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St Albans

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St Albans
Blason de St Albans
Héraldique
St Albans
Le marché depuis la Tour de l'Horloge.
Administration
Pays Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Nation Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Comté Hertfordshire
District Cité de St Albans
Force de police Hertfordshire Police
Maire
Mandat
Alison Steer (Liberal Democrat - Labour - Green Party - Conservative)
2006-2008
Indicatif 01727
Démographie
Population 82 429 hab. (2001)
Densité 511 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° 45′ 00″ nord, 0° 20′ 00″ ouest
Altitude 111 m
Superficie 16 118 ha = 161,18 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Royaume-Uni
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St Albans
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BERJAYA
St Albans
Liens
Site web http://www.stalbans.gov.uk/

St Albans [sənt ˈɔːl.bənz] est la principale ville de la Cité de St Albans dans le Sud du Hertfordshire, en Angleterre, située à 35 km environ au nord de Londres.

Elle est, sous le nom de Verulanium ou Verulamium, la première cité édifiée le long de la voie romaine allant vers le nord de la Bretagne (Watling Street). Après la fin de la domination saxonne, au milieu du Moyen Âge, une abbaye chrétienne s'installe dans la localité, alors abandonnée, qui prend le nom de Verlamchester ou Wæclingacaester, avant d'être définitivement renommé St Albans.

Géographie

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Le centre historique de St Albans a le statut de cité.

En dehors du centre historique, St Albans est constituée principalement d'une banlieue pavillonnaire édifiée pour l'essentiel durant l'entre-deux-guerres et après la Seconde Guerre mondiale. Longtemps limitée par la zone d'équilibre péri-urbaine dite Green Belt, l'agglomération tend à s'étendre de nouveau.

Par sa proximité avec Londres, la ville et le district de St Albans (qui inclut Harpenden), ont acquis un statut de carrefour routier, où cinq autoroutes convergent, et de ville-dortoir. Une grande partie de la population (20 %) travaille en effet dans la capitale.

Sa dénomination saxonne initiale, Verulann(o), altérée par la latinisation en Verulanium ou Verulamium, peut se traduire par « domaine ou espace plat » (lann) irrigué par la rivière : Ver. Le mot ver, warr, wahh, désigne aussi la couleur verte, le gui (plante verte) qui orne les chênes, et le printemps (la saison verte).

L'évolution vers Saint Albans s'explique par l'attribution de l'ensemble du domaine et de son caster ou ses castra (pluriel de caster) protecteur(s) : saint Alban's verulanium, saint Alban's verlancaester... sont éludées et rassemblées en Saint Albans.

Histoire : les éclipses urbaines

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Le territoire actuel de St Albans dans le comté de Hertford est occupé par des Bretons, dont le nom est à l'origine du nom Britannia. Les peuples celtiques précédant les Catuvellauni ou Cassivellauni ont établi leur oppidum à Prae Hill, soit environ à 1 500 m à l'ouest du centre-ville.

Verulamium brittone et latine

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Ce qui ressemble à un abus de langage de l'urbs romaine de Verulamium est en réalité la première installation fortifiée des Bretons conquérants et aménageurs de cette contrée vers 75 av. J.-C., établie sur les berges de la rivière nommée la Ver. La muraille est constituée principalement de silex et de briques : large de plus de deux mètres, elle s'élève au-delà de 5 mètres.

En 54 av. J.-C., Jules César limite les conquêtes de sa seconde campagne en Bretagne à loppidum des Cassivellauni, lieu de pouvoir de l'ensemble des Brittons de l'île d'Albion ; ces derniers font acte de soumission et acceptent de payer un tribut annuel à Rome. Après les nouvelles conquêtes de l'empereur Claude en l'an 43, Verulamium, nom latinisé de loppidum celte, s'impose. Les troubles agraires et les révoltes des années 58-62 entraînent un incendie en 61 puis le rasement de la ville en 62 par les tribus commandées par les Iceni de la légendaire reine Boadicée. Partant des rivages méridionaux, les légions romaines s'imposent à la quasi-totalité de l'île en une trentaine de campagnes annuelles. Verulamium, sous égide de l'autorité romaine en Britannia, est reconstruite après 70-80 : elle bénéficie de l'histoire légendaire de sa première soumission et devient le prototype des municipes ou divisions administratives de Bretagne. Le municipium est une ville soumise à l'autorité de Rome et qui participe en droit de la cité romaine, tout en se gouvernant par ses lois propres.

