Rémy nous écrit… et nous nous faisons un plaisir de relayer son message :
« Je dirige le musée de la batellerie de Longueil-Annel (près de Compiègne, dans l’Oise) et je souhaitais juste vous informer de notre prochaine exposition à bord de notre péniche-musée en février 2011 :
CARAPATA - L’abécédaire du marinier
Sachons parler marinier ! Les rivières charrient les expressions batelières, car comme tous les métiers, la batellerie est riche d’un vocabulaire très ancien autant qu’étendu. Nombre de nos mots et expressions courantes contemporaines, comme “démarrer”, “déglinguer”, “gare”, “corbillard”*… viennent des rivières et canaux, sans que nous en ayons conscience.
A travers deux cents mots choisis dans cette exposition, c’est le monde des gens de l’eau qui s’offre à nous, avec son langage propre.
Plongez dans un vocabulaire à la fois riche et amusant et découvrez ce que sont une célestine, un bonget, un presse-étoupe, un pare-chignon…
Et si un jour en longeant le canal, un marinier vous salue en disant : “Hey, tête d’houpion !” vous saurez plus facilement de quoi il retourne !
*Corbillard : ancien bateau de la Haute Seine. (vient de la ville de Corbeil) Origine : Au Moyen Âge, Paris était ravitaillée en céréales, vin, bois et matériaux de construction par plusieurs ports en amont dont celui de Corbeil. De par leur provenance, les bateaux affectés à ces transports étaient nommés “corbeillards” et étaient peints de couleur noire. Lors de l’épidémie de peste (1628), on les utilisa pour évacuer les morts de la capitale. Les Parisiens déformèrent le nom en “corbillard”, terme repris ensuite plus largement pour désigner le sinistre véhicule que l’on sait. »
(en illustration : une maquette de corbeillard, Palais impérial de Compiègne - crédit : Réunion des musées nationaux)
Nous n’avons pas cherché ce que veut dire “tête d’houpion”, avons juste vu que ce soir, la Seine qui a monté à Paris, sans aucun bateau sur elle, nous laisse déguster un autre de ses charmes…