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Jacques Roubaud

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Jacques Roubaud
BERJAYA
Jacques Roubaud en 2008.
Fonction
Président du Centre international de poésie Marseille
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jacques Denis RoubaudVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Lucien Roubaud (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Conjoints
Sylvia Roubaud (d) (à partir de )
Alix Cléo Roubaud (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions
BERJAYA
Tombe de Jacques Roubaud au cimetière de Montmartre (division 25).

Jacques Roubaud, né le à Caluire-et-Cuire (Rhône) et mort le à Paris[1], est un poète, écrivain et mathématicien français.

Membre de l'Oulipo[2], il développe une œuvre abondante, qui comprend des ouvrages de prose, de poésie, des écrits autobiographiques et des essais. Il s'intéresse également à l'utilisation des mathématiques et de l'informatique pour l'écriture à contraintes oulipienne.

Jacques Roubaud reçoit plusieurs prix littéraires couronnant l'ensemble de son œuvre, notamment le grand prix national de la poésie (1990) et le grand prix de littérature Paul-Morand de l'Académie française (2008)[3].

Origines familiales

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Jacques est le fils de Lucien et de Suzanne Roubaud, qui se sont mariés en 1931 à Caluire-et-Cuire (Rhône), résidence à cette date des parents de Suzanne. Il a une sœur et deux frères plus jeunes que lui, dont l'un, Jean-René, s'est suicidé en 1961 à l'âge de 22 ans.

Son père, Lucien Roubaud (1906-1999)[4], fils d'un postier du Var, est admis à l'École normale supérieure en 1927 et reçu en 1935 (après deux échecs à l'oral) à l'agrégation de philosophie. Nommé (en même temps que son épouse) professeur à Tulle en 1934, puis à Carcassonne en 1937, il s'oriente pendant la guerre vers l'EPS, devenant inspecteur dans cette discipline en 1945, d'abord dans l'Aude puis dans la région parisienne. Parallèlement, il entre dans la Résistance en 1941, au sein du mouvement Combat. Il devient responsable départemental des Mouvements unis de la Résistance (MUR) en août 1943, commandant des FFI de l'Aude en juillet 1944, chef régional des MUR (région R3) en août 1944 et président du Comité régional de Libération.

Sa mère Suzanne, née Molino (1907-1993), admise à l'ENS de la rue d'Ulm en 1927 (l'une des trois premières femmes[5] dans ce cas), est reçue à l'agrégation d'anglais en 1932. Elle participe à la Résistance dans l'Aude aux côtés de son époux.

La grand-mère maternelle de Jacques Roubaud, Blanche Molino (1880-1967)[6], institutrice, a aussi participé à la Résistance (hébergeant notamment à l'occasion Marc Bloch et sa secrétaire Nina Morguleff, ainsi que le frère de celle-ci, Georges[7]) et a été reconnue comme Juste parmi les nations pour son rôle dans la protection des juifs dans la région de Lyon.

Jacques Roubaud passe son enfance à Carcassonne jusqu'en 1945 et son adolescence à Paris.

Formation académique et carrière universitaire

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Il dit avoir été un élève moyen[8]. Il dit[réf. nécessaire] aussi détester les concours et les examens.

Il entre en hypokhâgne[Quand ?] (classe préparatoire littéraire au concours de l'École normale supérieure), mais l'enseignement ne lui plait pas. Il y met fin à la suite du commentaire d'un poème des Chimères de Gérard de Nerval.[réf. nécessaire]

Vouant une grande admiration à l'œuvre des mathématiciens français formant le groupe Bourbaki, il se tourne vers les mathématiques, qu'il enseigne à partir de 1958, « pour des raisons utilitaires[9] », comme assistant délégué puis maître assistant à l'université de Rennes.

À Rennes, il rencontre le mathématicien Jean Bénabou (cousin de l'oulipien Marcel Bénabou), avec qui il se lie d'amitié et qui apparaît dans plusieurs de ses textes poétiques[10]. Ils démontrent ensemble un théorème important de théorie des catégories, qui porte leur nom[11],[12].

De 1970 à 1991[13],[14], il est professeur de mathématiques[pas clair][15] à l'université Paris-Nanterre[16].

Jacques Roubaud a aussi été directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) jusqu'en 2001.[réf. nécessaire]

Activités littéraires

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Un intérêt précoce pour la poésie

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Il publie un premier recueil de poésies en 1944 (Poésies juvéniles), puis un second en 1952 (Voyage du soir).

