Euchromatine


L'euchromatine est la chromatine qui apparaît partiellement décondensée en interphase.
Composée d'ADN partiellement décondensé formée de fibres de 11 nm de diamètre[1], elle est parfois désignée par la périphrase « Environnement chromatinien des gènes actifs »[2] [source insuffisante].
L'ADN s'y enroule autour d'un octamère de protéines appelées histones, ce qui donne un aspect dit en « collier de perles », phénomène en réalité assez rare dans la cellule. Une « perle » est nommée nucléosome. La particule cœur est composée de 147 paires de bases enroulées[3].
Elle est très déspiralisée et correspond à des zones de gènes actifs, c’est-à-dire que les gènes y sont transcrits. L'euchromatine (ou plus précisément les histones de celle-ci) est hyperacétylée et hypométhylée par rapport à l'hétérochromatine, et se caractérise par une localisation intra-nucléolaire.
Dans l’euchromatine, les nucléosomes sont plus espacés que dans l’hétérochromatine, ce qui donne un meilleur accès à l’ADN aux complexes protéiques et favorise la transcription des gènes[4],[5].
L'euchromatine peut se trouver sous deux formes [réf. nécessaire] :
• l’euchromatine active, qui est la forme la moins condensée de la chromatine et qui représente 10 % de l’euchromatine. Elle peut être transcrite ;
• l’euchromatine inactive, qui a un niveau de condensation intermédiaire et qui ne peut être transcrite, représentant 90 % de l’euchromatine.
Chez l'homme, l’euchromatine (active + inactive) constitue 10 % de l'ADN nucléaire (80 % se situe entre l'état d'euchromatine et une situation intermédiaire où l'ADN est trop condensée pour être transcrite sans tomber dans le domaine de l'hétérochromatine)[pas clair]. Elle est composée chez l'homme de plusieurs types de séquences, à savoir [réf. nécessaire] :
- de 23 000 à 25 000 gènes (27 %) ;
- de l'ADN non codant répété (50 %) ;
- de l'ADN non codant non répété (4 %) ;
- de l'ADN codant dupliqué (7 %) ;
- de séquences indéterminées, inclassables (5 %).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Bruce Alberts, et al., Molecular biology of the cell, 7th ed., Garland Science, (ISBN 978-0-8153-4432-2), p. 188
- ↑ Cours de biologie cellulaire, Faculté de médecine de Montpellier (France).
- ↑ « http://atlasgeneticsoncology.org/Educ/ChromatinEducFr.html »
- ↑ (en) Bruce Alberts, et al., Molecular biology of the cell, 7th ed., Garland Science, (ISBN 978-0-8153-4432-2), p. 194
- ↑ (en) Kathrin Muegge, « Modifications of histone cores and tails in V(D)J recombination », Genome Biology, vol. 4, , p. 211 (lire en ligne [PDF], consulté le )
