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Rationalisme

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Le rationalisme est une doctrine ou une attitude philosophique qui accorde à la raison un rôle central dans la formation de la connaissance et dans l'établissement de la vérité. Dans son sens classique, il affirme que certaines connaissances ne dépendent pas seulement de l'expérience sensible, mais reposent aussi sur des principes, des concepts ou des raisonnements accessibles à l'esprit.

Le rationalisme s'oppose à l'irrationalisme et, historiquement, à l'empirisme, qui fait de l'expérience la source principale ou première des connaissances. Il se distingue aussi des doctrines qui fondent la connaissance sur la révélation, l'intuition immédiate ou l'autorité d'une tradition.

Dans l'histoire de la philosophie, le rationalisme moderne est principalement associé à René Descartes, Baruch Spinoza et Gottfried Wilhelm Leibniz. À partir de Kant, puis dans la philosophie des sciences contemporaine, il prend souvent la forme d'un rationalisme critique, qui reconnaît le rôle de l'expérience, les limites de la raison et la possibilité de corriger les théories par la discussion, l'observation et l'expérimentation.

Précisions terminologiques

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En philosophie, le mot « rationalisme » désigne généralement une doctrine selon laquelle la réalité est intelligible et peut être comprise par la raison[1]. Il peut aussi désigner, dans un sens plus large, une confiance méthodique dans les procédures rationnelles : définition des notions, argumentation, démonstration, examen critique des croyances et recherche de cohérence.

On distingue plusieurs usages du terme :

  • le « rationalisme moderne » ou « rationalisme classique », qui désigne le rationalisme formulé aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment de Descartes à Leibniz ;
  • le « rationalisme dogmatique », expression employée notamment après Kant pour désigner une raison qui prétend connaître le réel, en particulier dans le domaine métaphysique, par ses seuls principes a priori ;
  • le « rationalisme critique », qui reconnaît le rôle de la raison tout en soumettant ses prétentions à un examen de ses limites ;
  • le « rationalisme appliqué », associé à Gaston Bachelard, qui désigne une raison engagée dans le travail effectif des sciences expérimentales ;
  • le « rationalisme continental », expression utilisée dans l'historiographie anglophone pour désigner le courant de Descartes, Spinoza et Leibniz, par opposition à l'empirisme britannique de John Locke, George Berkeley ou David Hume[2],[3].

Le terme a aussi été employé dans des contextes théologiques, en particulier pour désigner des doctrines qui soumettent les contenus de la foi à l'examen de la raison. Cet usage est distinct du rationalisme moderne au sens strict, mais il explique une partie des débats religieux autour du mot[1].

Sources dans la Grèce antique

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L'attitude intellectuelle consistant à accorder une valeur particulière à la raison remonte à la philosophie grecque antique. Le passage du mythe au logos correspond à l'émergence d'explications rationnelles du monde, distinctes des récits religieux ou poétiques[4].

Chez Platon, la connaissance véritable porte sur les Idées ou formes intelligibles. Les réalités sensibles sont changeantes et ne donnent qu'une opinion instable. L'exercice des mathématiques et de la dialectique prépare donc l'âme à se détourner des apparences sensibles pour atteindre ce qui est intelligible. En ce sens, on peut parler d'un rationalisme platonicien, même si le terme est postérieur à Platon[5],[4].

Aristote, au contraire, donne une place importante à l'observation de la nature, ou physis. Il n'est donc pas rationaliste au sens moderne. Il joue cependant un rôle essentiel dans l'histoire de la raison philosophique, notamment par :

Rationalisme moderne

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Origine et caractéristiques du rationalisme moderne

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Le rationalisme moderne se constitue à la fin de la Renaissance et au XVIIe siècle, dans un contexte marqué par la révolution copernicienne, la mathématisation de la physique et la recherche d'une méthode certaine. La réussite des mathématiques et de la mécanique encourage l'idée qu'un ordre rationnel du réel peut être découvert par l'esprit[7].