Fasciné par les poèmes à forme fixe, comme le sonnet (il dit en avoir lu plus de cent cinquante mille[réf. nécessaire]), le renga et la sextine[17]), il apprend depuis tout jeune des milliers de vers et des centaines de poèmes par cœur[18].

En 1961, il se consacre exclusivement à la composition de sonnets, entamant dès lors une démarche expérimentale dans la plupart de ses travaux littéraires.

En , il est un des six poètes autour desquels Louis Aragon organise une soirée baptisée « Six poètes et une musique de maintenant » au théâtre Récamier, à Paris[19].

Activité poétique aux côtés de l'Oulipo (à partir de 1966)

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En 1966, Jacques Roubaud est invité d'honneur de l'Ouvroir de littérature potentielle (Oulipo)[20], puis y est coopté par Raymond Queneau. Il y est l'inventeur de nombreuses contraintes telles que le « baobab » et le « haïku oulipien généralisé ».[pas clair]

Après avoir fourni de nombreuses contributions à la revue Action poétique, il est en 1968 le cofondateur (avec Jean-Pierre Faye et Maurice Roche) de la revue Change, qui accueillera des textes d'oulipiens.

En 1969, il est à l'origine de la création du Cercle Polivanov, qui publie les Cahiers de poétique comparée[21].

En 1981, il est le cofondateur, avec Paul Braffort, de l'Atelier de littérature assistée par les mathématiques et les ordinateurs (Alamo)[22].

En 1990, il publie ses travaux destinés initialement à une thèse non soutenue[23] : « La forme du sonnet français de Marot à Malherbe. Recherche de seconde rhétorique »[24],[25].

En 1986, il obtient le prix France Culture.

Il préside le Centre international de poésie Marseille de 1992 à 1997.

En , il reçoit le prix Goncourt de la poésie pour l'ensemble de son œuvre[26].

Activité littéraire hors de la poésie expérimentale

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Il a aussi écrit de nombreux livres de poèmes pour enfants.

Il est l'auteur d'une série de « pseudo-romans » autour du personnage de « la Belle Hortense ».

Il a aussi écrit des contes, pour enfants ou pour adultes, ne relèvent pas de la démarche expérimentale (ou seulement à la marge).

En 1989, il publie Le Grand Incendie de Londres, début d'un cycle en prose qu'il appelle son « projet ».

Collaborations avec des artistes

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Il a travaillé en collaboration avec de plusieurs artistes, notamment Micaëla Henich, Christian Boltanski et le compositeur français François Sarhan, pour lequel il écrit la Grande Kyrielle du sentiment des choses en 2002. La compositrice Kaija Saariaho a par ailleurs mis en musique des extraits des Échanges de la lumière dans son œuvre pour chœur Nuits, Adieux (1991) et donné à son concerto pour violon (1994) le titre Graal Théâtre, en référence à l'œuvre de Roubaud et Delay. Le premier opéra de Saariaho, L'Amour de loin (2000), est d'ailleurs inspiré des ressources sur le troubadour Jaufré Rudel traduites et présentées par Jacques Roubaud dans La Fleur inverse.

Importance des mathématiques dans son œuvre

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Les mathématiques ont une grande influence sur son activité littéraire, poétique (comme dans ) ou de fiction (voir la série des Hortense[27] basée sur la sextine — 6 volumes prévus, dont 3 publiés). Il serait l'auteur d'un passage d'inspiration mathématique de La Disparition, de Georges Perec, qui cite notamment Jean Bénabou sous les traits du « cousin d'Ibn Abbou »[28].

Il épouse en première noces Sylvia Bénichou (1935-2025), fille de l'universitaire Paul Bénichou[29].

En 1980, il épouse la photographe et écrivaine d'origine canadienne Alix Cléo Roubaud. Gravement asthmatique depuis l'enfance, elle meurt à trente et un ans en 1983 d'une embolie pulmonaire. Jacques Roubaud évoque sa disparition dans Quelque chose noir et Le Grand Incendie de Londres.

Mort et funérailles (2024)

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Il meurt le à Paris, jour de son 92e anniversaire[30],[31].

Il est inhumé au cimetière de Montmartre (division 25).

