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Philibert II

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Philibert II
Illustration.
Sculpture funéraire représentant Philibert II au XVIe siècle.
Titre
Prince de Piémont
Duc de Savoie, et Comte de Genève

(6 ans, 10 mois et 3 jours)
Prédécesseur Philippe II
Successeur Charles II
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Nom de naissance Philibert de Savoie
Surnom « le Beau »
Date de naissance
Lieu de naissance Château de Pont-d'Ain, Pont-d'Ain (Savoie)
Date de décès (à 24 ans)
Lieu de décès Château de Pont-d'Ain, Pont-d'Ain (Savoie)
Sépulture Monastère royal de Brou
Père Philippe II
Mère Marguerite de Bourbon
Fratrie Charles II
Conjoints Yolande-Louise de Savoie (1)
Marguerite d'Autriche (2)
Héritier Charles de Savoie
(1497-1504)
Religion Catholicisme

Image illustrative de l’article Philibert II
Duc de Savoie

Philibert II, dit le Beau, né le à Pont-d'Ain (actuel département de l'Ain) où il est mort le , est duc de Savoie et prince de Piémont (1497-1504).

Duc de Savoie à 17 ans, il laisse d'abord l'exercice du pouvoir à son demi-frère, René de Savoie, qui est évincé après le mariage en 1501 de Philibert avec Marguerite d'Autriche, fille de l'empereur Maximilien Ier.

Sa mort prématurée donne lieu à une enquête pour empoisonnement.

Origines familiales

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Philibert naît le , au château de Pont-d'Ain[1],[2],[3]. Il est le fils du duc de Savoie Philippe II et de Marguerite de Bourbon (1438-1483)[2],[3].

Il passe une partie de son enfance à la cour de France[2], auprès de son oncle maternel Pierre II de Bourbon, sire de Beaujeu, époux d'Anne de France, fille de Louis XI et régente au début du règne de Charles VIII.

Il participe à la première guerre d'Italie aux côtés de Charles VIII (1494-1497)[2] et à la deuxième (1499-1500) aux côtés de Louis XII.

Il obtient en apanage le comté de Bresse, en [2].

Le , il épouse sa cousine Yolande-Louise de Savoie, héritière de la branche aînée de la famille, qui meurt très vite

Duc de Savoie

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En 1497, il succède à son père à la tête du duché de Savoie[2],[3]. Très rapidement, il laisse la gestion des affaires du duché à son frère naturel, René, le Bâtard de Bresse[2]. Ce dernier obtient pour son apanage le comté de Villars en Bresse, ainsi que les seigneuries de Loyes, Aspremont et Gordans, au mois de novembre[4]. Philibert continuera d'augmenter les possessions de René par la suite, le faisant notamment gouverneur de Nice et lieutenant général de ses États en 1500[4].

BERJAYA
Demi Teston à l'effigie de Philibert II duc de Savoie, 1500

Le , il se remarie avec sa coursine Marguerite d'Autriche[2], fille de l’empereur Maximilien Ier (1459-1519) et de la duchesse Marie de Bourgogne (1457-1482), fille de Charles le Téméraire[5]. Marguerite est aussi la marraine de son neveu Charles de Habsbourg (1500-1558), petit-fils de Maximilien et Marie (le futur empereur Charles Quint). Leur mariage par procuration a lieu à Dole (capitale du comté de Bourgogne) en . Philibert est représenté par René.

La vie de Philibert est bouleversée par ce mariage. En effet, cette princesse de 21 ans plaît à son mari et prend sur lui une grande influence. Marguerite fait chasser René de Savoie.

En 1502, au cours de la troisième guerre d'Italie, Philibert II refuse à l'armée de Louis XII le passage par ses États pour entrer en Italie ; l'armée du roi de France passe par les vallées du marquisat de Saluces, ce qui permet à la Savoie de rester neutre.

La même année, il disgracie, sous l'influence de sa femme, son demi-frère, qui perd la lieutenance générale des États[5]. Marguerite obtient de son père de casser la reconnaissance de légitimation de René[5]. Philibert qui hésite accepte la décision en 1503[5]. René se réfugie auprès du roi de France[5].

Mort et sépulture

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Tombe de Philibert II.
Tombe de Philibert II.

Philibert meurt le 10 , âgé seulement de 24 ans, après un refroidissement subi durant une partie de chasse à laquelle il a tenu à participer, quoique grippé, contre l'avis de son épouse (sans doute d'une pneumonie). Il laisse le duché à son demi-frère Charles.

En hommage à son époux, Marguerite d'Autriche fait construire l'église Saint-Nicolas-de-Tolentin de Brou, où il est inhumé avec sa mère Marguerite de Bourbon.

Son cœur est déposé dans l'église de Pont-d'Ain[6], détruite par une crue en 1623[6].

Enquête sur un supposé empoisonnement de Philibert

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Après la mort de Philibert, René de Savoie, accuse Jacques de Bussy, seigneur d'Erya, de l'avoir fait empoisonner par un médecin piémontais, qui aurait façonné deux pommes de senteur[pas clair] empoisonnées. Le médecin, arrêté et torturé, dénonce ses complices supposés, notamment Jacques de Bussy, qui est enfermé à Chillon, mais parvient à s'évader et à se réfugier dans le canton de Berne (un des cantons suisses confédérés).

Destin de Marguerite d'Autriche

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De nouveau veuve (la première fois, de l'infant Jean d'Aragon en 1497), Marguerite d'Autriche se retire aux Pays-Bas, où elle est chargée à partir de 1506 d'élever les enfants nés aux Pays-Bas de son frère Philippe le Beau et de son épouse Jeanne, partis en Castille se faire reconnaître comme roi et reine après la mort d'Isabelle la Catholique.

Après la mort de Philippe le Beau en à Burgos (lui aussi d'un refroidissement), Maximilien la nomme régente des Pays-Bas bourguignons en 1507 (elle le reste jusqu'à sa mort en 1530) et elle continue d'éduquer son neveu Charles et ses nièces Eléonore, Isabelle et Marie, tandis que Ferdinand, né en 1503, et Catherine, née en 1507, sont éduqués en Castille, où ils sont nés.

Notes et références

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  1. Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg, Gromier Ainé, , 518 p. (BNF 30556006, lire en ligne), p. 299.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 Albert de Montet, Dictionnaire biographique des Genevois et des Vaudois qui se sont distingués dans leur pays ou à l'étranger par leurs talents, leurs actions, leurs œuvres littéraires ou artistiques, etc, G. Bridel, (lire en ligne), p. 484-485
  3. 1 2 3 MedLands, p. Philibert II.
  4. 1 2 Henri de Panisse-Passis, Les comtes de Tende de la maison de Savoie, Librairie Firmin-Didot et Cie, , 386 p. (lire en ligne), p. 3-4.
  5. 1 2 3 4 5 Henri de Panisse-Passis, Les comtes de Tende de la maison de Savoie, Librairie Firmin-Didot et Cie, , 386 p. (lire en ligne), p. 9-11.
  6. 1 2 Paolo Cozzo, « Stratégie dynastique chez les Savoie : une ambition royale, XVIe-XVIIIe siècle », dans Juliusz A. Chrościcki, Mark Hengerer, Gérard Sabatier, Les funérailles princières en Europe, XVIe – XVIIIe siècle : Volume I : Le grand théâtre de la mort, Les Editions de la MSH, , 412 p. (ISBN 978-2-73511-686-7, lire en ligne), p. 228-229 (Carte).

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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