limiter les risques ? », Service-public.fr, (lire en ligne).
- ↑ Les recommandations pour les populations en cas de chaleur, Ministère de la Santé et de la Prévention
- ↑ « Recherches France Changement Climat 2007 » [PDF], sur CEA.fr (consulté le ).
- ↑ Agence télégraphique suisse et GMA, « La canicule de 2018 a fait 200 morts en Suisse, principalement des seniors », RTS Info, (lire en ligne, consulté le ).
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Infographie « Aura-t-on plus de canicules avec le changement climatique ? », site du CNRS-Insu,
- « Vagues de chaleur : ce n’est que le début », La Méthode Scientifique, France Culture, 28 août 2019
- Canicule, pic ou vague de chaleur : quelles différences ? sur le site de Meteofrance
- Canicule et chaleur extrême, site du ministère français de la Santé
- Chaleur et canicule : Comment passer un bon été, site du Laboratoire de Santé Publique de Marseille
Bibliographie
[modifier | modifier le code]
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Changement climatique 2021, les bases scientifiques physiques : Résumé à l'intention des décideurs, GIEC, , 40 p. (ISBN 978-92-9169-258-3, lire en ligne [PDF]).
. - (en) G. Brooke Anderson et Michelle L. Bell, « Heat waves in the United States : mortality risk during heat waves and effect modification by heat wave characteristics in 43 US communities », Environ Health Perspect, vol. 119, no 2, , p. 210–218 (PMID 21084239, DOI 10.1289/ehp.1002313, lire en ligne)
- (en) Abderrezak Bouchama et James P. Knochel, « Heat stroke », N Engl J Med., vol. 346, no 25, , p. 1978–88 (PMID 12075060, DOI 10.1056/NEJMra011089, lire en ligne)
- (en) Anthony Costello et al., « Managing the health effects of climate change : lancet and University College London Institute for Global Health Commission », Lancet., vol. 373, no 9676, , p. 1693–733 (PMID 19447250, DOI 10.1016/S0140-6736(09)60935-1, lire en ligne)
- (en) Daniela D'Ippoliti et al., « The impact of heat waves on mortality in 9 European cities : results from the EuroHEAT project », Environ Health., vol. 9, no 37, (PMID 20637065, DOI 10.1186/1476-069X-9-37)
- (en) Antonio Gasparrini et al., « Mortality risk attributable to high and low ambient temperature : a multicountry observational study », Lancet, vol. 386, no 9991, , p. 369–75 (PMID 26003380, DOI 10.1016/S0140-6736(14)62114-0, lire en ligne)
- (en) Antonio Gasparrini et al., « Temporal variation in heat–mortality associations : a multicountry study », Environ Health Perspect., vol. 123, no 11, , p. 1200–1207 (PMID 25933359, DOI 10.1289/ehp.1409070, lire en ligne)
- (en) Antonio Gasparrini et al., « Projections of temperature-related excess mortality under climate change scenarios », Lancet Planet Health., vol. 1, no 9, (PMID 29276803, DOI 10.1016/S2542-5196(17)30156-0, lire en ligne)
- (en) Yuming Guo et al., « Heat Wave and Mortality : A Multicountry, MulticommunityStudy », Environmental Health Perspectives, vol. 125, no 8, (DOI 10.1289/EHP1026, lire en ligne)
- (en) Yuming Guo et al., « Global variation in the effects of ambient temperature on mortality : a systematic evaluation », Epidemiology, vol. 25, no 6, , p. 781–789 (PMID 25166878, DOI 10.1097/EDE.0000000000000165)
- (en) Yuming Guo, « Heat Wave and Mortality : A Multicountry, Multicommunity Study », Environ Health Perspect., vol. 125, no 8, (PMID 28886602, DOI 10.1289/EHP1026)
- (en) Yuming Guo, « Temperature variability and mortality : a multi-country study », Environ Health Perspect., vol. 124, no 10, , p. 1554–1559 (PMID 27258598, DOI 10.1289/EHP149, lire en ligne)
- (en) Elizabeth G. Hanna et Peter W. Tait, « Limitations to thermoregulation and acclimatization challenge human adaptation to global warming », Int J Env Res Pub Health., vol. 12, no 7, , p. 8034–8074 (PMID 26184272, DOI 10.3390/ijerph120708034)
- (en) Hoag Hannah, « Russian summer tops ‘universal’ heatwave index », Nature, (DOI 10.1038/nature.2014.16250, lire en ligne)
- McGregor GR, Bessemoulin P, Ebi KL & Menne B (2015) Heatwaves and health : guidance on warning-system development: World Meteorological Organization; URL:http://www.who.int/globalchange/publications/WMO_WHO_Heat_Health_Guidance_2015.pdf.
- Meehl GA, Tebaldi C. More intense, more frequent, and longer lasting heat waves in the 21st century. Science. 2004;305(5686):994–7.
- Nielsen B. () Heat acclimation-mechanisms of adaption to exercise in the heat. Int J Sports Med. 1998;19(S 2):S154–S6.
- Patz JA, Campbell-Lendrum D, Holloway T, Foley JA. Impact of regional climate change on human health. Nature. 2005;438(7066):310–317.
- Peng RD, Bobb JF, Tebaldi C, McDaniel L, Bell ML, Dominici F. Toward a quantitative estimate of future heat wave mortality under global climate change. Environ Health Perspect. 2011;119(5):701–706.
- Robine J-M, Cheung SLK, Le Roy S, Van Oyen H, Griffiths C, Michel J-P, et al. (2008) Death toll exceeded 70,000 in Europe during the summer of 2003. C R Biol. ;331(2):171–8.
- Robinson PJ (2001) On the definition of a heat wave. J Appl Meteorol. ;40(4):762–75.
- Robinson PJ. On the definition of a heat wave. J Appl Meteorol. 2001;40(4):762–75.
- Stine RJ (1979) Heat illness. J Am Coll Emerg Physi. ;8(4):154–60.
- Washington R, Harrison M, Conway D, Black E, Challinor A, Grimes D, et al. (2006) African climate change: taking the shorter route. B Am Meteorol Soc.;87(10):1355–66.
- Wight D, Wimbush E, Jepson R, Doi L. Six steps in quality intervention development (6SQuID). J Epidemiol Community Health. 2016;70(5):520–5.
- Wu J, Zhou Y, Gao Y, Fu JS, Johnson BA, Huang C, et al. Estimation and uncertainty analysis of impacts of future heat waves on mortality in the eastern United States. Environ Health Perspect. 2014;122(1):10–16.
- Ye X, Wolff R, Yu W, Vaneckova P, Pan X & Tong S (2012) Ambient temperature and morbidity: a review of epidemiological evidence. Environ Health Perspect. ;120(1):19–28.
