close
Aller au contenu

Basters

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Basters
Description de cette image, également commentée ci-après
Le premier conseil des Basters de Rehoboth en 1872 comprenant, de gauche à droite, Paul Diergaardt, Jacobus Mouton, Hermanus van Wyk et Christoffel van Wijk.
Description de cette image, également commentée ci-après
Drapeau des basters, utilisé dans les organisations locales et sur le Rehoboth Freedom Party.
Populations importantes par région
Drapeau de la Namibie Namibie 50 000
Autres
Régions d’origine Drapeau de la Colonie du Cap Colonie du Cap
Langues Afrikaans, anglais
Religions Calvinisme
Ethnies liées Griqua, Afrikaners, Boers, Coloured, Coloured du Cap

Les Basters, terme afrikaans initialement orthographié Bastaards en néerlandais et signifiant littéralement « bâtards » en français, sont des individus issus des relations, le plus souvent illégitimes, entre colons et femmes Khoisan. Ce terme apparait à partir du XVIIIe siècle dans la colonie du Cap. Il a aussi servi à désigner les enfants issus de relations entre Khoisan et esclaves, parfois qualifiés plus spécifiquement de bastaards hottentots (terme aujourd’hui considéré comme insultant). Plus qu’un label indiquant le métissage, cette catégorisation devient rapidement un statut socio-économique, permettant de désigner des individus considérés comme « plus civilisés » car plus proches des Européens (c’est-à-dire chrétiens et n’occupant pas les emplois les plus déconsidérés). Cet usage du terme « baster » se développe particulièrement au sein des communautés qui se construisent au XVIIIe siècle aux marges de la colonie du Cap. Le mot est aujourd’hui considéré comme injurieux et on tend à lui préférer celui de « Griqua », ethnonyme utilisé à partir du début du XIXe siècle pour désigner un groupe spécifique de populations en majorité « basters » de la moyenne vallée du fleuve Orange. Toutefois, un autre groupe particulier, vivant aujourd’hui en Namibie, revendique toujours ce terme et en a fait son autoethnonyme : les « Basters de Rehoboth » ou « Rehobothers ».

Le développement d'une identité « Baster » aux marges de la colonie du Cap au XVIIIe siècle

[modifier | modifier le code]

L’émergence du terme puis d’une identité « baster » au XVIIIe siècle est indissociable de l’histoire de la colonie du Cap et plus particulièrement de ses marges[1].

Métissage et créolisation dans la colonie du Cap

[modifier | modifier le code]

En 1652, la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales (VOC) installe dans la baie du Cap un premier comptoir qui doit initialement seulement servir de point de ravitaillement. Deux ans plus tard, une haie d’amandes amères est plantée pour séparer les Européens des populations Khoekhoe locales, puis en 1657 la VOC libère certains de ses employés et les dote de terres à cultiver : le Cap devient une colonie. Malgré les résistances des Khoekhoe, son territoire s’étend progressivement, soutenu par une politique d’incitation à la colonisation menée par la VOC, qui fait venir sur place de plus en plus de colons. La Compagnie interdit la mise en esclavage des Khoekhoe, pour assurer la sécurité de la station et le maintien de liens économiques (achat de bétail notamment) mais des esclaves sont importés dès 1658 de Madagascar, puis d’Afrique de l’Est, du sous-continent indien et de l’archipel indonésien[2],[3],[4]. La société de la colonie est hiérarchisée selon des critères de statuts (« hommes libres » vs « esclaves ») et des critères religieux (« chrétiens » vs « païens ») sous-tendus par un implicite racial, même s’il est partiellement anachronique de parler de « race » pour cette époque (étant donné que ce concept ne sera pas véritablement théorisé avant le XIXe siècle)[5]. Dans ce contexte, les individus issus des relations, le plus souvent illégitimes, entre colons et femmes Khoisan et esclaves, ou entre Khoisan et esclaves, sont qualifiés de « bastaard », mot néerlandais signifiant « bâtard » et qui deviendra « baster » en afrikaans. C'est toutefois dans le contexte spécifique des marges de la colonie que cette catégorisation va finir par désigner un groupe social.