Après le procès de Galilée en 1633, René Descartes publie le Discours de la méthode en 1637, puis les Méditations métaphysiques en 1641. Avec le cogito, il cherche un point de départ absolument certain pour reconstruire le savoir[8],[9].

Le rationalisme moderne ne se réduit toutefois pas à Descartes. Baruch Spinoza développe une philosophie de la nécessité, exposée selon un ordre géométrique dans l'Éthique, tandis que Gottfried Wilhelm Leibniz distingue les vérités de raison et les vérités de fait, et place le principe de raison suffisante au cœur de son système[10],[11].

Un trait commun de ces rationalismes est l'idée que la raison peut atteindre des vérités nécessaires, indépendantes de la simple expérience sensible. Les mathématiques en fournissent souvent le modèle : une proposition démontrée y vaut universellement, et non seulement pour un cas particulier[12].

Chez Descartes, le rationalisme prend la forme d'une recherche de certitude. La méthode cartésienne consiste à écarter ce qui peut être mis en doute, afin de trouver une vérité qui résiste à toute objection. Cette vérité est celle du sujet pensant : pendant que je doute, je ne peux pas douter que je pense[9].

Descartes soutient aussi que certaines idées ne proviennent pas des sens. L'idée de Dieu, l'idée d'infini ou certaines notions mathématiques ne peuvent pas, selon lui, être expliquées par la seule expérience sensible. Elles relèvent de l'activité propre de l'esprit[13],[14].

Le dualisme cartésien distingue la substance pensante et la substance étendue. Cette distinction joue un rôle majeur dans l'histoire du problème du rapport entre l'esprit et le corps[13].

Spinoza développe un rationalisme systématique. Dans l'Éthique, il expose sa pensée selon des définitions, axiomes, propositions et démonstrations. Cette forme traduit l'idée que le réel peut être compris selon un ordre nécessaire[15].

Comprendre une chose, pour Spinoza, revient à la replacer dans l'enchaînement des causes. La liberté ne consiste donc pas à échapper à la nécessité, mais à comprendre cette nécessité. La connaissance rationnelle permet de mieux comprendre les affects et d'agir de manière moins passive[10].

Spinoza distingue plusieurs genres de connaissance : l'opinion ou imagination, la raison et la connaissance intuitive. La raison s'appuie sur des notions communes qui permettent de saisir ce que les choses ont de régulier et d'intelligible[16].

Leibniz affirme que les vérités nécessaires ne peuvent pas provenir uniquement de l'expérience. Il distingue les vérités de raison, nécessaires, et les vérités de fait, contingentes. Les premières reposent sur le principe de contradiction ; les secondes demandent une raison suffisante expliquant pourquoi une chose existe plutôt que de ne pas exister, et pourquoi elle est ainsi plutôt qu'autrement[11].

Dans les Essais de Théodicée, Leibniz formule le principe de raison suffisante, selon lequel rien n'arrive sans qu'il y ait une raison déterminante permettant d'en rendre compte[17]. Ce principe exprime la confiance rationaliste dans l'intelligibilité du réel.

Dans les Nouveaux Essais sur l'entendement humain, Leibniz répond à Locke. Il admet que l'expérience joue un rôle dans la connaissance, mais soutient que l'esprit possède déjà des dispositions et des structures qui rendent possible l'organisation de cette expérience[18],[14].

Rationalisme et empirisme

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Selon l'empirisme, l'expérience est la source première des connaissances. John Locke, dans l'Essai sur l'entendement humain, refuse l'existence d'idées innées et soutient que l'esprit reçoit ses idées par la sensation et par la réflexion sur ses propres opérations[19].

David Hume radicalise cette orientation en distinguant les impressions, vives et immédiates, et les idées, qui en sont des copies affaiblies. La causalité, pour Hume, n'est pas une nécessité rationnelle directement perçue : elle repose sur l'habitude de voir certains événements se succéder[20].

