Cheres Alfortvillaises et chers Alfortvillais,
J'espère que vous avez passé d'excellentes vacances. Nous voici sur le tarmaq de la vie politique alfortvillaise et nationale : les Sénatoriales le 25 septembre, l'élection présidentielle et les élections legislatives en 2012, ensuite viendra le temps des élections municipales et celles de la désignation d'un conseiller territorial.
Je vous envoie ce papier pour vous dire que calomnier n'est pas une bonne chose en politique. C'est une démarche et une politique de caniveau. On vient d'apprendre que l'infirmière se désolidarise de la magistrate Desprez Prévost et on peut comprendre pourquoi il est dangereux de calomnier les gens sans preuves et ce n'est pas parce que Nicolas Saroky est Président de la République qu'il n'a pas le droit, comme tous les autres citoyens, à la présomption d'innocence.
Laissons la justice aller jusqu'au bout et honte à tous les calmonieurs et dénonciateurs sans preuves de tous bords même à un niveau local, ici à Alfortville ?
L’indépendance du pouvoir judiciaire en France est-elle en question ?
On avait cru l’affaire Bettencourt éteinte définitivement après le départ d’Eric Wœrth du gouvernement et la réconciliation, toutes trompettes dehors, de Madame Bettencourt et de sa fille (Madame Myers).
Banon, photographe émérite et confident de Madame Bettencourt, pouvait à la suite de cette épilogue heureux profiter à merveille et sans trop de soucis des dons reçus de son vivant par la femme la plus riche de France, Madame Bettencourt, car c’est bien Monsieur Arnault, un homme, propriétaire de LVMH, l’homme le plus riche de France et bien classé dans la hiérarchie des fortunes mondiales. Pourquoi poser la question du genre ? Pour signifier la richesse. En France, les problématiques du genre sont toujours intéressantes car elles soulèvent des débats (Droite/Gauche), et le problème évoqué oppose assez bizarrement les relations délicates en matière de genre entre une femme et un homme qui sont à des échelles de responsabilité différentes.
Voici pour l’anecdote. Le véritable problème est qu’une femme accuse un homme, une femme magistrate, Prévost-Desprez, et l’homme accusé Nicolas Sarkozy Président de la République. Dans un livre écrit par deux journalistes Fabrice L’Homme et Gérard Davet qui ont transcrit les témoignages de la magistrate, on apprend que Sarkozy l’a « tuée » et que Nicolas Sarkozy avant d’être Président de la République aurait reçu plein de billets de d’argent de Madame Bettencourt à son domicile à Neuilly. Pour ceux qui ne le savent pas, Nicolas Sarkozy, avant d’être Président de la République, a été Maire de Neuilly.
Les attaques de Madame Prévost- contre le Président de la République sont violentes. Sont-elles fondées ? Infondées ?La justice est saisie et le dépaysement de cette affaire Bettencourt à Bordeaux permettra au procureur bordelais en charge de l’affaire Bettencourt d’apporter des réponses satisfaisantes et apaisantes pour l’opinion française mais aussi pour des partis politiques de droite et de gauche pour lesquels cette affaire juridico-politique devient le moment et le lieu d’un déchirement sans fin au nom de l’éthique, de la morale et des responsabilités politiques.
Pour l’instant le gouvernement fait front en infusant l’idée selon laquelle Madame Prévost-Desprez ment et si elle avait des choses à dire, il aurait fallu le faire au moment opportun dans les procès verbaux officiels destinés à cette affaire.