Les « Basters » dans le contexte spécifique des marges de la Colonie

[modifier | modifier le code]

En 1703, le gouverneur, Willem Adriaan Van der Stel autorise des fermiers à occuper des terres au-delà des limites de la colonie. Ces terrains sont progressivement incorporés au territoire de la colonie, poussant les « fermiers itinérants » (trekboers), souvent organisé en kommandos[6], toujours plus en avant, le long du désert du Karoo au nord et à l’est[2],[3]. De nombreux « Bastaards » participent à ce front pionnier, sur lequel les autorités du Cap n’ont pas un contrôle strict et qui fonctionne en partie grâce à une économie de la prédation (des hommes et du bétail principalement) basée sur le raid des groupes Khoisan[7]. Dans ces marges coloniales, les hiérarchies sociales sont plus souples que dans les territoires contrôlés de manière plus direct par la pouvoir central du Cap, ce qui favorise des phénomènes de métissage et de créolisation plus important. D'après l'historien Martin Legassick (en), dans ce contexte, le terme de « Bastaard » fonctionne avant tout comme un statut socio-économique qui permet aux individus ainsi désignés d’être considérés « plus civilisés » car plus proche des Européens, d’être propriétaires, d’occuper des emplois plus valorisés (voituriers, petits agriculteurs, artisans, ou servants pouvant remplacer le propriétaire en son absence), etc. Les « Basters » adoptent le christianisme et travaillent à se différencier des Khoikhois, des Oorlams et des esclaves[8]. Ainsi, si les « Basters » sont souvent des « enfants de parentés mixtes, notamment entre Blancs et Khoïkhoï, mais aussi entre esclaves et Khoïkhoï »[9], le terme peut aussi servir à désigner des individus non-européens de parentés non-mixtes (Khoikhoi, esclaves, Oorlams, etc.) mais qui sont parvenus à gravir à minima la hiérarchie de la société des marges coloniales. C'est notamment le cas d'Adam Kok I (1710-1795) dirigeant (kaptein) d'un groupe de Bastaard, groupe qui se renommera Griquas en 1813[10].

Des Basters aux Griquas (XIXe siècle)

[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIIe siècle, l’annexion de territoires par la colonie du Cap dans le petit Namaqualand pousse l’avancée des trekboers et du front pionner dans la vallée de la rivière Orange mettant en présence dans un espace de plus en plus restreint de nombreuses populations : Oorlams, Bastaards, Sotho-Tswana (en), Khoisan, etc. De nombreux groupes qui arrivent à obtenir des armes à feu se tournent vers une économie de prédation basée sur les raids. Dans ce contexte, des grandes familles Bastaards vont tenter de normaliser les relations avec la colonie qui tente de les enrôler dans les kommandos ou dans un régiment, le Korps Pandoeren (en), au sein duquel ils seraient catégorisés comme « Hottentots[11] »[12]. Sous l'impulsion notamment des familles Kok et Berends, ce groupe quitte en 1800 le petit Namaqualand et réclame, en échange de la sécurisation de la frontière, une autonomie relative par rapport aux autorités du Cap, des droits de propriété et le contrôle d’un territoire situé dans la boucle du fleuve Orange. Dans ce processus, ils reçoivent à partir 1801 le soutien des missionnaires de la London Missionnary Society (LMS), représentée notamment par William Anderson (en), et se redéfinissent en 1813 comme « Griqua »[13].

Autour de 1804-1805, ils s'installent de manière pérenne autour de plusieurs puits et fondent Klaarwater (aujourd'hui Griekwastad). Les interactions entre autorités coloniales, missionnaires de la LMS et groupes Bastaards sont marquées par de nombreuses tensions : les Bastaards ont besoin de la colonie (notamment pour l'accès aux armes à feu) mais souhaitent conserver une certaine autonomie dans leurs choix commerciaux et de défense ; les administrateurs coloniaux souhaitant contrôler les Bastaards et limiter leur indépendance ; les missionnaires sont pris entre ces deux volontés contradictoires et sont dans le même temps de plus en plus impliqués, par le mariage et par leurs églises, dans les luttes de pouvoir au sein du groupe Bastaards (entre les grandes familles et les nouveaux dirigeants proches de la LMS)[14].

