Lucky Luke (vu par...)
8. La Longue Marche de Lucky Luke
Forêts du nord du Minnesota, territoire Lakota. Lucky Luke est chargé par Mr Cramp, patron de l'imposante « Cramp Compagny », de retrouver son neveu, qui aurait été enlevé à la naissance par la tribu des Pieds-bleus. Luke retrouve l'enfant - désormais âgé de 10 ans, nommé Nuage Rouge et fils adoptif du chef Lance de Bois - , mais réalise vite que Cramp[…]











C’est l’histoire de Tristan et Yseult. Point. Si vous connaissez l’histoire, il n’y a aucune originalité ici. Sauf, encore une fois, pour la partie de l’histoire laissée à Myrddin et Morgwen, qui progresse lentement...
Pour autant, l’album se lit plus vite que les précédents. Beaucoup plus de dessins sans phylactères, ce qui donne à l’album un sentiment de légèreté. Difficile de dire sur quelle version du mythe Chauvel s’est inspiré, possiblement un mélange, mais peut-être en particulier celle de René Louis (1972), ce qui ne fait pas très « textes anciens ».
J’ai quand même trouvé ce tome plus intéressant que le dernier!
Déçu par ce tome. C’est une histoire parallèle à l’histoire principale qui ne sert à rien. En plus, c’est vraiment à la manière des mythes d’antan, une histoire sans queue ni tête avec un géant qui demande au héros d’accomplir une longue liste d’actes de bravoure tous plus abracadabrants les uns que les autres pour avoir le droit d’épouser sa fille. Il n'y a aucun développement, rien. Les seules connexions à la trame principale sont les quelques pages avec Myrddin et Morgwen et Arthur qui participe aux épreuves. Pas du tout aimé ce tome.
Le groupe de Rick se soumet à Negan, personnage assez unique en son genre, dont on en apprend plus ainsi que sur son clan des "Sauveurs". La formule habituelle fonctionne, etles auteurs continuent de trouver de bonnes idées pour relancer le récit.
Une analyse approfondie à travers les yeux d'un journaliste sur le boulot d'inspecteur de police dans une ville criminogène des USA !
Tout est décortiqué dans le moindre détail, la façon de mener les enquêtes, les meurtres, le comportement de chacun...
Narration et dessins collent bien à cette ambiance glauque que vivent au quotidien les policiers ! On regrettera par moment la répétition de certaines vignettes !
J'ai beaucoup apprécié cette bande dessinée, même si, en général, elle ne correspond pas tout à fait à mon style moderne et coloré. Sur le plan graphique, elle évoque fortement les années 70, avec de magnifiques dessins en noir et blanc inspirés d’un certain Moebius. Je comprends que cette référence peut attirer des lecteurs nostalgiques d’une époque révolue.
Ce qui m’a vraiment captivé, c’est le fond de l’histoire : un royaume qui a été exterminé par un empereur conquérant, persuadé qu’une civilisation incapable de se défendre mérite de disparaître. On pourrait presque voir là une allégorie de Vladimir Poutine face à l’Europe...
J’ai également beaucoup aimé le personnage principal, qui doit accomplir tout un rite pour se venger de ce massacre. Les échanges avec le Commandant, ainsi qu’avec ses alliés, les centaures, dans ce monde d’héroïc fantasy, apportent une dimension riche et intéressante.
L’histoire montre que, souvent, les alliés se retournent contre la puissance dominante qui exerce son pouvoir par la menace et la peur. Cela m’a fait penser à Donald Trump, à cette logique du droit naturel du plus fort à étendre son territoire ou à s’emparer de territoires plus avantageux, comme le Groenland par exemple.
En résumé, je recommande vivement cette lecture, car elle porte en elle l’espoir que toutes les tyrannies finissent un jour ou l’autre par s’effondrer. Je suis totalement d’accord avec ce message !
A la suite d'un terrible naufrage, Cad et Béa échouent sur l'île de Pellydir, en deux endroits différents. Les embûches que nos héros vont devoir surmonter pour se retrouver à nouveau et poursuivre leur quête du sauvetage du monde d'Irpa seront loin d'être simples ...
La saga se poursuit avec un quatrième volume aussi enchanteur et prenant que ses prédécesseurs, entre mondes oniriques à souhait, décors fantasmagoriques, créatures et divinités extravagantes, personnages marquants (spéciale dédicace à l'Esprit de la Mort), péripéties incroyables et héros toujours aussi attachants, le tout servi par un dessin et des couleurs toujours aussi envoûtants. On semble parti pour une série au long cours mais ce n'est pas un reproche, tant le voyage est merveilleux !
