KTM AG
| KTM AG | |
KTM 1290 Super Adventure R (2016). | |
| Création | 1934 |
|---|---|
| Dates clés | 1953 : première moto produite
1992 : rachat par Stefan Pierer 2025 : rachat par Bajaj |
| Fondateurs | Hans Trunkenpolz (en) |
| Personnages clés | Stefan Pierer |
| Forme juridique | AG |
| Action | VSE : KTMI SIX : KTMI |
| Slogan | Ready To Race |
| Siège social | Mattighofen |
| Direction | Gottfried Neumeister |
| Actionnaires | Bajaj Mobility AG |
| Activité | Constructeur de motocyclettes, cyclomoteurs, vélomoteurs, quads et voitures sportives |
| Produits | Motocyclettes de tout-terrain et routières, cyclomoteurs, vélomoteurs, quads et voitures sportives. |
| Filiales | Husaberg Husqvarna Gas Gas WP Suspension |
| Partenaires | CFMoto |
| Effectif | 3782 (2025) |
| Site web | https://ktmgroup.com/ |
| Chiffre d'affaires | 1009 M€ (2025) 1879 M€ |
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KTM AG (KTM) est un constructeur autrichien de motos dont l'établissement principal est situé à Mattighofen, au nord de Salzbourg. Ses origines remontent à 1934 avec la création d'une entreprise de mécanique par l'autrichien Hans Trunkenpolz. L'entreprise produit sa première moto en 1953 et devient célèbre pour ses motos tout-terrain à partir des années 1970. L'activité moto est reprise en 1992 par l'industriel Stefan Pierer qui en fait le plus important constructeur européen de motos au début des années 2020. En graves difficultés financières en 2024, KTM passe sous contrôle du groupe indien Bajaj Auto en 2025.
La marque est réputée pour ses modèles de cross, d'enduro, ainsi que ses roadsters Duke et trails Adventure.
Origines et histoire
[modifier | modifier le code]L'histoire de la marque KTM remonte à 1934, lorsque l'autrichien Hans Trunkenpolz crée un atelier de mécanique à Mattighoffen, près de Salzbourg. Après la Seconde Guerre Mondiale, l'activité est dénommée "Firma Moser"[1]. L'entreprise étend ses activités à la réparation de véhicules, la production de pièces détachées et la distribution de motos DKW et de voitures Opel.
C'est dans les années 1950 qu'apparait le nom KTM, dont l'origine et la signification sont incertaines : ce pourrait être "Kussin Trunkenpolz Moser", du nom du coureur moto Kussin et du financier Moser qui ont aidé à la production de la première moto de la marque, ou "Kronreif Trunkenpolz Mattighofen", du nom d'Ernst Kronreif, ingénieur et homme d'affaires autrichien qui sera l'associé de Trunkenploz à partir de 1954[1]. La première moto KTM est produite en 1953[2].
Période Trunkenpolz (1953-1991)
[modifier | modifier le code]Parmi les premiers modèles de motos de la marque se trouvent la R100 (1953) à moteur deux temps Sachs, puis les 125 Tourist et Trophy[3]. La marque s'engage en compétition dès le milieu des années 1950. Les années 1960 commencent de façon très difficile pour KTM : le marché des motos se contracte, Ernst Konreif décède en 1960 et Hanz Trunkenpolz en 1962. Son fils, Erich Trunkenpolz, prend la direction de l'entreprise, et, après avoir resserré l'offre à des modèles de faible cylindrée, relance l'activité moto en l'orientant vers le motocross, spécialité dans laquelle la marque remporte de grands succès à partir des années 1970[2]. KTM connait alors une forte croissance : les effectifs passent de 400 à 700 personnes[4], et, au début des années 1980, l'entreprise atteint un chiffre d'affaires de 54 M€, réalisé pour plus des trois quarts hors d'Autriche[5]. Dans les années 1980, KTM est une entreprise industrielle diversifiée qui produit des motos ainsi que des bicyclettes, des radiateurs et diverses pièces détachées pour véhicules automobiles. Erich Trunkenpolz décède en 1989.
En quasi-faillite en 1991, KTM passe sous contrôle des banques. Elle est scindée en plusieurs sociétés : KTM Fahrrad (bicyclettes)[n 1], KTM Sportmotorcycle (motos), KTM Khüler (radiateurs) et KTM Werkzeugbau (outillage).
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Hans Trunkenpolz et Ernst Kronreif (années 1950). -
Erich Trunkenpolz sur une KTM Penton Six Days (1970).