C'est pour résoudre ces tensions que John Campbell, directeur de la LMS en visite dans la colonie du Cap, propose en 1813 plusieurs réformes. Premièrement, il propose au groupe une constitution qui répartit les pouvoirs entre les kaptyns (capitaines) des grandes familles Bastaards et les nouvelles élites qui prennent des postes de dirigeants administratifs et religieux. Secondement, il soumet l'idée que les Bastaards changent de nom pour devenir les « Griqua » et que Klaarwater soit rebaptisée Griquatown (Griekwastad en afrikaans), en référence au clan Khoikhoi /Karihur (« Chariguriqua » ou « Grigriqua ») dont la majorité des Bastaards seraient d’après lui des descendants. Si la véracité de cette affirmation est difficile à vérifier, ce changement de nom vise à créer une nouvelle identité insistant sur des racines indigènes communes à l'ensemble du groupe et à dépasser les divisons entres Bastaards revendiquant une ascendance européenne et groupes non-européens (Oorlam, Kora, San, etc). La désignation comme « Griqua » persistera jusqu'à aujourd'hui, même si ce projet unificateur n'est pas un succès total puisque le groupe va connaitre de nombreuses divisions avant que ses territoires ne soient absorbés par la colonie britannique du Cap à la fin du XIXe siècle[15].

Les Basters de Rehoboth

[modifier | modifier le code]

Le groupe actuellement connu comme « Basters de Rehoboth » a une histoire similaire à celle du groupe mené par Adam Kok I (qui deviendra les Griqua) dans la mesure où cette communauté doit à plusieurs reprises se déplacer face à l'avancée du front colonial qui finit toujours par les rattraper et avec lequel ils doivent négocier pour conserver une autonomie relative.

BERJAYA
Hermanus van Wyk (1835–1905) premier Kaptein des Basters de Rehoboth

Après s'être installé dans la région des Kamiesberge (en) vers 1750, un groupe de Bastaards doit de nouveau se déplacer vers le nord, sous la pression des colons blancs. Vers 1780, ils créent une communauté dans la vallée centrale de la rivière Orange à De Tuin. Ils s'opposent fréquemment aux trekboers et subissent pendant plusieurs décennies la pression de ces colons qui s'installent dans la région lors de leurs migrations saisonnières. Après l'échec des démarches auprès du gouvernement du Cap pour arbitrer ce conflit, cette communauté de Bastaards est contrainte de partir vers le nord en 1868 sous la direction d'Hermanus van Wyk[16]. Ils fondent en la République libre de Rehoboth (actuelle Namibie). Quelques-uns des Basters vont encore plus au nord et s'installent à Sa da Bandeira en Angola portugais où ils sont appelés « Ouivamo ». Ils y côtoient les Dorslandtrekkers.

Après l'annexion du Sud-Ouest africain à l'Allemagne en , les Basters collaborent rapidement avec les nouvelles autorités et servent de supplétifs à l'armée coloniale lors de la guerre des Hereros entre et . Ils sont récompensés par la reconnaissance administrative et juridique de leur territoire de Rehoboth.

La collaboration avec les Allemands cesse le à la suite du refus des Basters de s'enrôler à leur côté dans la Première Guerre mondiale. Au contraire, se considérant comme des Sud-Africains, ils offrent immédiatement leur service à l'armée sud-africaine. Mais le premier ministre Louis Botha refuse de les enrôler considérant que les Coloureds ne devaient pas se mêler d'une guerre entre l'Allemagne et l'Union de l'Afrique du Sud.

Dans les années 1920, les Basters tentent de faire reconnaitre leur république indépendante de Rehoboth auprès des nouvelles autorités sud-africaines du territoire mais sont refoulés. Les Basters de Sa da Bandeira sont aussi forcés de revenir dans le Sud-Ouest africain sur ordre du gouvernement sud-africain pour qui il était illogique que leurs cousins « illettrés et religieux » continuent de vivre en terre sauvage. En , la pétition des Basters pour se faire reconnaître comme peuple à décoloniser reste sans effet aux Nations unies.

Ils se voient reconnaître néanmoins l'autonomie dans le cadre du rapport Odendaal de (Baster Gebiet).

En , ils refusent de devenir des supplétifs de l'armée sud-africaine contre la SWAPO et déclarent leur neutralité. Ils se retranchent alors dans leur bantoustan semi-autonome du Rehoboth (ou Basterland ou Baster Gebiet) jusqu’à sa dissolution le en prélude à l'indépendance de la Namibie.

Les Basters n'en continuent pas moins à revendiquer leur nationalisme sud-africain, restant hostiles au gouvernement central de Namibie, et forment le Rehoboth Freedom Party.

Le mot de Baster (« bâtard ») qui peut avoir un sens péjoratif est néanmoins fièrement revendiqué par ceux qui sont ainsi désignés. En effet, le mot contient leur origine et leur histoire. Il leur permet également de se distinguer des Africains noirs auxquels ils ne veulent absolument pas être assimilés.