Analyse de l'œuvre

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Jacques Roubaud revendique plusieurs influences à travers ses nombreux et divers centres d'intérêt : littérature médiévale, en particulier l'énorme corpus de la matière de Bretagne, en français et en anglais[32] ; poésie des troubadours, dont il est sans doute un des plus grands connaisseurs en France (reprise par exemple de la forme extrêmement complexe de la sextine dans Quelque chose noir) ; poésie japonaise ancienne ; prose japonaise ancienne (le Genji Monogatari) ; jeu de go (il a publié un traité sur ce sujet en collaboration avec Pierre Lusson et Georges Perec) ; ou encore littérature de langue anglaise : écrivains britanniques, notamment Lewis Carroll et Anthony Trollope, poètes britanniques jusqu'à la fin du XIXe siècle, parmi lesquels Gerard Manley Hopkins ; poètes américains du XXe siècle.

Il est ainsi réputé pour ses nombreuses traductions, dont il a rassemblé une partie dans un volume intitulé Traduire, journal, où ne figure aucun des poèmes en version originale : il estime que le poème cible est une œuvre à part entière, distincte du poème-source et autonome. Pourtant, son anthologie de la poésie des troubadours parue chez Seghers comporte les œuvres originales en langue d'oc.

Il a déclaré :

« Un poème est un objet artistique de langue à quatre dimensions : pour la page (c’est-à-dire pour l’œil), pour l’oreille (ce que nous entendons), pour la voix (ce que nous prononçons) et pour une vision intérieure[33],[34]. »

Les principes de Roubaud

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Il est l'auteur de deux principes oulipiens qui portent maintenant son nom :

  • « Un texte écrit suivant une contrainte parle de cette contrainte. »
  • « Un texte écrit suivant une contrainte mathématisable contient les conséquences de la théorie mathématique qu'elle illustre[35]. »
  • , Gallimard, Paris, 1967
  • Trente et un au cube, Gallimard, Paris, 1973
  • Mezura, Éditions d'Atelier, Paris, 1975
  • Dors, précédé de Dire la poésie, Gallimard, Paris, 1981
  • Les Animaux de tout le monde, Paris, Ramsay, 1983 ; réédité en 1990 par Seghers.
  • Les Animaux de personne, Paris, Seghers, 1991
  • La pluralité des mondes de Lewis, Gallimard, Paris, 1991
  • La forme d'une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains. Cent cinquante poèmes (1991-1998), Gallimard, Paris, 1999
  • Churchill 40 et autres sonnets de voyage, Gallimard, Paris, 2004
  • Quelque chose noir, recueil de poèmes, Gallimard, Paris, 1986 Ce recueil a été inscrit au programme d'admission de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud[36] en 2007-2008 et au programme de la session 2026 des agrégations externes de lettres classiques, de lettres modernes et de grammaire.
  • Poésie, etcetera, ménage, Stock, Paris, 1995
  • La Fenêtre veuve. Prose orale, Théâtre Typographique[37], Courbevoie, 1996
  • Kyrielle, NOUS, Caen, 2003
  • Ode à la ligne 29 des autobus parisiens, Attila, 2012 (ISBN 978-2-917084-58-8)[38]
  • Octogone. Livre de poésie, quelquefois prose, Gallimard, Paris, 2014
  • C et autre poésie (1962-2012), NOUS, Caen, 2015 (ISBN 978-2-370840-21-9)
  • Je suis un crabe ponctuel. Anthologie personnelle (1967-2014), Gallimard, Paris, 2016 (ISBN 978-2-910227-95-1).
  • Tridents, NOUS, Caen, 2019 (ISBN 978-2-370840-72-1)
  • Strophes reverdie, L'Usage, Paris, 2019 (ISBN 978-2-9566481-0-9)
  • Chutes, rebonds et autres poèmes simples, Paris, Gallimard, 2021[39],[40]
  • Cent sept plantes, L'Usage, Paris, 2023 (ISBN 978-2-9566481-7-8)
  • Trilogie d'Hortense[41] (3 volumes publiés sur 6 prévus) :
    • La Belle Hortense, Ramsay, Paris, 1985 (rééd. Seuil, coll. « Points »)
    • L'Enlèvement d'Hortense, Ramsay, Paris, 1987 (rééd. Seuil, coll. « Points »)
    • L'Exil d'Hortense, Seghers (coll. « Mots »), Paris, 1990 (rééd. Seuil, coll. « Points »)
  • Le Grand Incendie de Londres[42]
    • Le grand incendie de Londres : récit, avec incises et bifurcations : 1985-1987, Paris, Seuil, coll. « Fiction & Cie », no 117, 1989, 411 p. (ISBN 2-02-010472-5)
    • La Boucle, Paris, Seuil, coll. « Fiction & Cie », 1993, 579 p. (ISBN 2-02-019119-9)
    • Mathématique :, Paris, Seuil, coll. « Fiction & Cie », 1997, 279 p. (ISBN 2-02-030683-2)
    • Poésie :, Paris, Seuil, coll. « Fiction & Cie », 2000, 538 p. (ISBN 2-02-038176-1)
    • La Bibliothèque de Warburg : version mixte, Paris, Seuil, coll. « Fiction & Cie », 2002, 313 p. (ISBN 2-02-053461-4)
    • Impératif catégorique : récit, Paris, Seuil, coll. « Fiction & Cie », 2008, 255 p. (ISBN 978-2-02-091242-6)
      Ce volume constitue la deuxième partie de la troisième branche
    • La Dissolution, Caen, Nous, 2008, 532 p. (ISBN 978-2-913549-27-2)
  • L'Abominable Tisonnier de John McTaggart Ellis McTaggart, et autres vies plus ou moins brèves, Seuil, Paris, 1997
  • Ma vie avec le docteur Lacan, L'Attente, 2004
  • Nous, les moins-que-rien, fils aînés de personne. 12 (+1) autobiographies, Fayard, Paris, 2006
  • La Fleur inverse : essai sur l'art formel des troubadours, Ramsay, Paris, 1986
  • Quel avenir pour la mémoire ?, avec Maurice Bernard, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Littératures » (no 349), Paris, 1998
  • La Vieillesse d'Alexandre : essai sur quelques états récents du vers français, F. Maspero, Paris, 1978 (rééd. éditions Ivrea, 2000)
  • L'Invention du fils de Leoprépès, Circé, Saulxures, 1993
  • La Ballade et le chant royal, Les Belles Lettres, coll. « Architecture du verbe» , Paris, 1997
  • Sous le Soleil : vanité des vanités, Bayard, Paris, 2004
  • Lire, écrire ou comment je suis devenu collectionneur de bibliothèques, Presses de l'Enssib, 2012 (ISBN 978-2-910227-95-1) [lire en ligne]
  • Description du projet, NOUS, Caen, 2014
  • Poétique. Remarques. Poésie, mémoire, nombre, temps, rythme, contrainte, forme, etc., Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle », Paris, 2016 (ISBN 978-2-02-129549-8)[43]
  • Co Va Ru - Vol. I Mètres, Rimes, formes, Martine Aboucaya & Yvon Lambert, Paris, 2021 (ISBN 978-2-9540208-1-5)
  • Co Va Ru - Vol. II Expositions, Célébrations, Fabrications, Martine Aboucaya & Yvon Lambert, Paris, 2021 (ISBN 978-2-9540208-2-2)
  • La Princesse Hoppy ou le Conte du Labrador, Hatier (coll. « Fées et gestes »), Paris, 1990 (rééd. Absalon, Nancy, 2008)

