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Cabrette

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Cabrette
Image illustrative de l’article Cabrette
Jean Rascalou, joueur de cabrette.

Classification instrument à vent
Famille instrument à anche
Instruments voisins cornemuse

La pratique de la cabrette, ou musette *
Image illustrative de l’article Cabrette
Cabrette.
Domaines Musiques et danses
Savoir-faire
Pratiques festives
Lieu d'inventaire Auvergne-Rhône-Alpes
Occitanie
Nouvelle-Aquitaine
Île-de-France
* Descriptif officiel Ministère de la Culture (France)

La cabrette est un instrument à vent de musique traditionnelle auvergnat de la famille des cornemuses à anche double et composé d'un sac de cuir de chèvre duquel le nom cabrette tire son origine. Au XIXe siècle à Paris, on employait également le mot musette pour désigner l'instrument, d'où le terme "bal musette" qui fait référence à l'origine à un bal populaire parisien où l'on danse au son de la cabrette[1]. Apparue dans les années 1820 - 1830 au sein de la communauté auvergnate de Paris[2], la cabrette, d'abord à bouche puis à soufflet, s'est rapidement répandue en Auvergne, notamment dans le Cantal et en Aubrac ainsi que dans les autres hauts pays environnants. Instrument principal des bourrées et bailles folkloriques, la cabrette est aussi jouée dans les orchestres et dans des groupes de musiques actuelles par les cabrettaïres. En France, la transmission de ce savoir est assurée par des conservatoires et des associations. La pratique de la cabrette a été inscrite à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France, depuis 2017[3].

Étymologie

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Cabrette est la forme francisée du mot occitan aurillacois cabreta, qui signifie « petite chèvre ».

L’instrument est constitué d’un porte-vent qui relie le sac à un soufflet pour l’alimentation en air. Autrefois le sac en peau de chèvre (d'où le nom de l'instrument) se gonflait à la bouche comme la plupart des cornemuses. L'ajout du soufflet remonte au milieu du XIXe siècle[4].

Il comporte un tuyau mélodique à anche double, le hautbois qu'on appelle aussi « le pied » . Il est à perce conique et est souvent tourné en bois d'ébène, en palissandre ou encore en buis ; sa tonalité est toujours donnée en centimètres[5]. On parle par exemple d’un « pied de 39 » pour un hautbois en Do, mais il en existe de différentes longueurs et de différentes tonalités.

Il y a également un tuyau d'accompagnement accolé au pied appelé chanterelle ou bourdon. Il n'est pas toujours fonctionnel et il est souvent obturé. Il permet d'utiliser la note dominante grave de l'instrument à la fois comme effet rythmique et comme pédale harmonique.

Facteurs reconnus

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Plusieurs facteurs ont laissé une trace dans l'histoire de instrument, c'est le cas de Joseph Costeroste, Alias, Franc, Amadieu, Combabessou, Roque ou Dufayet qui a été le dernier des fabricants historiques parisiens et a travaillé Passage Thiéré à Paris dans le 11e arrondissement.

Joueurs de cabrette célèbres

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Confusions entre la cabrette et la chabrette

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Il ne faut pas confondre la chabrette et la cabrette qui sont certes des cousines proches, mais qui ont tout de même leurs particularités. La différence visible entre ces deux instruments est que la cabrette possède un seul bourdon, contrairement à la chabrette qui en possède deux : un à côté du tuyau mélodique et un sur le sac qui va se poser sur le bras[11],[12],[13]. Enfin, la cabrette se gonfle la plupart du temps avec un soufflet[14],[15] alors que la chabrette se gonfle uniquement à la bouche[16].

Bibliographie

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  • Bruce Bécamel, Fabrice Lenormand et Agnès Unterberger, Paris-cabrette : Enquêtes sur les générations pionnières, Société des lettres, sciences et arts "La Haute-Auvergne", 2013
  • André Ricros, La Cabrette, histoire et technique d'une cornemuse, Éditions Italiques, 2017

Notes et références

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  1. Christian Van Den Broeck et Dominique Cravic, Les As du Musette, des Apaches aux Zazous, éditions Belgatone, 2023, p 16.
  2. Bruce Bécamel, Fabrice Lenormand et Agnès Unterberger, Paris-cabrette : Enquêtes sur les générations pionnières, Société des lettres, sciences et arts "La Haute-Auvergne", 2013
  3. « Ministère de la Culture » (consulté le )
  4. Ministère de la culture, « La pratique de la cabrette, ou musette » [« pdf »], sur « Ministère de la culture », «7 juillet. 2018» (consulté le )
  5. Vichy Enchères consulté le 23/05/2017
  6. André Ricros, Joseph Ruols, AMTA, 2016 ; Jean-Marc Laurent, « Ruols, le swing de l'Aubrac », La Montagne, , p. 50.
  7. Agnès Unterberger, « Chez Chanal, rue au Maire : commerce, pratiques sociales et musique auvergnate (Paris, 1893-1908) »
  8. « Louis Jarraud — Violoneux.fr », sur www.violoneux.fr (consulté le )
  9. TMV, « Dans la famille cornemuse, je voudrais… », sur Télé Millevaches, (consulté le )
  10. Agnès Unterberger, Victor Alard, musicien ambulant, Société des lettres, sciences et arts « La Haute-Auvergne », collection « Mémoires » n°18, 2018.
  11. « Fabrication d'une chabrette », sur Vimeo (consulté le )
  12. « Tout part du bourdon » (consulté le )
  13. « La chabrette Limousine », sur ecole du mont gargan (consulté le )
  14. DashProd Dashreflex, « Rencontre avec Jean-Louis, fabricant de cabrette », sur Youtube, (consulté le )
  15. « La cabrette », sur ecole du mont gargan (consulté le )
  16. Vidéoguide Nouvelle-Aquitaine, « La bourrée à Benoit, Chabrette et violon par Gaëtan Polteau et Jean-Marc Delaunay », sur Youtube, (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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