Verulamium, après l'an 90, devient la troisième, voire la deuxième, cité par taille après la capitale militaire de la Britannia, Londinium. Un camp romain à proximité contrôle une voie romaine secondaire parallèle à la Fosse Way, de direction sud-ouest/nord-est. Elle relie la marche vers les Fens, territoires marécageux des anciens rebelles Iceni vers Danebury, ancien oppidum des Atrébates et Maiden Castle des Durotriges. Les axes marchands mènent surtout à la mer : les mosaïques du site de Verulamium montrent un dieu marin et des coquilles Saint-Jacques.

Un théâtre est construit en 160 puis agrandi au IIIe siècle. Après les troubles des années 250-270, la cité reprend de l'ampleur à l'abri des dévastations côtières. Le soldat Alban perd la vie en prenant la défense d'un prêtre chrétien itinérant persécuté en 287. Une église cénotaphe est érigée en son honneur en 324, et embellie au cours du IVe siècle.

Le déclin de la ville s'affirme entre 360 et 410. Après le retrait des soldats barbares, la cité est l'objet de rivalités entre les Saxons, d'abord établis sur les rivages de l'Essex, du Sussex et du Wessex ; elle est ruinée. Il ne reste qu'une paysannerie dispersée dans les campagnes ; ces campagnes sont rattachées à quelques bourgades ou communautés pré-chrétiennes, gardiennes de la toponymie et des droits du parcellaire et assujetties à l'autorité des diverses bandes royales. Le village près du sanctuaire de Saint-Alban ruiné, est abandonné vers 590 après le puissant collapse démographique du VIe siècle.

Un sanctuaire anglo-saxon devenu abbaye bénédictine

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Au milieu du VIIIe siècle apparaît une autre peuplade nordique, les Angles du royaume de Mercie. Ils arrivent des confins de la Northumbrie à la Cornouaille, repoussent les Gaels débarqués au pays de Galles, et chassent les Saxons des rivages. Ils administrent la contrée, y rendent la justice, via un ealdorman ou comte : il s'installe sur le gué du cerf, Heorutford, gère les importantes foresta, lieux de chasse sacrés et royaux. Il administre également les impôts fiscaux du territoire circonscrit.

Une église dédiée à saint Michel est édifiée sur place, avec les restes des éléments urbains, en particulier les briques de Verulamium. Les territoires du Hertford sont mis en situation défensive. Le roi de Mercie, Offa soumet les peuples ennemis et s'impose à ce qui deviendra toute l'Angleterre. Trois ans avant sa mort, il fonde en 793, un monastère bénédictin ; celui-ci peut aussi gérer le pays en accord avec les communautés chrétiennes rattachées à l'évêché de Canterbury. Les moines s'établissent à distance du sanctuaire de Saint-Alban, sur l'autre rive de la Ver, où s'élevait un castrum romain sur la colline, à l'est de la ville romaine. Leur communauté de Verlamchester ou Wæclingacaester croît et récupère les reliques de saint Alban dans un tombeau placé au chœur de l'église ; puis elle tombe dans la décadence, à cause des guerres contre les Danois. Le Hertford est sur la ligne de démarcation entre le royaume viking d'York (Danelag) du nord-est et le royaume résistant du Wessex, héritier du royaume de Mercie en voie de constituer l'Angleterre. Vers 940, l'abbaye est un repère de moines brigands, de paysans forbans, de soulards et de prostituées.

Les rois d'Angleterre, danois ou anglo-saxons, restaurent la vie religieuse et administrative du centre ruiné. Mais les fonds manquent pour une reconstruction des bâtiments. Des indices montrent que l'édifice d'origine a été construit plus haut sur la colline, et que plusieurs abbayes se sont succédé avant les premières constructions de l'édifice actuel, en 1077.