Pour Madame Prévost-Desprez, son conflit de responsabilité concernant cette affaire avec le Procureur Courroye en cours à l’Elysée et ami du Président de la République, ne lui laissait pas trop de marge de manœuvre et le dessaisissement de l’affaire Bettencourt, dont elle s’occupait, serait lié aux amitiés du Procureur Courroye avec Nicolas Sarkozy Président de la République. Dans le livre on apprend aussi que la magistrate risquait de faire tomber Nicolas Sarkozy et la République avec ses accusations. Elle a eu peur et a préféré ne pas faire mention des allégations reçues par sa greffière sur le procès verbal officiel. La greffière aurait affirmé que l’infirmière de Madame Bettencourt aurait vu ( ?), aurait assisté ( ?) à une remise d’une ou plusieurs enveloppes à Nicolas Sarkozy selon ce l’on entend dans les journaux ou dans les déclarations tous azimuts, je me contente sans preuve et sans prise de position de redire ici et maintenant ce que les quotidiens, les télévisions et les sites internet disent de cette affaire que je considère de mon petit niveau d’analyste du dimanche, sans moyens d’investigation concrets) comme incroyable et extraordinaire.
L’affaire devient politique à la veille de l’élection présidentielle de 2012. Martine Aubry ce matin 31 août 2011 sur BFM TV demande qu’une enquête soit ouverte et conduite à son terme. Pour Jean-François Copé, Secrétaire général de l’UMP, les allégations de Madame Prévost-Desprez sont choquantes, pour François Fillon Premier Ministre ces allégations sont mensongères.
Où se trouve la vérité entre ces différentes déclarations de nos hommes politiques ? Peut-on faire confiance à Madame la magistrate Prévost-Deprez ? Si c’est le cas, qu’elle apporte des preuves qui accusent le Président de la République et que la greffière et l’infirmière soient entendues.
Nous sommes au cœur de la République qui, malgré ses déclarations de principe, a beaucoup de mal dans les faits à faire respecter les fondements de l’esprit des lois de Montesquieu qui opère une « séparation stricte » entre les différents pouvoirs exécutifs, législatifs et juridiques. Cette confusion des pouvoirs, si confusion il y a, n’est pas une très bonne nouvelle pour notre République et pour la Démocratie sur laquelle elle est sensée s’appuyer, car si les faits sont avérés nos dirigeants, nos hommes politiques n’auront plus qu’à se taire au lieu de passer leur temps à donner des leçons de morale, d’éthique et de respect démocratique au reste du monde, surtout aux pays africains colonisés par la France dont les dirigeants tirent leurs bréviaires en matière de gouvernance auprès de la mère patrie, la France, malgré l’indépendance de ces pays.
Les mœurs et les pratiques politiques en France ne changent pas radicalement depuis la création de la Vième République par le Général de Gaulle. Il y a des métamorphoses à la marge mais le fond reste le même, n’en déplaisent aux thuriféraires de la VIième république comme Montebourg du Parti Socialiste et d’autres : c’est toujours le pouvoir exécutif qui dominera les deux autres pouvoirs législatifs et judiciaires. N’en déplaisent au grincheux, il en sera toujours ainsi dans notre beau pays la France où il y a une différence entre penser, dire et faire. Les partis politiques de Droite comme de Gauche en compétition et les hommes et femmes politiques en course pour l’élection 2012 peuvent toujours dire qu’ils changeront les institutions quand ils seront élus en renforçant l’indépendance du pouvoir judiciaire.
Chère opinion publique française, retenez de la France la parole d’un homme politique célèbre de la Vième République, Ministre de l’Intérieur dans un gouvernement Chirac (qui est-ce ?), qui avait dit de les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent.
Le pouvoir exécutif sera toujours le plus fort et basta pour le pouvoir judiciaire qui devra exécuter ce que le pouvoir exécutif lui dira de faire. Ainsi est notre beau pays la France, à moins qu’une nouvelle génération, éprise d’équilibre institutionnelle à l’image de ce qui se fait dans les pays anglo-saxons d’Europe ou aux Etats Unis, émerge en France. Nous sommes le pays du dire plus que du faire et de l’amour dans lequel nous oublions tout. Que la nouvelle génération d’hommes et de femmes arrive et fasse émerger la France qui après l’amour ne s’avachit pas, ne s’épuise pas, et n’a pas peur de ce qu’elle représente depuis la nuit des temps dans le reste du monde. La France ne doit pas avoir peur du monde et de la mondialisation, elle doit en être l’actrice majeure et non le sujet craintif.
Au fait dans combien de temps ? En 2012 ??






Derniers Commentaires