Alfredo Zitarrosa
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Discographie de Alfredo Zitarrosa (d) |
Alfredo Zitarrosa (né le à Montevideo, Uruguay et mort le dans la même ville) est un chanteur, compositeur, poète, écrivain et journaliste uruguayen. Ce dernier est considéré comme l'une des figures les plus importantes de la musique populaire uruguayenne et de toute l'Amérique latine.
Jeunesse
[modifier | modifier le code]Fils naturel de Jesusa Blanca Nieve Iribarne (Blanca), qui lui donna le jour (à l'âge de 19 ans) à l'hôpital Pereira Rossell de Montevideo. Il y fut enregistré sous le nom d'Alfredo Iribarne.
Peu après sa naissance, il fut confié par sa mère au ménage formé par Carlos Duran (homme qui exerça de multiples métiers) et son épouse, Doraisella Carbajal (employée alors au Conseil de l'enfance). Devenu Alfredo "Pocho" Duran, il vécut avec eux dans divers quartiers de Montevideo, avant de partir vivre dans le bourg, proche de Santiago Vazquez, entre 1944 et la fin de 1947. Durant cette période, il fit de fréquents séjours dans la campagne proche de Trinidad, la capitale du Département de Flores d'où était originaire sa mère adoptive. Cette expérience enfantine le marqua à toujours. On la retrouve d'ailleurs nettement dans son répertoire qui se compose majoritairement de rythmes et chansons d'origine paysanne (principalement des milongas).
Après être revenu brièvement à Montevideo avec sa famille adoptive, il part vivre (au début de son adolescence) avec sa mère biologique et son mari Alfredo Nicolás Zitarrosa (qui lui donnera son nom ) et sa sœur récemment née. Ils vivaient à Rincón de la Bolsa, au kilomètre 29,5 de l'ancienne route de Colonia, dans le département San José Département. C'est à ce moment qu'il commence à étudier au Lycée à Montevideo, où il déménage ensuite. La bas, Il vit d'abord à la pension de Mme Ema, située à Cologne, au coin de la rue Medanos (Barrios Amorín aujourd'hui). Ensuite, dans le grenier d'une pension détenue par Blanca Iribarne, sa mère. Cette pension se situait dans la rue Yaguarón (aujourd'hui Aquiles Lanza) 1021, en face de la place qui porte actuellement son nom, proche du Cimetière central. Dans cette même période, il a eu plusieurs occupation comme vendeur de meubles, employé dans une société médicale, dans un bureau ainsi que dans une imprimerie. Plus tard, il évoquera, avec une affection particulière, son premier employeur Pachelo. C'est par un de ses compagnons habituels de voyage, lors de ses trajets de lycéens à Montevideo, qu'il le rencontra.
Carrière artistique
[modifier | modifier le code]Il a commencé dans le milieu artistique en 1954, en tant que speaker à la radio, s'essayant en tant que présentateur, animateur, scénariste, présentateur de journal, ou même acteur de théâtre. Il fut aussi écrivain, poète et même journaliste à l'hebdomadaire Marcha.
Alors qu'il se trouvait au Pérou, contraint par les circonstances et un peu par hasard, il fit ses débuts professionnels en tant que chanteur le . Ce fut dans un programme diffusé par la chaîne 13, Panamericana de Televisión, inaugurant ainsi une carrière jamais plus interrompue. Zitarrosa raconte ainsi son expérience : "No tenía ni un peso, pero sí muchos amigos. Uno de ellos, César Durand, regenteaba una agencia de publicidad y por sorpresa me incluyó en un programa de TV, y me obligó a cantar. Canté dos temas y cobré 50 dólares. Fue una sorpresa para mí, que me permitió reunir algunos pesos…" (Je n'avais pas même un peso, mais de nombreux amis. L'un d'eux, Cesar Durand, qui dirigeait une agence de publicité, m'a inscrit à mon insu à une émission de télé, et m'a forcé à chanter. J'ai chanté deux chansons et touché 50 dollars. Ce fut une surprise pour moi, qui m'a permis d'acquérir quelques pesos…).
Peu après, passant par la Bolivie pour revenir en Uruguay, il participa à diverses émissions de Radio Altiplano de La Paz, faisant ses débuts plus tard à Montevideo, en 1965, dans l'auditorium du SODRE (Service Officiel de Diffusion Radioélectrique). Sa participation à cet espace, lui servit de tremplin pour être invité, au début de l'année 1966, au déjà fameux festival argentin de Cosquín (auquel il reviendra en 1985).
Dès le début, il fut reconnu comme l'une des grandes voix de la chanson populaire latino-américaine, avec des racines clairement à gauche et folkloriques. Il cultivait un style contenu et viril. Sa voie était d'une épaisseur typique de l'accompagnement des guitares, ce qui a donné sa marque de fabrique.
Encore maintenant, près de 40 ans après sa mort, il est écouté par plus de 110 000 auditeurs par mois sur Spotify. Ses musiques comme " Pa' l Que Se Va ", " Candombe del Olvido " ou encore " Doña Soledad " cumulent à plus de 4 millions d'écoutes sur cette même application.
Du coup d’État de 1973 à l'exil
[modifier | modifier le code]Son adhésion au Frente Amplio uruguayen de la gauche lui valut l'ostracisme et finalement l'exil pendant les années de dictature. Ses chansons furent également interdites en Argentine, au Chili et en Uruguay par les régimes dictatoriaux qui dirigèrent ces pays. À partir du , il vécut successivement en Argentine, en Espagne et au Mexique.
Après la levée de l'interdiction de sa musique, comme celle de tant d'autres en Argentine après la guerre des Malouines, il se réinstalla à Buenos Aires, où il donna trois récitals mémorables à l'Estadio Obras Sanitarias au début du mois de juillet 1983. Près d'un an après, il rentra en Uruguay, où il reçut un accueil historique et massif le , qu'il a décrit comme «l'expérience la plus importante de (sa) vie».
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la musique :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Discographie et recueil de chansons de Alfredo Zitarrosa
