Œuvre libre

Une œuvre libre ou un contenu libre est « une création protégée par le droit d'auteur, mais dont l'exploitation est ouverte à tous[1] ». Il est permis d'y avoir accès et de participer librement à son développement[2].
Parmi les plus connues, on compte[1] :
- l'encyclopédie en ligne Wikipédia ;
- les logiciels libres Linux (Debian et Ubuntu), Firefox, OpenOffice/LibreOffice, Moodle, Sympa et Zimbra ;
- les logiciels d'intelligence artificielle générative Mistral et LLaMA.
Œuvre libre et logiciel libre
[modifier | modifier le code]La notion d'œuvre libre est apparue à la suite de celle de logiciel libre et en constitue une extension. Les œuvres sous licence libre découlent directement des mêmes principes que ceux instaurés par le logiciel libre. En revanche, les œuvres sous licence ouverte constituent un schisme par rapport à l'idée originale de licence libre. En effet, l'idée originale derrière le concept de logiciel libre était de rendre indépendantes les personnes jouissant d'une œuvre de la volonté des détenteurs des droits sur cette œuvre. En d'autres termes, l'œuvre libre a pour dessein de rendre à l'utilisateur sa pleine maîtrise de l'œuvre, contrairement à l'œuvre non libérée (dite souvent propriétaire ou privatrice), que le public n'est pas autorisé à moduler ou modifier. Dans les licences ouvertes, l'objectif est autre, ce qui se traduit notamment par les différences suivantes :
- ne pas inclure le droit de modifier l'œuvre ;
- pouvoir exclure également l'utilisation commerciale.
En revanche, le droit de redistribution est unanimement considéré comme discriminant aussi bien pour les œuvres sous licence dites libre que sous licence dite ouverte.
Cette proximité dans le vocabulaire et les méthodes porte largement à confusion, et entraîne de nombreux débats houleux sur « la liberté du mot libre ». Ainsi on ne parlera de logiciel libre que pour des logiciels sous licence libre, mais il est courant de voir utilisée l'expression musique libre pour des œuvres musicales sous une licence ouverte, mais non libre. Leur but est de faire partager ce qu'ils aiment ou ce qu'ils veulent changer dans quelque chose[pas clair].
Exemples
[modifier | modifier le code]En matière informatique, la licence de documentation libre GNU (de l'anglais GNU Free Documentation License, abrégée GFDL), conçue pour la documentation des logiciels libres, et dont l'utilisation est ensuite plus large[3].
Dans le secteur artistique, il existe plusieurs licences de musique libre ou d'images libres, parmi lesquelles la licence Art Libre et la licence Against DRM 2.0.
D'autres licences sont communes à plusieurs domaines.
Les licences Creative Commons offrent ainsi un jeu d'ajout d'options permettant d'autoriser ou d'interdire une de ces quatre options[4] :
- Attribution (paternité de l’auteur initial) : choix obligatoire en droit français ;
- Non Commercial (interdiction de faire usage de l’œuvre dans un contexte commercial) ;
- No derivative works (interdiction de modifier ou d’intégrer tout ou partie dans une œuvre composite (sampling impossible)) ;
- Share alike (obligation de rediffuser sous la même licence).
Autres développements
[modifier | modifier le code]La mouvance altermondialiste s'est retrouvée dans certaines valeurs véhiculées par la notion d'œuvre libre et cherche à promouvoir des licences politiquement plus compatibles avec les idéaux de biens communs, de non-marchandisation des ressources, tant matérielles qu'intellectuelles[réf. nécessaire].
La notion récente de création équitable tente quant à elle d'étendre ces concepts à l'économie de la création.
En matière économique, le Wall Street Journal lui-même a consacré un article[5] au modèle économique des contenus libres et son avenir probablement pérenne dans le contexte de la baisse généralisée des coûts informatiques ().
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Adélaïde Chevallier, « L'œuvre libre : essai d'analyse contractuelle », HAL, université de Bordeaux, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Mélanie Clément-Fontaine, « Les œuvres libres », theses.fr, université Montpellier-I, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « gnu.org », sur www.gnu.org (consulté le )
- ↑ (en-US) « About The Licenses - Creative Commons », sur creativecommons.org (consulté le )
- ↑ (en) Chris Anderson, « The Economics of Giving It Away »
, sur wsj.com, The Wall Street Journal, (consulté le ).