Les 7 Vies de l’Épervier – 1ère époque, Tome 1 : La Blanche Morte
Édition : Les Grands Classiques de la BD Historique
Ce premier tome sert surtout à poser les personnages principaux et les bases de l’intrigue. Pour l’instant, c’est assez prenant, justement parce qu’on ne sait pas encore vraiment où le scénario veut nous emmener. Plusieurs destins commencent à se mettre en place, et on se demande déjà comment tout cela va finir par se rejoindre.
Les personnages sont intéressants et donnent envie de découvrir leur évolution et le rôle qu’ils vont avoir dans la suite. Le mélange entre fiction et personnages historiques fonctionne bien, et l’ambiance de l’époque est suffisamment réussie pour donner un vrai côté aventure historique.
J’ai aussi beaucoup apprécié le découpage des cases. Même si le cadrage reste assez typique des BD des années 80, il est vraiment bien maîtrisé. Il permet de donner de la puissance à certaines scènes, de bien faire ressentir la vitesse de l’action, les déplacements ou encore le passage du temps.
Le dessin en lui-même reste correct et agréable à lire. Mon principal reproche concerne surtout les couleurs et certaines teintes, qui font vraiment années 80 et ont, à mon goût, moins bien vieilli.
La vieille femme apporte aussi une part de mystère intéressante. On peut facilement la prendre pour une sorte de sorcière, mais pour l’instant rien ne montre réellement qu’il y a du surnaturel : elle reste surtout une vieille femme énigmatique, qui semble en savoir beaucoup et qui sert de fil conducteur à l’histoire.
J’ai également beaucoup apprécié cette édition Les Grands Classiques de la BD Historique, notamment grâce aux petits dossiers historiques présents à la fin. Ils permettent de replacer les personnages, les événements et le contexte de la BD dans la réalité historique, et apportent un vrai complément à la lecture sans alourdir l’histoire.
Un premier tome très introductif, mais suffisamment mystérieux, prenant et bien construit pour donner envie de découvrir la suite.
Jauge BD : 86/100
Envie de lire la suite : Oui
Je rejoins le commentaire précédent. Cette histoire, bien que relativement simple, est très bien travaillée. Sur base d’un fait tragique, Dodier nous plonge dans une enquête touchante et plutôt bienveillante.
Les dessous d'un cabinet ministériel ! Franchement, faire une BD sur le fonctionnement d'un cabinet ministériel, il fallait y penser !
J'ai vraiment beaucoup aimé la façon dont la série nous montre les coulisses de la politique et la gestion des situations géopolitiques. Ce ministre qui se veut au-dessus du commun des mortels, entouré de son armée de conseillers qui se mettent en quatre pour répondre à ses demandes… c'est à la fois très drôle et finalement assez instructif.
Le dessin colle parfaitement à cet univers. C'est dynamique, caricatural et parfaitement adapté au rythme du récit.
Le clin d'oeil à X-Or, San Ku Kaï et les stressos m'ont trop fait rire.
Au final, une BD que je classe clairement dans les cultes, à conserver et à relire. En la relisant aujourd'hui, on se rend compte que la géopolitique n'a finalement pas tellement évolué et que les mêmes problèmes semblent toujours d'actualité, quinze ans plus tard !
J'adore l'ambiance polar de ces albums, plongée dans les années 50. Le personnage de ce vétéran qui travaille comme détective privé pour une compagnie d'assurance est particulièrement bien trouvé et fonctionne parfaitement dans cet univers.
Les scénarios sont extrêmement bien construits, avec une narration dynamique qui maintient l'intérêt du début à la fin. J'ai beaucoup apprécié le concept d'une histoire par album : cela permet de découvrir à chaque fois de nouveaux lieux et de nouveaux personnages, tout en renouvelant l'intrigue et en donnant encore plus d'intérêt à la série.
Côté dessin, c'est absolument magnifique. Certains personnages féminins ont même ce petit côté pin-up des années 50 qui colle parfaitement à l'ambiance. Les villes, les rues et les décors sont superbement détaillés et nous plongent complètement dans cette époque. Le trait est précis, élégant et particulièrement immersif.
Une excellente série que j'ai vraiment appréciée. On aimerait clairement voir d'autres albums !