Le rationalisme s'oppose à cette position lorsqu'il affirme l'existence de principes ou d'idées indépendants de l'expérience. Descartes admet des idées innées, tandis que Leibniz soutient que l'expérience ne suffit pas à expliquer les vérités nécessaires. La formule souvent associée au débat est la réponse de Leibniz à l'empirisme : rien n'est dans l'intellect qui n'ait été d'abord dans les sens, sauf l'intellect lui-même[12],[14].

Cette opposition ne doit toutefois pas être comprise de manière trop rigide. Les rationalistes modernes ne nient pas toute valeur à l'expérience, et les empiristes n'abandonnent pas l'usage de la raison. Le débat porte surtout sur l'origine, l'étendue et la justification des connaissances[12].

Rationalisme et irrationalisme

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Le rationalisme s'oppose à l'irrationalisme lorsqu'il refuse de faire de l'ineffable, du sentiment immédiat, de l'inspiration ou du mystère des sources suffisantes de connaissance. Dans ce sens, il s'oppose au mysticisme, à la magie, à l'occultisme, au paranormal ou à la superstition, lorsque ces pratiques prétendent produire une connaissance sans examen rationnel[1].

Cette opposition ne signifie pas que le rationalisme nie l'existence des sentiments, des croyances ou des expériences intérieures. Il soutient plutôt que la vérité doit pouvoir être discutée, argumentée et soumise à des critères partageables. Dans la tradition idéaliste, Georg Wilhelm Friedrich Hegel critique ainsi les philosophies qui se réclament d'une intuition immédiate sans concept, car elles rendent la vérité difficilement communicable et vérifiable[21].

Rationalisme et révélation

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Dans le domaine religieux, le rationalisme désigne souvent l'idée que les croyances doivent être examinées par la raison. Il s'oppose alors au fidéisme, qui fait de la foi une adhésion indépendante, voire supérieure, à l'examen rationnel.

Spinoza, dans le Traité théologico-politique, applique une méthode critique aux textes bibliques. Il distingue la recherche philosophique de la vérité et l'obéissance religieuse, et propose de lire l'Écriture en tenant compte de son histoire, de sa langue et de ses conditions de transmission[22].

Chez Descartes, la raison peut aussi jouer un rôle dans la théologie naturelle. Dans les Méditations métaphysiques, il cherche à démontrer l'existence de Dieu par des arguments rationnels, notamment par une forme d'argument ontologique[9]. Il ne s'agit pas pour lui de remplacer la foi révélée, mais de montrer que certaines vérités métaphysiques peuvent être établies par la raison naturelle.

Rationalisme critique

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Le rationalisme critique désigne plusieurs courants qui maintiennent l'exigence rationnelle tout en refusant les prétentions dogmatiques d'une raison capable de tout connaître par elle-même. Il peut se caractériser par trois traits :

  • la critique des prétentions métaphysiques excessives ;
  • l'intégration de l'expérience dans le travail de connaissance ;
  • la reconnaissance du caractère historique, révisable et faillible de la raison.

Synthèse kantienne

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Le développement de la physique expérimentale moderne, de Galilée à Newton, conduit à repenser les rapports entre raison et expérience. Dans la Critique de la raison pure, Emmanuel Kant affirme que toute connaissance commence avec l'expérience, mais qu'elle ne dérive pas entièrement de l'expérience[23].

Kant distingue trois facultés :

  • la sensibilité, par laquelle les objets nous sont donnés ;
  • l'entendement, qui organise les données sensibles au moyen de concepts et de catégories ;
  • la raison, qui produit des Idées comme Dieu, l'âme ou le monde comme totalité.

La connaissance suppose donc l'union d'un donné sensible et d'une forme conceptuelle. Sans l'expérience, les concepts seraient vides ; sans les concepts, les intuitions sensibles seraient aveugles[24],[25].