Période Pierer (1992-2024)
[modifier | modifier le code]L'industriel autrichien Stefan Pierer rachète l'activité moto de KTM en 1992[n 2]. Il relance la marque et met en œuvre une active politique de croissance, externe et interne, ainsi que de partenariats avec des industriels asiatiques et nord-américains.
Dès le milieu des années 1990, S. Pierer lance plusieurs actions visant à développer les ventes et la notoriété de la marque, avec notamment le slogan "Ready to Race", la couleur orange qui devient caractéristique de la marque[6] et le lancement de modèles routiers, les roadsters Duke (1994) et les trails Adventure (1997), qui connaissent un grand succès. La croissance du groupe créé par S.Pierer[n 3] s'appuie également sur des acquisitions, notamment celle de WP-Suspension en 1999[7], puis de la marque suédoise Husqvarna en 2013, de la marque espagnole Gas Gas en 2019[8], et enfin une prise de participation dans MV Agusta en 2022[9].
En 2005, KTM signe un accord avec le canadien Polaris, accord rompu en 2007[10], année durant laquelle KTM signe un accord de partenariat commercial, industriel et financier avec le groupe indien Bajaj Auto, l'un des plus importants constructeurs de motos indiens : Bajaj prend prend 14,7% du capital de KTM[n 4], devient le distributeur de la marque en Inde et plusieurs modèles KTM sont produits par Bajaj et exportés depuis l'Inde.
En 2017, KTM crée une co-entreprise avec le groupe chinois CFMoto d'une capacité de production initiale de 50 000 machines/an. CFMoto utilise des moteurs KTM pour ses propres modèles haut de gamme. Le partenariat se renforce en 2023, KTM reprenant la distribution des motos CFMoto dans plusieurs pays européens[11].
En 2015, le groupe KTM atteint le milliard d'euros de chiffre d'affaires, emploie 2 500 personnes et vend 183 000 motos[12]. Et, en 2023[13], KTM emploie près de 6 200 personnes pour un chiffre d'affaires de 2,7 milliards d'euros et plus de 370 000 machines vendues[n 5]. KTM est alors le plus important constructeur européen de motos[n 6].
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L'usine et le siège social de KTM à Mattighofen en 2015.
Période Bajaj (2025-)
[modifier | modifier le code]Les ventes de KTM baissent fortement en 2024[14] : le groupe est en perte, son endettement atteint 1,6 milliards d'euros et 270 000 machines sont en stock[15]. La production s'interrompt début 2025 et 1 800 employés sont mis au chômage.
En 2025, KTM est racheté par Bajaj qui met en place un financement de 800 millions d'euros[n 2]. Stefan Pierer est écarté et Bajaj renouvelle l'équipe dirigeante de KTM en recrutant un directeur général, Gottfried Neumeister, un directeur technique, Christof Lischka[16] et un directeur commercial Stephan Reiff[17],[n 7]. Un plan de recentrage est lancé, comprenant notamment l'arrêt de l'activité de distribution de machines CFMoto[18], la vente de la participation dans MV Agusta et celle de l'activité X-Bow[19]. Fin 2025, les stocks sont redescendus à moins de 150 000 machines. L'exercice se clôt avec un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros pour environ 210 000 motos vendues[20] .
Modèles
[modifier | modifier le code]KTM est l'une des très rares marques de motos dont le catalogue a longtemps été constitué principalement, et même, à certaines périodes, exclusivement, de modèles tout-terrain[21]. Jusqu'en 1987, les motos KTM sont généralement dotées de moteurs deux temps. La marque utilise ensuite de plus en plus de moteurs à quatre temps, et, au début des années 2020, le deux temps est réservé à certains modèles à usage exclusivement tout-terrain. Le catalogue de modèles KTM a, pour certains millésimes, compté plusieurs dizaines de modèles différents[22]. Les paragraphes suivants donnent quelques exemples de l'offre de la marque à différentes époques.
Années 1960/1970 : petites cylindrées deux temps
[modifier | modifier le code]Le début des années 1960 est marqué par une forte contraction du marché des motos de moyenne et forte puissance, concurrencées notamment par les premières petites automobiles de grande série à prix relativement bas. KTM constitue une offre de modèles monocylindres deux temps de faible cylindrée[23] (50 à 100 cm3), notamment scooters Ponny[24], cyclomoteurs Comet[25] puis MS/MSS[26]et RS/RL[27], dont certains modèles sont produits jusqu'au milieu des années 1980. Les moteurs sont d'origine Sachs, Puch ou Rotax. Ces modèles sont déclinés en versions routières, sportives ou non, tout-terrain, compétition, et même chopper (L80, 1982)[28].
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Ponny (1960). -
Comet Racer (1972).