Les Basters ont adopté la religion des colons néerlandais et demeurent souvent de fervents calvinistes alors que leurs chansons traditionnelles prennent leurs sources dans les hymnes hollandais du XVIIe siècle.

Leur devise est « Croître dans la foi » (Groei in Geloof).

Connus également comme la « dernière tribu du Grand Trek », ils partagent la même langue que les Afrikaners : l’afrikaans. Les patronymes des Basters sont également des patronymes à consonance afrikaans.

Organisation

[modifier | modifier le code]
BERJAYA
Le conseil de Rehoboth en 1915 autour de Cornelius van Wyk (rang du milieu, second à partir de la gauche).

Les Basters sont traditionnellement dirigés depuis 1872 par un Kaptein :

  • Hermanus van Wyk (1868-1905), surnommé le « Moïse » de la nation des Basters, qui dirigea le trek depuis la colonie du Cap ;
  • Cornelius van Wyk (1906-1924) ;
  • Albert Mouton (1924-1925), non reconnu par tous ;
  • Nicolaas van Wyk (1924-1933), non reconnu par tous ;
  • Ben Africa (1977-1978), non reconnu par tous ;
  • Johannes « Hans » Diergaardt (1979-1998) ;
  • Dap Izaaks (1998-1999), intérim ;
  • John Mc Nab (1999-2020).

Démographie

[modifier | modifier le code]

Le nombre de Basters reste imprécis. Il oscille entre 20 000 et 60 000 personnes.

Références

[modifier | modifier le code]
  1. François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Éditions Points, coll. « Points », (ISBN 978-2-7578-5782-3), p. 244-252
  2. a et b François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Éditions Points, coll. « Points », (ISBN 978-2-7578-5782-3), p. 164-170
  3. a et b Myriam Houssay-Holzschuch, « Le Territoire volé, une géographie culturelle des quartiers noirs de Cape Town (Afrique du Sud) », theses.hal.science, Université Paris-Sorbonne - Paris IV,‎ , p. 65-74 (lire en ligne, consulté le )
  4. Léo Fortaillier, « Lutter contre la xénophobie par la cohésion sociale : la (dé)politisation ambivalente d’une mobilisation sans protestation dans la ville du Cap », theses.hal.science, Université de Toulouse,‎ , p. 505-507 (lire en ligne, consulté le )
  5. (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 363
  6. François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Éditions Points, coll. « Points », (ISBN 978-2-7578-5782-3), p. 246
  7. (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 359-367
  8. (en) Michael Besten, « 'We are the original inhabitants of this land’: Khoe-San identity in post-apartheid South Africa », dans Mohamed Adhikari, Burdened By Race - Coloured identities in southern Africa, Cape Town, UCT Press, , 273 p. (ISBN 978 1 92051 660 4), p. 136
  9. (en) Martin Legassick (trad. traduit par mes soins), « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 370
  10. (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 369-370
  11. Terme aujourd'hui considéré comme insultant utilisé pour désigner des populations San dont les Basters tentent de se distinguer.
  12. (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 372-376
  13. (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 376-384
  14. (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 376-381
  15. (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 381-384
  16. (en) Robert Ross, Adam Kok's Griquas: a study in the development of stratification in South Africa, Cambridge University Press, coll. « African studies series » (no 21), (ISBN 978-0-521-21199-4), p. 7-8

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • (af) J. H. Rademeyer, Kleurling-Afrikaans: die taal van die Griekwas en Rehoboth-Basters, Swets & Zeitlinger, Amsterdam, 1938, 163 p.
  • (de) Maximilian Gustav Stephan Bayer, Die Nation der Bastards, Koloniale Abhandlungen, no 1, Berlin, 24 p. (traduction anglaise publiée en 1984)
  • (en) Rudolf G. Britz, Hartmut Lang et Cornelia Limpricht, A concise history of the Rehoboth Basters until 1990, Klaus Hess Publishers, Windhoek, 1999, 85 p. (ISBN 99916-7472-1) (Namibie) (ISBN 3-9804518-6-0) (Allemagne)
  • François-Xavier Fauvelle, Histoire de l'Afrique du Sud, Éditions Points, coll. « Points », 2016, p. 71-72, 244, 246-247, 288, 292, 344, 349 (ISBN 978-2-7578-5782-3)
  • (en) Martin Legassick, « the Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline of the Griqua people », p. 358-420, dans Richard Elphick, Hermann Giliomee, The Shaping of South African Society, 1652–1840, Wesleyan University Press, 2014, p. 646 (ISBN 0819573760), 9780819573766).

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]