Écrits autobiographiques

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  • Autobiographie, chapitre dix. Poèmes avec des moments de repos en prose, Gallimard, Paris, 1977
  • Ciel et terre et ciel et terre, et ciel, Flohic, Charenton, 1997
  • Peut-être ou la Nuit de dimanche (Brouillon de prose), Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle », Paris, 2018 (ISBN 978-2-02-138823-7)[44],[45]

Bibliothèque oulipienne

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Anthologies

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  • Les troubadours : anthologie bilingue, Seghers, Paris, 1971
  • Soleil du soleil : anthologie du sonnet français de Marot à Malherbe, Gallimard, Paris, 1990
  • Quasi-Cristaux, Martine Aboucaya & Yvon Lambert, Paris, 2013 ; également disponible en ligne
  • Esprit de résistance, dir. Jean-Yves Reuzeau pour la série L'Année poétique : 118 poètes d'aujourd'hui, Seghers, Paris, 2025 (ISBN 9782232148095)[47],[48]

Traductions

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  • Mono no aware. Le Sentiment des choses. Cent quarante-trois poèmes empruntés au japonais, Paris, Gallimard, 1970.
  • Lewis Carroll, La Chasse au Snark, Paris, Garance, 1981 (réédition : Paris, Ramsay, 1986).
  • Charles Reznikoff, Testimony : the United States, 1885-1890 / Témoignage : les États-Unis, 1885-1890 : récitatif, Paris, hachette, 1981.
  • Traduire, journal, Paris, éditions NOUS, 2000 (ISBN 2-913549-03-9).
  • « Yhwh convoque » et « Dans le désert » (avec Marie Borel et Jean l'Hour), « Livre de Joël » (avec Jean l'Hour), « Paroles de Qohélet » et « Esther (grec) » (avec Marie Borel et Jean l'Hour), dans La Bible, Paris, Bayard, 2001.