Kant opère ainsi une synthèse entre empirisme et rationalisme. Il reconnaît que l'expérience est indispensable, mais soutient qu'elle n'est possible comme connaissance que grâce à des formes a priori : l'espace et le temps pour la sensibilité, les catégories pour l'entendement. La réalité en soi demeure inconnaissable ; nous connaissons les objets tels qu'ils apparaissent dans les conditions de notre expérience, c'est-à-dire comme phénomènes[24].

Abandon des prétentions métaphysiques

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La critique kantienne limite les prétentions de la raison. Les objets suprasensibles, comme Dieu, l'âme ou la liberté, ne peuvent pas être connus comme des objets d'expérience. Ils peuvent être pensés, mais ils ne peuvent pas faire l'objet d'une connaissance théorique au même titre que les phénomènes[26],[27].

Cette limitation transforme le rationalisme. La raison n'est plus conçue comme une faculté capable d'atteindre directement les réalités métaphysiques, mais comme une puissance critique qui examine ses propres conditions et ses propres limites.

Au XIXe siècle, Auguste Comte prolonge à sa manière cette restriction des ambitions métaphysiques. Dans le Cours de philosophie positive, il soutient que l'esprit scientifique doit renoncer à chercher les causes premières ou les fins dernières pour étudier les lois effectives des phénomènes, c'est-à-dire leurs relations constantes[28].

Dialectique expérimentale

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Le rationalisme critique ne rejette pas l'expérience. Il cherche plutôt à montrer qu'une expérience scientifique n'est pas un simple fait brut. Elle est préparée par des questions, des hypothèses, des instruments et des concepts. L'expérience ne parle donc pas seule : elle est organisée par une activité rationnelle.

Kant insiste déjà sur ce point lorsqu'il compare la raison scientifique à un juge qui interroge la nature selon des questions déterminées. L'observation scientifique est orientée par des principes et par des hypothèses, sans quoi elle resterait dispersée[29].

La méthode expérimentale moderne peut être schématiquement décrite par plusieurs opérations :

  • l'observation rigoureuse d'un phénomène ;
  • la formulation d'une hypothèse testable ;
  • l'élaboration d'un dispositif expérimental ;
  • l'interprétation rationnelle des résultats.

Gaston Bachelard approfondit cette idée au XXe siècle. Dans Le Nouvel Esprit scientifique, La Formation de l'esprit scientifique et Le Rationalisme appliqué, il soutient que la science construit ses objets. Les instruments ne sont pas de simples prolongements des sens : ils matérialisent des théories et rendent possibles des phénomènes que l'expérience ordinaire ne permettrait pas d'observer[30],[31],[32].

D'où l'expression de « rationalisme appliqué » : la raison scientifique n'est pas une raison abstraite séparée du réel, mais une raison engagée dans des pratiques expérimentales, des mesures, des corrections et des rectifications[33],[34].

Historicité de la raison

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Le rationalisme contemporain insiste souvent sur le caractère historique de la raison. Chez Hegel, la raison se développe dans l'histoire et ne se réduit pas à un ensemble fixe de principes abstraits. Gilles-Gaston Granger souligne que cette découverte de l'historicité de la raison marque profondément la pensée moderne[35].

Bachelard reprend cette idée dans le domaine des sciences. La connaissance scientifique progresse en surmontant des obstacles épistémologiques : préjugés, images naïves, habitudes verbales, généralisations hâtives ou réalisme immédiat. La raison doit donc se corriger elle-même et se réformer au contact de ses erreurs[31].

Dans une perspective proche, Karl Popper soutient que la science progresse par conjectures et réfutations. Une théorie scientifique ne peut pas être définitivement vérifiée par une accumulation d'observations, mais elle doit pouvoir être soumise à des tests susceptibles de la réfuter. C'est le principe de réfutabilité[36],[37].

Chez Popper, le rationalisme critique est aussi une attitude intellectuelle : accepter que ses idées puissent être discutées, corrigées ou abandonnées. La raison progresse moins par possession définitive de la vérité que par élimination des erreurs[38],[39],[40].