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Comet 50 MS et MSS (fin des années 1970).
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Chopper L 80 (1982).
Années 1970/1980: enduro et motocross de moyennes cylindrées, exportations vers les USA
[modifier | modifier le code]À partir de la fin des années 1960, KTM exporte une part croissante de sa production de modèles tout-terrain vers les États-Unis, où ces modèles sont vendus sous l'appellation "Penton", du nom de l'importateur/distributeur américain John Penton[29]. En Europe comme sur le marché américain ces modèles, tous deux temps monocylindres, sont initialement de 100 et 125 cm3 à moteur Sachs et boîte à cinq rapports (BV5). Cette gamme comprend des versions enduro utilisables sur route (GS) et des versions motocross (MC/MX), à usage exclusivement "off-road"[n 8].
Elle inclut progressivement des cylindrées plus importantes jusqu'à 400 cm3 et se voit dotée de boîtes à six rapports (BV6). Quelques modèles ont des freins à disque à la fin des années 1980. À partir de 1972, certains nouveaux modèles sont équipés d'un moteur KTM, avec admission par clapets (RV) à partir de 1979[30]. À partir de 1982, certains modèles sont dotés d'un moteur KTM à refroidissement liquide (LC[n 9])[31]et à partir de 1983, KTM commence à équiper ses modèles tout-terrain d'une suspension arrière "Pro Lever" à un seul amortisseur[3].
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KTM "Penton Six day" 125 (1974).
Années 1980/1990: moteur à quatre temps (LC4), Duke, Adventure, et couleur orange
[modifier | modifier le code]En 1987, KTM lance un nouveau moteur : le LC4[n 9]. Il s'agit d'un monocylindre à quatre temps, simple arbre à cames en tête, quatre soupapes et refroidissement liquide. En version de 553 cm3/47 ch, il équipe d'abord des modèles enduro, comme la 600 GS LC4[32].
En 1994, KTM élargit son offre à des modèles routiers avec la Duke 620, dotée de ce moteur en version 609 cm3/55 ch[33]. La Duke 620 inaugure une longue lignée de modèles "supermotard" monocylindres qui comprend des modèles de 125 à 690 cm3, encore présente au catalogue de la marque en 2026[34].
En 1997, KTM lance une ligne de trails routiers, les Adventure, dont le premier modèle, l'Adventure 640[35], est doté d'un moteur LC4 de 625 cm3/55 ch. L'Adventure 640 inaugure une longue lignée de trails routiers monocylindres encore présente au catalogue de la marque en 2026[36]. Et en 1998, KTM introduit la Supermoto 640[37], avec un moteur LC4 de 625 cm3/55 ch, première machine d'une lignée de modèles supermotards monocylindres qui, rebaptisée SMC à partir de 2013, est encore au catalogue de la marque en 2026[38].
Une autre évolution, purement esthétique, affecte les modèles des années 1990 : en 1996, KTM commence à doter ses modèles d'une couleur orange qui devient ensuite emblématique de la marque[2].
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Adventure 640 LC4 1998 (à droite) et 2003 (à gauche). -
Duke 640 LC4 (1999).
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Supermoto 640 LC4 (2000). -
Moteur LC4 640.
Années 2000 : premiers bicylindres et modèles routiers sportifs
[modifier | modifier le code]En 2003, KTM lance son premier moteur bicylindre, le LC8[n 9]. Le LC8 est un bicylindre en V à quatre temps, double arbre à cames en tête, quatre soupapes par cylindre et refroidissement liquide[39]. Il est utilisé sur plusieurs modèles des gammes Adventure/Super Adventure à partir de 2003 (Adventure 950 de 942 cm3/98 ch)[40] et Duke /Super Duke à partir de 2005 (Super Duke 990 de 999 cm3/122 ch)[41].
La marque utilise ce moteur également sur des modèles routiers sportifs à partir de 2008 (RC8 1190 de 1 148 cm3/155 ch)[42].
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Adventure 950 LC8 (2004). -
RC8 1190 (2008).
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Moteur LC8 990 (2009). -
Super Duke 990 LC8 (2009).
Années 2010 : premiers bicylindres en ligne et modèles électriques
[modifier | modifier le code]En 2015, KTM lance son premier modèle électrique[43] : la Freeride E-XC, un modèle enduro de 21,5 ch avec une durée d'utilisation d'environ une heure pour un poids de 110 kg. Ce modèle évolue ensuite avec, en 2026, une puissance de 25 ch et une durée d'utilisation dépassant deux heures[44].