Une puissante abbaye normande

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Église cathédrale et abbatiale Saint-Alban.

Son prestige est rehaussé après la conquête normande. Paul de Caen accède à l'abbatiat de Saint Albans. L'église abbatiale est entièrement reconstruite sous sa direction après 1077, dans un style normand, notamment les arcs de fenêtre en plein cintre, puis roman au cours des décennies suivantes. L'ensemble monastique, enrichi de peinture murale au XIIIe siècle puis d'arcs brisés au XIVe siècle montre sa richesse et son importance.

Les abords de l'ancienne voie romaine sont devenus un chemin religieux vers les land's end ou finistères, y compris ceux de Saint-Michel ou Saint-Jacques-de-Compostelle. Les religieux normands exploitent leur position pour organiser les pèlerinages vers la mer.

Une école d'historiographie illustrée par les chroniqueurs Roger de Wendover († 1236) et John Wheathampstead voit le jour sur le territoire de l’ancienne abbaye bénédictine anglo-saxonne, reconstruite par les abbés normands. Un bourg médiéval, d'abord modeste, s'étend autour du monastère. Affirmant que c'est l'emplacement où saint Alban, le premier martyr chrétien et saint céphalophore de Grande-Bretagne, est décapité vers l'an 287, l'abbaye et le bourg prennent le nom Saint-Albans.

L'abbaye est considérable. Son prestige lui fait jouer le rôle d'arbitre dans le long conflit entre le Roi et les barons ; la première version de la Magna Carta, concédée par le roi Jean, y est rédigée, sous la surveillance du scriptoria. Le centre religieux intéresse les belligérants de la guerre des Deux-Roses. Deux grandes batailles ont lieu à proximité : le 22 mai 1455, la victoire yorkiste chasse Henri VI et les partisans royaux ; le 17 février 1461, les partisans lancastriens prennent leur revanche sur la rose blanche de York.

Le bourg dispose de sa tour horloge en 1412 ; elle fait sonner régulièrement les heures de 4 heures du matin à 8 heures 30 du soir ; ses marchés ont lieu le mercredi : ce n'est qu'un lieu de pèlerinage, et une étape depuis Londres vers le nord ; nombre d'auberges s'y trouvent, la plupart remontant à l'époque des Tudor. Le prieuré de Saint-Michel est doté une chaire en bois.

La ville anglaise

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La chapelle cathédrale de l'abbaye devient église paroissiale après 1540. L'ordre bénédictin est dispersé en 1535 ; les biens monastiques de Saint Albans sont sécularisés en 1536. Nobles et bourgeois fortunés achètent les biens que l'État a mis en vente. Les plus riches accaparent et rentabilisent les meilleures terres, dévaluent le statut des fermiers et chassent les paysans. Ils revendent les biens immobiliers en petit lot avec profit. Les anciens pigeonniers de l'abbaye médiévale de forme octogonale sont transformés en petites auberges vers 1550 ; c'est l'origine d'un des plus vieux pubs d'Angleterre, le Ye olde fighting cocks.

En 1590, les habitants de la bourgade ont oublié le sanctuaire et les pèlerinages catholiques. Les humanistes anglicans vont réinventer un passé nourri de mythes littéraires ; la population, à moitié paysanne, n'a aucune idée de la Verulamium romaine.

Sir Francis Bacon (1561 † 1626) réside dans la bourgade. Juriste et homme d'État, retiré à proximité des terres de sa famille en Hertford, il est un expérimentateur expert de la physique et de la « philosophie naturelle ». Son tombeau monumental est demeuré dans l'église Saint-Michel.

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Joseph Gape (1720–1801)
par Gainsborough
St Albans Museum[1]

Joseph Gape (1720–1801), avocat, fut 3 fois maire de St Albans en 1746, 1761 et 1797.

St Albans reste une petite ville provinciale jusqu'au début du XXe siècle.