Critique contemporaine du rationalisme moderne

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Le rationalisme moderne a fait l'objet de plusieurs critiques contemporaines. Certaines portent sur son modèle de certitude, jugé trop éloigné du fonctionnement réel des sciences. D'autres visent le dualisme cartésien, qui sépare la pensée et l'étendue, l'esprit et le corps.

Hans Jonas, dans Le Phénomène de la vie, critique la séparation cartésienne entre la pensée et l'étendue. Selon lui, cette séparation rend difficile la compréhension philosophique du vivant comme réalité à la fois corporelle et porteuse d'intériorité[41],[42].

Vittorio Hösle, influencé par Jonas, voit dans certaines formes de dualisme moderne et dans l'absence de finalité de la technoscience des éléments importants pour comprendre la crise écologique contemporaine[43].

Le sociologue Franco Ferrarotti critique pour sa part le rationalisme mécaniste, qu'il associe à une réduction excessive de la vie sociale et de l'expérience humaine à des modèles explicatifs abstraits[44].

Des critiques religieuses ou spiritualistes reprochent également au rationalisme moderne de réduire la connaissance humaine à la seule raison discursive. Jean-Claude Larchet, dans une perspective théologique orthodoxe, relie cette critique à une réflexion sur les fondements spirituels de la crise écologique[45]. Cette interprétation relève cependant d'un point de vue confessionnel et ne constitue pas une critique philosophique unanimement admise.

Point de vue chrétien

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Dans le catholicisme, plusieurs textes pontificaux ont abordé le rationalisme, surtout lorsqu'il prétend réduire la foi à la seule raison humaine. Le Syllabus de Pie IX, publié le , condamne plusieurs propositions associées au rationalisme moderne[46].

En 1879, l'encyclique Æterni Patris de Léon XIII encourage le retour à la philosophie de Thomas d'Aquin. Ce texte contribue à la restauration du thomisme comme référence philosophique catholique face aux courants modernes, dont certaines formes de rationalisme[47],[48].

L'encyclique Fides et ratio de Jean-Paul II, publiée le , analyse les rapports entre la foi et la raison. Elle critique à la fois le fidéisme, qui affaiblit le rôle de la raison, et un rationalisme fermé à la métaphysique et à la révélation[49].

Point de vue artistique

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Le mot « rationalisme » est aussi employé dans le domaine artistique et architectural. En architecture, le rationalisme désigne un courant qui valorise la clarté constructive, l'adéquation entre forme et fonction et l'emploi raisonné des matériaux. Cet usage relève d'un domaine distinct du rationalisme philosophique.