En 2018, KTM lance un nouveau moteur thermique : il s'agit d'un bicylindre en ligne, double arbre à cames en tête, quatre soupapes/cylindre et refroidissement liquide. Le premier modèle à en être équipé est le roadster Duke 790 (800 cm3/105 ch)[45]. Des modèles ainsi motorisés sont encore au catalogue de la marque en 2026[46].
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Freeride E-XC (2015).
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Duke 790 (2018).
Années 2020
[modifier | modifier le code]Le catalogue de la marque en 2020 comprend 38 modèles dont 23 sont très typés "off road" [22]:
- Cross : ligne SX strictement dédiée au "off road", 8 modèles dont 3 deux temps (SX), 4 quatre temps (SX-F) et un électrique (SX-E)
- Enduro : ligne EXC homologuée pour un usage sur route mais très typée "off road", avec 6 modèles deux temps à injection (EXC-TPI) et 9 modèles quatre temps (EXC-F et R).
- Trail : ligne Adventure/Super Adventure, 6 modèles à moteur quatre temps de 390 à 1 290 cm3.
- Roadster : ligne Duke/Superduke, 6 modèles à moteur quatre temps de 125 à 1 290 cm3.
- Supermotard : SMC 690 R , monocylindre quatre temps.
- Sportives : ligne RC, avec 2 modèles à moteur LC4 de 125 et 373 cm3.
Les mini motos KTM
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KTM propose à partir des années 1990 des mini motos tout-terrain de 50 cm3 (SX 50) et 65 cm3 (SX 65)[47]. Ce sont des modèles de moindre hauteur de selle avec des roues plus petites que celles des modèles standard. Ils sont destinés à la découverte et la pratique du tout-terrain par une jeune clientèle. L'offre de ce type de machines a évolué continûment depuis. Pour le millésime 2027[48], elle comprend quatre modèles monocylindres deux temps de 50, 65 et 85 cm3, avec des roues de 12"/10" pour le SX 50, 14"/12" pour le SX 65, et 17"/14" ou 19"/16" pour le SX 85[n 10], ainsi qu'un modèle électrique : la SX-E 5.
KTM à quatre roues
[modifier | modifier le code]À la fin des années 2000, KTM se diversifie dans des véhicules à quatre roues :
- quad : deux modèles sont lancés fin 2007, les 450 XC et 535 XC[49].
- automobile : les X-Bow. En 2008, KTM lance un modèle automobile de course, la X-Bow GT, barquette deux places dotée d'un moteur fourni par le groupe Volkswagen [50]. La X-Bow a une puissance de 240 ch pour un poids de 785 kg, et passe de 0 à 100 km/h en 3,9 s. Ce modèle est ensuite décliné en plusieurs versions et motorisations, dont certaines sont homologuées pour un usage routier[51].
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Quad KTM (2016).
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X-Bow GT (2014).
KTM en compétition
[modifier | modifier le code]KTM s'est illustré dans des compétitions diverses (vitesse, cross, enduro, etc.) dès le milieu des années 1950. Les paragraphes suivants donnent quelques exemples représentatifs des victoires remportées par la marque depuis le milieu des années 1970.
Motocross
[modifier | modifier le code]Les premiers grands succès de KTM en motocross remontent au milieu des années 1970[5] : le pilote soviétique Gennadij Moiseev remporte le Championnat mondial de motocross 250 cm3 en 1974, puis de nouveau en 1977 et 1978. Lors de l'édition de 1977, la marque remporte même les trois premières places. KTM va ensuite continuer à briller dans cette discipline comme illustré ci-dessous :
- Championnat AMA MX 450 : KTM remporte le titre en 2012, 2014, 2015 et 2024.
- Championnat du Monde MX 500 : KTM remporte le titre en 1996, 2000 et 2003.
- Championnnat du Monde MX3 : KTM remporte le titre de 2004 à 2008, puis en 2012, 2014, 2017, 2018 et 2021[52].
- Championnat du Monde MX2 (125 cm3) : KTM remporte le titre en 1989, 2000, 2001, 2003, 2004 puis quinze fois de 2008 à 2025[53].
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Timbre ukrainien de 2016 célébrant les succès du pilote de motocross Vladimir Kavinov sur KTM 250 en 1977.
Enduro et rallyes
[modifier | modifier le code]- Rallye Paris Dakar : dix-huit victoires consécutives de 2001 à 2019, puis 2023, 2025, 2026.
- Rallye des Pharaons : victoires en 1994 et 2003.
- Rallye de Tunisie : douze victoires entre 1996 et 2011.
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KTM 660 Rally avec laquelle Richard Sainct remporte le Paris Dakar en 2003.
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KTM 950 LC8 Rally qui remporte le Paris-Dakar en 2002.