La démocratie britannique, qui progresse au XIXe siècle, conduit à redéployer des centres de gestion et de vote au sein des comtés. Autrefois appelée The Cathedral and Abbey Church of St Alban avec sa nef de 84 mètres, l'église de la paroisse acquiert le statut de cathédrale de St Albans en 1877 lors de l'octroi du statut municipal. Ce statut de cité confirme l'essor de la ville industrielle ; elle se spécialise dans les instruments de musique et l'instrumentation, notamment horlogère, la confection et la bonneterie, l'imprimerie et les produits pharmaceutiques.

La ville redécouvre son passé

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Durant l'entre-deux-guerres, Saint Albans, à une heure de route de Londres, devient un centre important de l'industrie de construction électrique et aéronautique ; elle compte 25 000 habitants dès 1922. Les édiles s'interrogent sur les ruines antiques mise au jour ; un périmètre transformé en parc est fouillé au cours des années 1930. Les archéologues font surgir des vestiges brito-romains explicites, un amphithéâtre et un théâtre, un des six découverts en Angleterre. Les fouilles sont reprises vers 1950.

Dans l'après-guerre, la ville s'accroît, du fait de l'exil de la population de la proche banlieue londonienne (Greater London), accompagné politiquement par la création des villes nouvelles. St Albans compte 52 500 habitants en 1962 et environ 51 000 habitants dans une agglomération proche de 125 000 habitants en 1990.

La ville actuelle

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La ville attire aujourd'hui de nombreux touristes, pour son mélange de styles sur les principaux édifices historiques.

Le musée de Verulamium, sur la place de l'église Saint-Michel, permet d'observer des collections romaines, des urnes funéraires aux cercueils de plomb en passant par les ferronneries et pièces de poteries, de céramiques et d'orfèvrerie, les mosaïques de pavement aux figurations sylvestres, ripuaires ou marines, illustrant le Dieu de la mer et la chasse au lion.

L'enceinte romaine de la cité est préservée à hauteur de l'ancienne porte de Londres ou London Gate. L'ensemble du site de Verulamium doit sa lisibilité au parc de stationnement qui, au voisinage de la rue haute ou High Street, jouxte l'église Saint-Michel d'un côté et les vestiges du théâtre romain de l'autre côté. Au sud-ouest du musée, les fondations préservées d'une villa brito-romaine dévoilent les restes d'un hypocauste. L'église Saint-Michel recèle un piédestal reconstitué à partir de plus de 2000 fragments.

L'ancien ensemble abbatial, devenu cathédrale, possède un clocher du XVe siècle ; sa forme ne se trouve qu'en deux exemplaires en Angleterre.

L'une des rues qui entrent à St Albans s'appelle Holywell Hill : une légende rapporte que la tête de saint Alban, décapité, roula jusqu'à tomber dans un puits (well en anglais) ; une variante soutient qu'une source se serait mise à couler à cet endroit.

Les vieilles écoles de St Albans, situées à l'ouest de l'abbaye et qui entourent l'arche anglo-normande, auraient été ouvertes en 948, après le relèvement de la vie abbatiale. C'est le seul séminaire d'Angleterre qui ait jamais formé un pape. Le siège épiscopal de St-Albans et du Hertford abrite une copie de la Magna Carta ; il se dresse le long de la rue qui va des écoles et de l'abbaye à l'ancienne Verulamium ; elle est préservée sous forme de parc de stationnement, et est appelée Abbey Mill Lane. Le pub Ye Olde Fighting Cocks se trouve au bout de la rue, en direction de Verulamium.

Depuis 1963, St Albans accueille tous les deux ans le Festival international d'orgue de St Albans ; il comprend un prestigieux concours d'orgue.

St Albans est le siège de la Campaign for Real Ale (CAMRA), une organisation indépendante de consommateurs de bière britannique.

Personnalités natives ou attachées

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BERJAYA
La tour de l'horloge date du XVe siècle.

St Albans est jumelée avec[2] :

En outre, St Albans parraine :

  • BERJAYA HMS St Albans (F83)

Notes et références

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Articles connexes

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Liens externes

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