Notes et références

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  1. 1 2 3 « Rationalisme », sur Centre national de ressources textuelles et lexicales (consulté le ).
  2. (en) Peter West, « Early Modern Rationalism », sur The Stanford Encyclopedia of Philosophy (consulté le ).
  3. (en) « Continental Rationalism », sur Internet Encyclopedia of Philosophy (consulté le ).
  4. 1 2 3 Le savoir grec : Dictionnaire critique, Flammarion, (ISBN 978-2-08-210370-1).
  5. Platon, La République, livres VI-VII.
  6. Aristote, Organon.
  7. Gilbert Hottois, « Les rationalismes à l'âge classique », dans De la Renaissance à la Postmodernité, De Boeck Supérieur, (lire en ligne), p. 67-95.
  8. René Descartes, Discours de la méthode, .
  9. 1 2 3 René Descartes, Méditations métaphysiques, .
  10. 1 2 Ferdinand Alquié, Le rationalisme de Spinoza, Presses universitaires de France, (1re éd. 1981) (DOI 10.3917/puf.alqui.1998.01, lire en ligne).
  11. 1 2 Alexis Philonenko, « Leibniz. Vérités de raison et vérités de fait », Cahiers de Fontenay, no 10, , p. 135-156 (lire en ligne, consulté le ).
  12. 1 2 3 (en) Peter Markie, « Rationalism vs. Empiricism », sur The Stanford Encyclopedia of Philosophy (consulté le ).
  13. 1 2 Jean Laporte, Le rationalisme de Descartes, Presses universitaires de France, (1re éd. 1945) (ISBN 978-2-13-041758-3, lire en ligne).
  14. 1 2 3 (en) Daniel W. Garber, « Innateness and Contemporary Theories of Cognition », sur The Stanford Encyclopedia of Philosophy (consulté le ).
  15. Baruch Spinoza, Éthique, .
  16. Ferdinand Alquié, « Les divers genres de connaissance », dans Le rationalisme de Spinoza, Presses universitaires de France, (lire en ligne), p. 179-196.
  17. Gottfried Wilhelm Leibniz, Essais de Théodicée, .
  18. Gottfried Wilhelm Leibniz, Nouveaux Essais sur l'entendement humain, .
  19. John Locke, Essai sur l'entendement humain, .
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  26. Robert Theis, « Le sens de la métaphysique dans la Critique de la Raison Pure », Revue philosophique de Louvain, vol. 83, no 58, , p. 175-196 (DOI 10.2143/RPL.83.2.2013618, lire en ligne, consulté le ).
  27. Igor Schüssler, « Critique et refondation de la métaphysique chez Kant : les « progrès de la métaphysique » et la critique du système leibniziano-wolffien », Archives de philosophie, vol. 69, no 4, , p. 567-599 (DOI 10.3917/aphi.694.0567, lire en ligne, consulté le ).
  28. Auguste Comte, Cours de philosophie positive, 1830-1842.
  29. Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, , Préface de la seconde édition.
  30. Gaston Bachelard, Le Nouvel Esprit scientifique, Félix Alcan, .
  31. 1 2 Gaston Bachelard, La Formation de l'esprit scientifique, Vrin, .
  32. Gaston Bachelard, Le Rationalisme appliqué, Presses universitaires de France, .
  33. Jean Gayon, « Gaston Bachelard : le rationalisme appliqué », sur HAL SHS, (consulté le ).
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  35. Gilles-Gaston Granger, La raison, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », .
  36. Karl Popper, La Logique de la découverte scientifique, Payot, .
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  39. Renée Bouveresse, Karl Popper ou le rationalisme critique, Vrin, (ISBN 978-2-7116-0087-8, lire en ligne).
  40. Alain Boyer, « Karl Popper ou le rationalisme critique », Hermès, La Revue, CNRS Éditions, no 16, , p. 271-275 (DOI 10.4267/2042/15197, lire en ligne, consulté le ).
  41. Hans Jonas, Le Phénomène de la vie : Vers une biologie philosophique, De Boeck Université, (ISBN 978-2-8041-3763-2), p. 69.
  42. Thiago Vasconcelos, « Hans Jonas et le principe de continuité de la vie », La Pensée écologique, vol. 11, no 1, , p. 109-115 (DOI 10.3917/lpe.011.0006, lire en ligne, consulté le ).
  43. Vittorio Hösle, Philosophie de la crise écologique, Payot, (ISBN 978-2-228-92803-8).
  44. Franco Ferrarotti, « La révolte contre le rationalisme mécaniste », Sociétés, no 87, , p. 91-100 (DOI 10.3917/soc.087.0091, lire en ligne, consulté le ).
  45. Jean-Claude Larchet, Les Fondements spirituels de la crise écologique, Syrtes, (ISBN 978-2-940628-11-7).
  46. (en) « Syllabus of Errors », sur Papal Encyclicals Online (consulté le ).
  47. Léon XIII, « Æterni Patris », sur Vatican (consulté le ).
  48. Serge-Thomas Bonino, « Le fondement doctrinal du projet léonin : Aeterni Patris et la restauration du thomisme », Le pontificat de Léon XIII : renaissances du Saint-Siège ?, École française de Rome, , p. 267-274 (lire en ligne, consulté le ).
  49. Jean-Paul II, « Fides et ratio », sur Vatican (consulté le ).

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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