En collaboration

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  • Morphismes rationnels et algébriques dans les types d'A-algèbres discrètes à une dimension, thèse de doctorat, université de Rennes, 1967, Publications de l'Institut de statistique de l'université de Paris, vol. XVII, no 4, 1968, p. 1-77.
  • La Forme du sonnet français de Marot à Malherbe : recherche de seconde rhétorique, thèse de doctorat d'État, université Paris IV, 1990.

Prix et distinctions

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Décoration

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Notes et références

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  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. Jacques Roubaud sur oulipo.net.
  3. Grand prix de littérature Paul-Morand, Académie française, consulté le 26 décembre 2019.
  4. « Roubaud, Lucien, Camille, Marius » dans le Maîtron, est né à Toulon et mort à Carcassonne.
  5. Normalement, les femmes allaient à l'ENS de jeunes filles à Sèvres, mais celle de la rue d'Ulm leur est ouverte de 1927 à 1940.
  6. « Blanche Molino » sur le site de l'AJPN.
  7. « Nina Morguieff » sur le site de l'AJPN.
  8. Autobiographie, chapitre X.
  9. Nicolas Bergeron, « Quelques vies plus ou moins brèves de Jacques Roubaud », sur Images des mathématiques, .
  10. Jacques Roubaud, « Esquisse d’un portrait de Jean Bénabou, catégoricien », sur Images des mathématiques, CNRS, (consulté le ).
  11. Jean Bénabou et Jacques Roubaud, « Monades et descente », Comptes rendus de l'Académie des sciences, vol. 270, , p. 96-98 (lire en ligne Accès libre).
  12. (en) « Bénabou-Roubaud theorem », sur nLab (consulté le ).
  13. Jacques Roubaud, Mathématique :, Seuil, 1997 (aperçu sur Google Livres).
  14. Jacques Roubaud, « Les phrases ne sont pas des vers », sur Libération, .
  15. Avec le grade de professeur ?
  16. Notice d’autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  17. L'Oulipo qualifie de « n-ine » ou encore « quenine » les généralisations de la sextine à des nombres autres que 6. Voir l'article sur les sextines.
  18. Le Grand Incendie de Londres, p. ?
  19. Carré d'Art, Jean-Pierre Thiollet, Anagramme, 2008, p. 77.
  20. « Invités d'honneur de l'Oulipo », sur oulipo.net (consulté le )
  21. Camille Bloomfield, Raconter l'Oulipo, Honoré Champion, (ISBN 978-2-7453-3598-2), p. 299-318
  22. Les premières réalisations de l'ALAMO sont présentés dans la revue Action poétique, no 95.
  23. Jean-Charles Monferran, « Le sonnet français, "machine à penser" ou "poème stationnaire" ? Étude de l'agencement rimique du sizain autour de 1550 », L'information grammaticale, vol. 75, no 1, , p. 29–32 (DOI 10.3406/igram.1997.2900, lire en ligne, consulté le ).
  24. « La forme du sonnet français de Marot à Malherbe : recherche de seconde rhétorique / Jacques Roubaud », sur sudoc.fr (consulté le ).
  25. Une Anthologie en sera également publiée la même année chez P.O.L sous le titre Soleil du soleil : Le sonnet français de Marot à Malherbe (ISBN 2-86744-175-7).
  26. 1 2 Valérie Oddos, « Emilienne Malfatto prix Goncourt du premier roman pour Que sur toi se lamente le Tigre », AFP-France TV Info, .
  27. Alain Schaffner, « Le romanesque dans la trilogie d’Hortense de Jacques Roubaud », revue temps zéro, no 8.
  28. Marc Parayre, « Traces directes ou indirectes de Jacques Roubaud dans La Disparition de Georges Perec », sur Les Cahiers Jacques Roubaud, (consulté le ).
  29. Jacques Roubaud, « Lire, écrire ou comment je suis devenu collectionneur de bibliothèques » (consulté le )
  30. Guillaume Lecaplain, « Mort de Jacques Roubaud, la poésie dans toutes ses formes », Libération, (lire en ligne)
  31. « Jacques Roubaud, poète et mathématicien des mots, est mort », sur Le Monde,
  32. Baptiste Franceschini, L'oulipien translateur : la bibliothèque médiévale de Jacques Roubaud (thèse de doctorat en Littérature française, francophone et comparée - Université Bordeaux 3 et Université de Montréal), (lire en ligne Accès libre).
  33. Françoise Siri, « Je suis un crabe ponctuel », La Croix, (lire en ligne).
  34. Nathalie Crom, « Jacques Roubaud : “Je construis des livres qui ont une organisation interne réfléchie” », Télérama, (lire en ligne, consulté le ).
  35. Oulipo, Atlas de littérature potentielle, Folio Essais/Gallimard, 1988, p. 90.
  36. Programme du concours 2008 sur le site de l'ENS-LSH..
  37. Voir sur thty.fr.
  38. Thierry Clermont, « Ôde à la ligne 29 des autobus parisiens, la magie de Paris », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
  39. Jean-Didier Wagneur, « Jacques Roubaud, carpes diem », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
  40. Thierry Clermont, « Chutes, rebonds, etc: les derniers feux de Jacques Roubaud », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
  41. « Le romanesque dans la trilogie d?Hortense de Jacques Roubaud - temps z?ro », sur tempszero.contemporain.info (consulté le )
  42. Jean-Baptiste Harang, « Maître Roubaud », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
  43. « Jacques Roubaud : « La poésie dit ce qu’elle dit en le disant » », sur humanite.fr, (consulté le ).
  44. Eric Loret, « Jacques Roubaud, autobiografiction », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  45. Christine Marcandier, « Jacques Roubaud : « Qu’est-ce que cela peut être, une autobiographie ? » (Le grand entretien) », Diacritik, (lire en ligne, consulté le ).
  46. Voir sur editionsducanoe.fr.
  47. Véronique Rivière, « Esprit de résistance : l’année poétique », sur Strophe, (consulté le )
  48. Muriel Steinmetz, « « Esprit de résistance », une anthologie de cent poètes qui explorent les désordres du monde » Accès payant, sur L'Humanité, (consulté le )
  49. Fabienne Darge, « La folle quête du Graal théâtral Jacques Roubaud et Florence Delay ont décliné en dix pièces les aventures des chevaliers de la Table ronde », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  50. « À Lorient de Jacques Jouet et Jacques Roubaud », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  51. 1 2 « Page de Jacques Roubaud », sur www.academie-francaise.fr (consulté le ).
  52. « Page de Jacques Roubaud », sur www.academie-francaise.fr (consulté le ).
  53. Arrêté du 9 juillet 2014 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres

Bibliographie

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  • Cahiers Jacques Roubaud, université de Poitiers, lire en ligne
  • Robert Davreu, Jacques Roubaud, Paris, Seghers, 1985.
  • Véronique Montémont, Jacques Roubaud : l'amour du nombre, Villeneuve-d'Ascq : Presses universitaires du Septentrion, coll. « Perspectives », 2004, 410 p., (ISBN 2-85939-854-6).
  • Jean-Jacques Poucel, Jacques Roubaud and the Invention of Memory, Chapel Hill, University of North Carolina Press (collection "North Carolina studies in the Romance languages and literatures", 85), 2006, 287 p.
  • Christophe Reig, Mimer, Miner, Rimer : le cycle romanesque de Jacques Roubaud, préface de Bernard Magné, Amsterdam, Rodopi, coll. « Faux-Titre » no 275, 2006, 470 p.
  • Roubaud — Rencontre avec Jean-François Puff, Paris, éditions Argol, 2008, 145 p.
  • Christophe Reig, « Jacques Roubaud, piéton de Paris - échantillons de mémoire urbaine », Relief, vol. 2, no 1, (lire en ligne).
  • Jacques Jouet, « Lire Jacques Roubaud », pages 40, 41 et 42 de la revue Les Nouvelles d'Archimède no 52,
  • Agnès Disson et Véronique Montémont (dir.), Jacques Roubaud, compositeur de mathématique et de poésie, Nancy, Éditions Absalon, 2011, 434 p.
  • Hélène Giannecchini, « Paris, en tranches comme une orange », Area Revue, no 25, page 177-190, 2011.
  • Baptiste Franceschini, L'oulipien translateur : la bibliothèque médiévale de Jacques Roubaud (Thèse de doctorat en Littérature française, francophone et comparée - Université Bordeaux 3 et Université de Montréal), (lire en ligne Accès libre).
  • Nicolas Bergeron, « Quelques vies plus ou moins brèves de Jacques Roubaud », sur CNRS. Images des mathématiques, .

Articles connexes

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Liens externes

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