Vitesse
[modifier | modifier le code]- Championnat du Monde Vitesse Moto3 : sept titres depuis 2012. En 2013, KTM remporte les dix-sept courses constituant le Championnat.
- Moto GP : en 2017, KTM débute en Moto GP avec la RC16, dotée d'un nouveau moteur à quatre cylindres en V de 1 000 cm3/250 ch[54]. En 2020, KTM remporte trois courses, se classant troisième dans le classement mondial par équipe, et quatrième dans le classement constructeur.
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Sandro Cortese, champion du monde Moto3 en 2012 avec sa KTM RC250GP.
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Brad Binder sur RC16 (2020).
Controverses
[modifier | modifier le code]En mai 2026, KTM est accusé par plusieurs médias européen, incluant Le Monde, El Pais, Der Spiegel ou encore ORF, d'aider matériellement et à grande échelle, le débridage de ses motos d'enduros dans les concessions, pour contourner les normes européennes d'anti-pollution[55]. D'après l'enquête menée par ces médias, les motos effectivement vendues « polluent dix fois plus que la version homologuée restreinte, et vingt fois plus pour le seul monoxyde de carbone. Les particules fines, qui peuvent pénétrer directement dans les poumons et la circulation sanguine, étaient si élevées que les appareils de mesure ont atteint leurs limites physiques. » [56]. KTM conteste ces affirmations[57].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ L'activité bicyclettes a été vendue en 1992 à l'industriel Hermann Urkauf et est devenue KTM Fahrrad GmbH. Cette entreprise a vendu 460 000 machines en 2022.
- Le rachat de KTM par Stefan Pierer puis par l'industriel indien Bajaj font l'objet de la création et de la mise en œuvre de plusieurs sociétés et de divers montages financiers dont le détail dépasse le cadre de cet article.
- ↑ L'organisation juridique du groupe KTM sous l'ère Pierer comprend plusieurs sociétés et fait l'objet de plusieurs évolutions, incluant des changements de dénomination. Ces évolutions ne sont pas détaillées dans l'article. Dans toute la suite de l'article "KTM" désigne, sauf précision contraire, la marque de motos et l'ensemble des sociétés exploitant cette marque.
- ↑ La participation de Bajaj dans KTM augmente ensuite progressivement. Elle est de 48% en 2018.
- ↑ Les ventes en nombre d'unités se répartissent par marque en 280 206 KTM, 67 462 Husqvarna, 29 532 GasGas, 2 503 CF Moto et 1 852 MV Agusta.
- ↑ Le plus important concurrent européen de KTM, BMW, vend un peu plus de 200 000 machines en 2022.
- ↑ Ch. Lischka et S. Reiff viennent de BMW.
- ↑ Le positionnement d'usage de ces modèles est indiqué par des lettres : E ou GS pour l'enduro, MC ou MX pour le motocross. Lors de l'apparition de modèles à boîte de vitesses à 6 rapports (BV6), ces appellations sont parfois complétées du chiffre "6" . Ainsi, par exemple une 125 GS6 est un modèle enduro de 125 cm3 à BV6.
- Dans la dénomination des modèles KTM, les lettres "LC" indiquent un moteur à refroidissement liquide ("LC" pour "Liquid Cooled"). La mention "RV" indique un monocylindre deux temps à clapets d'admission. Un modèle "LC RV" est donc doté d'un moteur monocylindre deux temps à clapets et refroidissement liquide. L'indication "LC4" correspond à un moteur monocylindre quatre temps à quatre soupapes à refroidissement liquide. Et "LC8" à un moteur bicylindre en V quatre temps à quatre soupapes/cylindre (donc huit soupapes en tout) à refroidissement liquide.
- ↑ Les roues des modèles standard sont de 21" à l'avant et 19" à l'arrière.
Références
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- ↑ « Les motos secrètement débridées de KTM, aux niveaux explosifs de pollution »
, sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le )
- ↑ « KTM rattrapée par des accusations sur les émissions de ses enduros », sur auto.pub, (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Architecture des moteurs à pistons
- Bajaj Auto
- CFMOTO (coentreprise avec cette marque)
- Moteur à combustion et explosion
- Moteur deux temps
- Moteur quatre temps
- Moto GP
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Hugo Wilson, The Encyclopedia of the Motorcycle, New York, Dorling Kindersley, , 326 p. (ISBN 0-7894-0150-9, lire en ligne).

- Jacques Potherat, Histoire de la Moto, Paris, Atlas, , 352 p. (ISBN 2-7312-0573-3, lire en ligne)
Liens externes
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- Site officiel
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